Bienvenue invité ( Connexion | Inscription )

Flash...Flash...Flash
Mille-Sabords survit uniquement grâce aux dons de ses membres, MERCI !!!>


> Modération

Bienvenue dans la section Histoire et Techniques de Mille-Sabords !

Dans l'intérêt de tous, il est demandé d'éviter les hors sujets et les dérives dans les messages. Nous souhaitons que ce forum soit une source d'information et d'apprentissage pour les membres et que les informations y soient claires et facilement accessibles. La modération sera faite dans ce sens.

Merci de votre coopération et bonne lecture !

10 Pages V  « < 7 8 9 10 >  
Reply to this topicStart new topic
> Les "U-Boote" de la seconde guerre mondiale en photos, Répertoire photos des U-Boote (WWII)
U796
posté lundi 24 dcembre 2012 à 14:32
Message #201


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-170 (Type IXC/40)
Commandé le 15 août 1940
Mise en chantier le 21 mai 1941 au chantier Deutsche Schiff und Maschinenbau AG, Bremen (werk 709).
Lancé le 6 juin 1942.
Commissionné le 19 janvier 1943 sous les ordres du Kptlt. Günther Pfeffer.
4e Flottille à Stettin du 19 janvier 1943 au 31 mai 1943 (Ausbildungsboot)
10e Flottille à Lorient du 1er juin1943 au 31 octobre 1944 (Frontboot)
33e Flottille du 1er Novembre 1944 au 8 mai 1945 (Frontboot)
Coulé le 30 novembre 1945 dans le cadre de l’ « Opération Deadlight ».

Kaleun :

Kptlt. Günther Pfeffer du 19 janvier 1943 à juillet 1944


Oblt. Hans-Gerold Hauber de juillet 1944 au 8 mai 1945.

Emblème :


Photos :

(U-170 et son équipage)


(Oblt. Hans-Gerold Hauber)


(Loch Ryan - de gauche à droite : U- 2345 - U-170 - U2322 et U-2324 à l'arrière)

Succès : 1
Marchand à vapeur SS Campos (Brésilien de 4663 tonnes) torpillé 23 novembre 1943

Patrouilles et anecdotes : 4
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 27 mai 1943 pour opérer dans l’Atlantique.
Avec les U-530, U-535 et U 536, le U-170 reçoit le 14 juin 1943 la mission de jouer le « U-Tanker » pour réapprovisionner d’autres U-Bootes. Le U-170 va ainsi réapprovisionner les U-134 et U-732 à l’Ouest des Açores et transmettre le carburant restant au U-488.
Alors qu’ils étaient sur le chemin du retour dans le Golfe de Gascogne, le U-170 avec les U-535 et U-536, vont être attaqués le 5 juillet par un avion Liberator de l’escadron 53 (F/Sgt W. Anderson).
Le U-535 fut coulé, les U-170 et U-536 furent endommagés.
Le U-170 arrivera à rejoindre sa nouvelle base de Lorient le 9 juillet 1943.
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 29 août 1943 pour opérer dans l’Atlantique Sud.
Il fut ravitaillé le 15 septembre 1943 par le U-460 à hauteur des Açores.
Il va ensuite rejoindre les côtes du Brésil pour y patrouiller jusqu’au Sud.
Le 23 octobre 1943, le U-170 va couler le marchand brésilien SS Campos (4663 tonnes) au Sud-Ouest de Rio de Janeiro.

(SS Campos)
Il est 12h09 ce 23 octobre 1943 quand le SS Campos, qui navigue sans escorte, est touché par une torpille du U-170 sur le côté tribord avant à 5 km au sud de l’île d’Alcatrazes.
Le navire avait été repéré deux heures plus tôt par le U-170 et avait déjà échappé à une salve de deux torpilles tirées à 12h03.
L’équipage de 57 hommes et six passagers a immédiatement commencé à abandonner le navire dans 4 canots de sauvetage pendant que le cargo continuait sa route en cercle (les moteurs n’avaient pas été stoppés). Dans ces conditions, deux des canots furent fracassés par l’étrave du cargo, tuant 7 occupants.
A 12h33, une nouvelle torpille frappe le navire « fou » à bâbord. Le coup de grâce l’envoie par le fond par l’avant. Les survivants vont alors observer le U-170 qui fera surface mais ils ne seront pas questionnés par les allemands. Au total, 10 marins et 2 passagers auront perdu la vie.
A compter du 8 novembre le U-170 est détourné de sa patrouille pour aller à la recherche des survivants du U-848 qui a été coulé le 5 novembre dans le secteur d’Ascension. Les recherches seront vaines.
Fin novembre, le U-170 fut ravitaillé par le U-219 à l’Ouest de l’île du Cap Vert.
Il rejoint Lorient le 23 décembre 1943.
Patrouille 3 :
Départ de Lorient le 9 février 1944 pour opérer dans l’Atlantique Ouest.
Le U-170 va patrouiller entre les Bermudes (Bahamas) et la côte nord-américaine.
Les alliés avaient mis en place des convois fortement escortés et les navires isolés étaient devenus rares. Néanmoins, le 7 avril 1944, le U-170 va attaquer un navire isolés au nord des Bahamas, sans succès.
Il rejoint Lorient sans succès le 27 mai 1944.
Patrouille 4 :
Le U-170 change de Kaleun courant juillet 1944. L’Oblt. Hans-Gerold Hauber prend le commandement.
Départ de Lorient le 1er août 1944 pour l’Atlantique centre.
Le U-170 a été équipé avec le système Schnorkel. Il va patrouiller entre le 6 juin et le 5 octobre 1944 au large de Freetown. Il n’obtiendra aucun résultat.
Il va ensuite monter plus au Nord et réaliser une mission météorologique jusque fin octobre.
Sur le chemin du retour, il va attaquer sans succès deux convois au sud-ouest de l’Irlande les 28 et 31 octobre.
Il rejoint Flensburg le 4 décembre 1944.
Il y restera jusqu’à la fin de la guerre.

Le 9 mai 1945, le U-170 se rend aux alliés à Horten. Il sera transféré au Loch Ryan (Ecosse) le 29 mai 1945 sous le commandement du IWO.

(U-170 au Loch Ryan : second en partant de la gauche)
Le U-170 fut un des 116 U-Bootes coulés par la Royal Navy dans le cadre de l’ « opération Deadlight ».
En novembre 1945, il fut remorqué à travers le Canal du Nord par le remorqueur HMS Masterful. Le cable de remorquage ne résistera pas aux conditions climatiques. Le U-170 fut coulé au canon au Nord-Est de Malin Head le 30 novembre 1945.


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u170.htm

Ce message a été modifié par U796 - samedi 12 mars 2016 à 04:53.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté lundi 31 dcembre 2012 à 18:04
Message #202


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-171 (Type IXC)
Commandé le 23 décembre 1939
Mise en construction le 1er décembre 1940 au chantier AG Weser, Bremen (werk 1011)
Lancé le 22 juillet 1941
Commissionné le 25 octobre 1941 aux ordres de l’Oblt. Günther Pfeffer.


4e Flottille du 25 octobre 1941 au 30 juin 1942 (entrainement)
10e Flottille du 1er juillet 1942 au 9 octobre 1942 (Frontboot)
Coulé le 9 octobre 1942.

Kaleun :

Kptlt. Günther Pfeffer du 25 octobre 1941 au 9 octobre 1942.

Emblème :


Photos :





(U-171 dans le canal Kaiser Wilhelm)


(U-171 à Hambourg)

Succès : 3
Le 26 juillet 1942 : Marchand à vapeur SS Oaxaca (mexicain de 4351 tonnes) – Torpillé
Le 18 août 1943 : Pétrolier à vapeur SS R.M. Parker Jr. (US de 6779 tonnes) – Torpilles et canon
Le 4 septembre 1943 : Pétrolier à vapeur SS Amatlan (mexicain de 6511 tonnes) - Torpillé

Patrouilles et anecdotes :
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 17 juin 1942 pour opérer dans le Golfe du Mexique
Les proies sont rares. Les jours défilent entrecoupés par les périodes de repos, les repas peu variés, les quarts, les opérations de maintenance des torpilles dans les tubes, opérations pénibles et peu appréciées des sous-mariniers. La croisière est longue.


Le 26 juillet, l’homme de veille dans le kiosque signale un panache de fumée à l’horizon. C’est la signature du SS OAXACA, un cargo à vapeur mexicain de 4351 tonnes. L’alerte rapidement donnée, les hommes de quart quittent le kiosque et le U-171 s’enfonce juste sous la surface en direction de sa future victime. Quelques minutes plus tard, à 9h45, ce sont 2 torpilles qui, lancée à 30 nœuds, prennent en chasse le vieux cargo.

(SS OAXACA)
Le cargo est touché par l’une des deux torpilles côté bâbord avant et coule rapidement dans des eaux peu profondes au large de Corpus Christi (Texas) faisant 6 victimes. Il avait déjà été manqué par une première salve de 2 anguilles quelques minutes plus tôt.
La mission du loup gris se poursuit, chacun reprends son poste et inlassablement les veilleurs scrutent à nouveau l’horizon. Leur attention toujours concentrée sur la mer, mais c’est pourtant du ciel que viendra l’alerte.


Et ce 1er août, il s’en fallut de peu que la grenade sous-marine lâchée par un Grumman J4F "Widgeon" ne soit fatale au U-171. Le Grumman pensait avoir coulé le U-166. En fait il s’agissait du U-171 qui s’en tira sans dégât.
Le 13 août, une nouvelle opportunité d’ajouter une proie à son tableau de chasse se présente au commandant Günther Pfeffer. Ce sera chose faite grâce à 4 torpilles ajustées sur le pétrolier "S.S. R.M.Parker Jr" de 6.779 tonnes.

(SS RM Parker)
A 7h50 le navire est atteint en son centre bâbord par deux torpilles dans les réservoirs 5 et 6 alors qu’il se trouve à 25 km au sud de la Louisiane. La vigie avait repéré le sillage des torpilles, mais trop tard. L’explosion arrachera le grand mât, et ouvrira une brèche importante dans la coque entrainant une gite sévère. L’équipage aura le bon réflexe de stopper les moteurs et d’envoyer un SOS avant de monter dans 3 canots de sauvetage.
Le U-171 fera surface côté tribord. Quelques obus (5) du canon de 105 mm auront raison du vapeur mais laisseront la vie sauve aux 44 marins qui le servaient. Le pétrolier coulera par la poupe.
Le 4 septembre, le pétrolier "S.S. Amatlan" croise la route du U-171. Son destin sera scellé en quelques minutes. Il va dans un premier temps éviter trois attaques avant d’être touché côté tribord par une torpille du U-171. 2 autres torpilles auront raison de ses 6.511 tonnes et mettront fin à la vie de 10 marins sur les 34 que comptait l’équipage.

(SS Amatlan)
Le U-171 va ensuite se diriger vers les Caraïbes et l’Atlantique en passant au sud de Cuba.
Sur le chemin du retour il fut ravitaillé aux environs du 20 septembre par le U-461 du côté des Açores.


Les lignes qui suivent, extraites d’un article trouvé sur le net (« le dernier jour du U-171 »), retracent les derniers instants hors du commun du U-171 :

Le 9 octobre 1942, après quatre mois de mer, le U 171 et son équipage de 51 hommes commandés par le Kapitän-leutnant Günther PFEFFER , sont en vue des côtes de Bretagne.
Depuis plus d'une semaine, aucun point n'a pu être fait, la navigation en surface est devenue très dangereuse depuis le début de l'opération "Paukenschlag2". Il faut se satisfaire de l'estime.
A 11h47, la terre est en vue. A 13h00, après un échange en morse avec un v.boote, un point précis par relèvements peut enfin être établi. Les instructions, obtenues quelques jours auparavant, à la suite du ravitaillement en mer par le U-461 fixent le rendez vous avec les bâtiments d'escorte, le 9 octobre 1942 à 16h00 au point Lucie 2.
A 13h30, le U171 est au point Lucie 2, route au 030.
A quelque distance, droit devant, un Sperrbrecher évolue à faible vitesse. Un contact est pris en morse. Il ne constitue pas l'escorte attendue. Cette dernière vient à peine de quitter Lorient et se dirige vers le lieu de rendez vous.
Les faibles fonds, de l'ordre de 40 mètres, ne permettent plus au sous marin de plonger si cela vient à s’avérer nécessaire, le rendant ainsi vulnérable à une attaque aérienne, à fortiori sans escorte ni protection aérienne.
La proximité des bâtiments amis, la terre toute proche, après les dures semaines passées, provoquent un sentiment de confiance chez les officiers. Le commandant, depuis le kiosque autorise 4 hommes à monter sur le pont puis, plus tard, d'autres les rejoignent.
Les panneaux sont ouverts, l'air frais circule d'un bout à l'autre du sous marin. A tour de rôle, les hommes montent, qui sur le pont, qui dans la baignoire, contempler cette terre nouvelle et fumer une cigarette.
Au loin, en direction du nord, ils observent jusqu'à 5 avions évoluer à faible altitude. Parmi eux, un Ju 52 qui semble se diriger vers eux, au ras des flots.
Il est maintenant 13h40, Otto Methmann, le timonier vient de faire un nouveau point et constate que le sous marin se trouve dans la zone dite dangereuse sur les cartes. Il en avise le commandant qui donne aussitôt l'ordre de virer. Route au 280 puis navigation en zig zag pour retour à Lucie 2 en attendant l'escorte.
A plusieurs reprises le Ju 52 survole le bateau à une distance d'environ 50 mètres. Brutalement, juste après le passage de l'avion, une forte détonation retentit à l'avant, immédiatement suivie d'un choc d'une extrême violence, à peu prés à hauteur du poste des officiers mariniers.
Le commandant pense avoir heurté une mine à orin et ordonne aussitôt de stopper les 2 diesels. Il espère sauver le bateau et le ramener au port. A l'intérieur, les hommes ont isolé le compartiment sinistré. A l'avant 16 hommes sont séparés des autres par ce compartiment qui se remplit rapidement .
L'ordre de stopper les moteurs n'est pas arrivé à la machine, le commandant les entend toujours tourner. Il ordonne d'évacuer par l'échappée du kiosque. Le sous marin prend de l'assiette négative. Les hommes capellent leur tauchretter et se précipitent vers le central et l’échappée. Ceux de l'avant tentent de sortir par le panneau oblique resté ouvert malgré l'ordre du commandant. Deux hommes s'y trouvent encore, le commandant craint que l'eau ne s'y engouffre et alourdisse encore le bateau déjà dans une phase critique. Il leur donne à nouveau l'ordre de le fermer, l'accompagnant d'un geste de la main.
Les 2 hommes le ferment, disparaissent à l’intérieur et l'avant est immédiatement submergé. Le panneau du kiosque est encore ouvert, des hommes sortent toujours et brusquement, le sous marin pique du nez et s'enfonce. A l'arrière les hélices, toujours en action ne brassent plus que de l'air. L'arrière se soulève et le sous marin pique vers le fond.
Ceux qui étaient encore sur le pont, sont éjectés, aspirés par les remous, par cette masse qui les entraîne malgré eux, brassés par les tourbillons des hélices qui tournent toujours.
Lorsqu'ils se retrouvent à la surface, maintenus par leur tauchretter, ils entendent les cris de leurs camarades rescapés et ceux du commandant qui leur demande de se regrouper en attendant les secours.
En bas, l'avant du sous marin vient de percuter violemment le fond. Il se relève et retombe lourdement. Depuis que le panneau oblique a été refermé, tout s'est passé très vite... tout d'abord une forte assiette (incidence), les hommes se sont accrochés là ou ils le pouvaient, puis se sont trouvés brutalement plongés dans le noir complet pour finir violemment projetés vers l'avant à la suite de la percussion du fond. Le choc a été instantanément suivi par des grincements de tôles déformées, des entrées d'eau jaillissent d'un peu partout sans que l'on sache d’où elles proviennent. Petit à petit les hommes reprennent leurs esprits, les éclairages de secours sont localisés et activés. On se compte, on évalue les dégâts et finalement on réalise la situation: 16 hommes sont prisonniers de l'épave avec 40 mètres d'eau au dessus de la tête.
L'Oberfâhnrich zur zee Kurt LAU prend la direction des opérations. 16 hommes à évacuer... l'équipage a déjà été entraîné au sauvetage mais ce compartiment ne dispose pas de panneau vertical avec jupe. Seuls les 3 compartiments du centre en sont équipés. Les compartiments des extrémités, qui contiennent les tubes lance torpilles, ne disposent que d'un panneau oblique destiné à l'embarquement des torpilles. Dans un premier temps, ceux qui ne l'avaient pas encore fait, enfilent leur tauchretter. Le compartiment dispose encore d'une grande capacité d'air HP, destiné à la chasse aux tubes. Il est envisagé d'évacuer par les tubes, en sassant les hommes 2 par 2. Un essai à vide est entrepris. Impossible de manoeuvrer la porte extérieure du premier tube, les tringleries de commande ont été faussées par le choc sur le fond. Il est probable que les 3 autres tubes ont subi le même sort et il serait dommage de gaspiller de précieuses réserves d'air pour s'en assurer. La méthode est abandonnée.
A l'intérieur l'air commence à devenir malsain, l'électrolyte des batteries s'est répandu dans les fonds et la respiration est devenue difficile. Une décision doit être prise rapidement. L’accès à la tranche 2, disposant d'un panneau à jupe étant impossible, ce compartiment étant noyé, les tubes lance torpilles constatés inutilisables, la seule voie de sortie possible reste le panneau oblique d'embarquement des torpilles. Son ouverture se faisant par l'extérieur, il subit la pression de la colonne d'eau et le seul moyen de pouvoir l'ouvrir est d'équilibrer les pressions extérieure et intérieure. L'eau a déjà envahi le parquet et continue de monter, le temps presse, il y a maintenant pratiquement 1 heure que le sous marin est immobilisé sur le fond.
La décision est prise. L'évacuation se fera par le panneau oblique. Kurt LAU répartit les rôles. Les hommes se présentent sous le panneau en file indienne, les deux mains posées sur les épaules du précédent, pince nez et lunettes en place. Il ne restera plus qu'a prendre l'embout en bouche et ouvrir la bouteille du tauchretter lorsque l'eau envahira le compartiment.
La chasse aux tubes est disposée dans le compartiment, la pression monte lentement, l'éclairage de secours a été déplacé dans les hauts. Tous attendent le moment ou la pression intérieure va s'équilibrer avec l'extérieur.
L'attente est longue, le bruit de la chasse est assourdissant. Au dessus il y a loin vers la surface, aucun homme n'a encore vécu une telle épreuve. Tous se préparent en silence et avec calme, faisant confiance au groupe. Brusquement l'eau jaillit du pourtour du panneau, d'abord par petits filets puis à gros bouillon.
L'Obergefreiter SAUTER, le plus costaud du groupe, a été chargé de repousser le panneau à l'aide d'une longue barre de métal, lorsque les pressions se seront équilibrées.
SAUTER après de gros efforts réussit enfin à repousser le panneau vers l'extérieur. L'eau s'engouffre maintenant et remplace l'air du compartiment. Il n'est toujours pas possible de sortir, le niveau de l'eau n'étant pas suffisant pour atteindre le panneau.
L'eau atteint presque le plafond, tous ont leur embout en bouche et certains ont déjà ouvert leur bouteille.
SAUTER lève les bras, agrippe les lèvres du tube et s'arrache. Il est suivi par un autre, jusqu'au dernier. 15 hommes arriveront en surface. Un, pour une raison inconnue restera au fond. Un autre mourra plus tard, probablement victime d'un accident à la remontée.
Le Sperrbrecher 124 et les bâtiments d'escorte, arrivés sur les lieux 1 heure après le naufrage, repêcheront 30 survivants et 1 mort. Il y eut 21 disparus dont 2 ont été vus en train de nager. Les hommes de quart à la machine et aux électriques, ainsi que ceux du poste arrière ne remonteront pas, ils ont sûrement été victimes d'asphyxie, les diesels ayant continué à tourner lorsque les aspirations étaient immergées, les moteurs ont pompé l'air du bord.

Liens :
Le dernier jour du U-171 : http://archeosousmarine.net/Pdf/dernierjour_u171.pdf
http://www.uboat.net/boats/u171.htm

Ce message a été modifié par U796 - lundi 31 dcembre 2012 à 18:25.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté dimanche 17 mars 2013 à 17:31
Message #203


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-172 (Type IXC)
Commandé le 23 décembre 1939
Début de la construction le 11 décembre 1940 au chantier AG Weser, Bremen (werk 1012)
Lancé le 31 juillet 1941



Commissionné le 5 novembre 1941 sous les ordres du Kptlt. Carl Emmermann
4e Flottille Stettin du 5 novembre 1941 au 30 avril 1942 (entrainement)
10e Flottille Lorient du 1er mai 1942 au 13 décembre 1943 (Frontboat)
Coulé le 13 décembre 1943.

Kaleun :

Kptlt. Carl Emmermann de 5 novembre 1941 au 31 octobre 1943

Oblt. Hermann Hoffmann du 1er novembre 1943 au 13 décembre 1943.

Emblème :



(Page du livre d'Or du U-172)

Photos :

(U-172 - Emmermann fête sa Croix de Chevalier)


(U-172 - Le kiosque)


(U-172 - Ravitaillement en torpille)


(U-172)


(U-172 équopé du kiosque type II)


(U-172 - Victoires)


(U-172 - Emmermann fête le franchissement de l'équateur)

Succès : 26
27 Mai 1942 à 03h19 : M.V. "Athelknight" (pétrolier à moteur de 8940 tonnes), carreau DE 9654, torpille + artillerie
03 Juin 1942 à 04h10 : S.S. "City of Alma" (cargo à vapeur de 5446 tonnes), carreau DO 6724, torpille
05 Juin 1942 à 06h08 : S.S. "Delfina" (cargo à vapeur de 3480 tonnes), carreau DO 7436, torpille
08 Juin 1942 à 04h58 : M.V. "Sicilien" (cargo à moteur de 1654 tonnes), carreau EC 3198, torpille
14 Juin 1942 à 08h34 : S.S. "Lebore" (cargo à vapeur de 8289 tonnes), carreau EB 8281, torpille
15 Juin 1942 à 20h00 : S.S. "Bennestvet" (cargo à vapeur de 2438 tonnes), carreau EB 8741, torpille
18 Juin 1942 à 05h00 : M.V. "Motorex" (pétrolier à moteur de 1958 tonnes), carreau EL 2163, artillerie
23 Juin 1942 : "Resolute" (bateau de pêche de 35 tonnes), carreau EB 8234, artillerie
09 Juillet 1942 à 16h24 : S.S. "Santa Rita" (cargo à vapeur de 8379 tonnes), carreau DP 2367, torpille + artillerie
07 Octobre 1942 à 05h02 : S.S. "Chickasaw City" (cargo à vapeur de 6196 tonnes), carreau GR 5593, torpille
07 Octobre 1942 à 09h26 : M.V. "Firethorn" (cargo à moteur de 4700 tonnes), carreau GR 5671, torpille
08 Octobre 1942 à 01h40 : S.S. "Pantelis" (cargo à vapeur de 3845 tonnes), carreau GR 5649, torpille
10 Octobre 1942 à 10h28 : S.S. "Orcades" (cargo à vapeur de 23456 tonnes), carreau GR 7335, torpilles
31 Octobre 1942 à 22h21 : M.V. "Aldington Court" (cargo à moteur de 4891 tonnes), carreau GP 3211, torpille
02 Novembre 1942 à 21h43 : S.S. "Llandilo" (cargo à vapeur de 4966 tonnes), carreau GG 4769, torpille
23 Novembre 1942 à 14h10 : S.S. "Benlomond" (cargo à vapeur de 6630 tonnes), carreau FC 1138, torpille
28 Novembre 1942 à 07h16 : S.S. "Alaskan" (cargo à vapeur de 5364 tonnes), carreau ER 9427, torpille + artillerie
11 Décembre 1942 à 21h16 : (cargo à vapeur de 8000 tonnes), carreau ER 2413, torpille
04 Mars 1943 à 06h09 : S.S. "City of Pretoria" (cargo à vapeur de 8049 tonnes), carreau CD 3239, torpille
06 Mars 1943 à 23h07 : M.V. "Thorstrand" (cargo à moteur de 3041 tonnes), carreau CD 1675, torpille
13 Mars 1943 à 23h22 : S.S. "Keystone" (cargo à vapeur de 5565 tonnes du convoi UGS 6), carreau CD 6823, torpille
16 Mars 1943 à 20h40 : (cargo à vapeur de 6000 tonnes du convoi UGS 6), carreau CF 4515, torpille
16 Mars 1943 à 20h40 : S.S. "Benjamin Harrison" (cargo à vapeur de 7191 tonnes du convoi UGS 6), carreau CF 4515, torpille
29 Mars 1943 à 00h06 : M.V. "Silverbeech" (cargo à moteur de 5319 tonnes du convoi RS 3), carreau DU 2722, torpille
28 Juin 1943 à 06h43 : S.S. "Vernon City" (cargo à vapeur de 4748 tonnes), carreau FD 7458, torpille
12 Juillet 1943 à 06h56 : S.S. "African Star" (cargo à moteur de 6507 tonnes), carreau GB 5466, torpille
15 Juillet 1943 à 20h43 : S.S. "Harmonic" (cargo à vapeur de 4558 tonnes), carreau GC 1613, torpille
24 Juillet 19'" à 20h50 : S.S. "Fort Chilcotin" (cargo à vapeur de 7133 tonnes), carreau FR 1517, torpille

Patrouilles et anecdotes :
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 22 avril 1942 pour la France. Arrivée à Lorent le 3 mai 1942
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 11 mai 1942 pour opérer dans les Caraïbes.
Alors qu’il fait route vers son lieu de mission le U-172 va croiser la route du pétrolier MV Athelknight (GB de 8940 tn) au sud-est des Bermudes. Il est 3h19 quand le U-172 torpille puis ouvre le feu avec son artillerie de pont sur le pétrolier, un isolé du convoi dispersé OS-28. Onze membres d’équipage perdront la vie dans l’attaque.

(MV Athelknight)
Le U-172 continue sa route et rejoint la zone Antilles début juin.
Le 3 juin, il envoie par le fond le marchand à vapeur SS City of Alma (US de 5446 tn) au Nord-Est de Porto-Rico.
A 4h10 le navire sans escorte navigue à 9,5 nœuds en ligne droite dans une mer peu agitée quand une torpille le frappe entre la cale 3 et la salle des machines. L’explosion va souffler les écoutilles et percer un trou béant de 40 pieds dans la coque. Il va couler si rapidement (moins de 3 minutes) que le radio n’aura pas le temps d’envoyer un SOS. Il perdra la vie comme 28 autres de ses camarades. Dix hommes réussiront à monter dans un canot de sauvetage pour être secourus 4 jours plus tard.
Deux jours plus tard, le 5 juin, il coule le marchand à vapeur SS Delfina (US de 3480 tn) au Nord de Porto-Rico.
Il est 6h08 quand le Delfina, qui navigue non armé et sans escorte, est touché par une torpille G7e de poupe alors qu’il fait route à 9,5 nœuds en ligne droite. Le U-172 suivait le marchand depuis sept heures et avait déjà tiré 3 torpilles sans succès. Une première G7a tiré à 3h22 était allée directement au fond. Une seconde tirée à 4h13 avait loupée la cible. Une troisième tirée à 5h07 n’avait pas explosée.
La quatrième va impacter le côté bâbord entre la cale 3 et la chaufferie. Le navire va mettre 20 minutes à couler. Le radio aura le temps d’envoyer un SOS qui sera capté par une station radio de San Juan (Porto-Rico). Malheureusement, l’équipage inexpérimenté (31 membres) va abandonner le navire de façon chaotique.
Si la chaloupe bâbord a été détruite dans l’explosion, celle de tribord est intacte. Mais les hommes vont la mettre à l’eau de telle sorte qu’elle sera à moitié remplie d’eau. Craignant d’être aspiré par le navire en train de sombrer, le capitaine va ordonner de s’éloigner du navire alors que 14 marins sont encore à bord. Ces derniers vont sauter en mer alors que le navire coule puis se raccrocher à des radeaux de circonstance. Deux mourront à ce moment, emportés dans le sillage de l’épave. Le U-172 sera aperçu en surface mais, ayant identifié le navire grâce à son message radio, il restera à distance sans questionner les marins ni porter assistance.
Le U-172 va reprendre sa route et entrer en mer des Caraïbes. Le 8 juin il croise la route du marchand US MV. Sicilien (1654 tn) à hauteur de l’île Beata (République Dominicaine).
A 4h58, le MV Sicilien est touché par une torpille G7a côté tribord au niveau de la cale 3. L’explosion a détruit les canots de sauvetage et déclenché un incendie. Le navire va prendre de la gite par tribord puis couler par le poupe en moins de 9 minutes. 25 membres d’équipage et 19 passagers vont mourir dans le naufrage. Les survivants vont sauter par-dessus bord et nager vers des radeaux. Ils seront questionnés par les allemands avant de rejoindre la terre ferme quelques heures plus tard.
C’est une véritable période faste.
Le U-172 va ensuite se diriger vers l’Ouest des Caraïbes. Le 14 juin il va envoyer par le fond le SS Lebore au N-E de l’île de San Andrès puis le SS Bennestvet le 15 juin à l’Est de Colorada (Costa Rica).
Le 14 juin 1942 à 8h54 le U-172 tire une torpille de poupe G7a contre le SS Lebore, un marchand vapeur US de 8289 tn. Ce dernier naviguait alors sans escorte, en ligne droite et à la vitesse de 10,4 nœuds. Le Kptlt. Carl Emmermann n’en était pas à sa première tentative. Il avait déjà lancé deux salves de deux torpilles à 4h03 et 4h73. La première avait échoué suite à un long feu des torpilles, la seconde avait loupé la cible. La troisième sera la bonne.
La vigie du marchand va bien détecter la torpille alors qu’elle se trouve à 150 m du cargo mais beaucoup trop tard pour permettre au timonier d’éviter l’anguille. Elle va frapper côté tribord au niveau de la cloison 6. L’explosion va provoquer un trou béant dans la coque. Rapidement, les compartiments vont se remplir d’eau de mer et faite gîter le navire de 45° à tribord.
Une seconde torpille va venir impacter la salle des machines à 9h18. A 10h39, une troisième torpille va faire chavirer le bâtiment sans le couler.
Emmermann va ordonner de faire surface. Le marchand sera achevé et coulé à 12h35 par 12 obus tirés du canon de pont. Les 7 officiers, les 32 membres d’équipage, six gardes armés et les 49 survivants du SS Crijnssen repêchés le jour même après que ce dernier ait été coulé par le U-504 ; vont embarquer dans trois canots et quatre radeaux. Ils seront récupérés le 17 juin.
Le 15 juin à 20h00, le SS Bennestvet, un marchand norvégien de 2438 tn, est touché par une torpille côté bâbord dans la cale 3. Il va immédiatement se briser en deux et couler dans la minute. Le capitaine et 11 membres d’équipage vont périr. Le reste de l’équipage va sauter à l’eau et embarquer dans deux radeaux. Le U-172 fera surface, Emmermann interrogera les survivants et fera distribuer deux miches de pain. Ces derniers seront récupérés le 18 juin.

5SS Bennestvet)
Le 18 juin 1942, le U-172 va couler le MV. Motorex au Nord-Est de Bocas del Toro (Panama), un pétrolier US de 1958 tn.
A 3h56, une torpille est tirée contre le pétrolier, mais elle va manquer sa cible. A 5h00, Emmermann fait surface et engage le pétrolier au canon de pont. 40 obus seront nécessaires pour envoyer le navire par le fond. L’équipage, qui a abandonné le navire dès le premier coup de canon, sera interrogé puis relâché.

(U-172 - Tir au canon de 105 mm)
Le 23 juin, c’est le tour du voilier colombien Resolute (35 tn).
A 17h10, le U-172 fait stopper le navire en tirant quelques coups de semonce avec sont canon AA de 20 mm. Une fois le voilier déserté par l’équipage, Emmermann fait lancer quelques grenades à main qui vont envoyer le navire par le fond. L’équipage prétendra avoir été mitraillé une fois le navire abandonné. Il s’agit là d’une interprétation erronée des coups de feu qui ont manqué le bateau.
Début juillet, après une mission Caraïbes parfaitement remplie, le U-172 initie son retour vers Lorient.
Le 9 juillet après-midi, il croise la route du SS Santa Rita, un marchand à vapeur US de 8379 tn, à 800 miles au Sud-Est des Bermudes.
A 16h24, le U-172 touche le marchand alors que ce dernier file à une vitesse de 16 nœuds. La vigie avait bien détecté la torpille mais trop tard pour initier une manœuvre d’évitement. La torpille a heurté le côté bâbord entre la cale 3 et la salle des machines. L’explosion, qui a tué deux membres d’équipage, a détruit les machines, ouvert un trou de plus de 4 mètres dans la coque et inondée totalement la cale 3. Dix minutes après l’impact, la totalité de l’équipage a abandonné le navire dans trois canots de sauvetage tribord. L’un d’eux chavirera causant la noyade d’un marin.
Le U-172 fera alors surface, tirera quelques salves de 20 mm pour obliger les derniers marins à quitter le navire puis 4 obus dans la salle radio du navire.
Emmermann va ensuite faire monter une équipe de destruction sur le marchand. Ces derniers vont tout d’abord rechercher des vivres fraiches qui seront transférées dans le U-Boot. Ils vont ensuite placer des charges de destruction. Deux heures après, la mise à feu des charges est réalisée. A 20h30, le navire va chavirer sans couler. Sept obus tirés sur la coque suffiront à l’envoyer par le fond.
Emmermann laissera partir les naufragés mais fera prisonnier de guerre le commandant du navire qui finira la guerre dans un camp de prisonniers en Allemagne.

(U-172 - Retour à Lorient avec l'emblème du SS Santa Rita)
Le U-172 rejoint Lorient le 21 juillet 1942 avec 9 pavillons de victoire.
Patrouille 3 :
Départ de Lorient le 19 août 1942 pour opérer dans l’Atlantique Sud avec les U-68, U-156 et U-504. Ils forment la meute « Eisbär ».
A compter du 26 août, la meute va opérer contre le convoi SL 119 à l’Ouest de l’Espagne. Le SL 119 a appareillé de Freetown le 14 août. Un des U-Boot de la meute "Iltis" le repère dans l'Atlantique central le 25 et rameute d'abord les autres navires de sa meute puis ceux de la meute Eisbär, en route vers l'Afrique du Sud. L'escorte parvient à toucher deux des attaquants, mais trois navires marchands sont perdus, jusqu'à la perte de contact le 29. Un des marchands sera coulé par le U-156. Le U-172 ne sera jamais en situation de tirer.
La meute va alors former une ligne de patrouille à proximité des îles du Cap Vert pour ensuite se séparer et permettre aux U-Bootes de chasser en solitaire.
L’équateur est passé à la mi-septembre. Le 24, les U-172, U68 et U-504 ont rendez-vous avec le U-459 à 600 nautiques au sud de St Hélène pour être ravitaillés.
Le U-159 se joint à la meute qui continue sa route vers le sud. Ils arriveront le 4 octobre 1942 dans la zone d’opérations à hauteur de la ville du Cap.
Enfin, le 7 octobre, le U-172 va couler deux navires : le SS. Chickasaw City (US de 6196 tn) et le MV. Firethorn (Panaméen de 4700 tn).
Il est 5h02. Le marchand à vapeur SS. Chickasaw City navigue sur une trajectoire rectiligne tous feux de navigation allumés et à une vitesse de 10 nœuds quand il est touché par deux torpilles à 85 km au SSO du Cap. C’est le premier navire attaqué par un U-Boot au large de l’Afrique du Sud. Ceci explique sûrement le fait que l’équipage n’était pas conscient du danger et que le navire voguait tous feux allumés.
Les torpilles ont frappé le côté tribord, rompant le double fond et détruisant le pont arrière. Le navire va couler en moins de trois minutes. Le capitaine et 9 marins vont mourir dans le naufrage. Les survivants (37 hommes) embarqueront dans deux canots et deux radeaux. Emmermann prendra le temps de les interroger sur le nom du navire, sa cargaison et sa destination.
Le même jour à 9h26, c’est le tour du MV. Firethorn.
Ce dernier navigue également en ligne droite à une vitesse de 13 nœuds, inconscient du danger à 60 km eu NO du Cap. Le U-172 va tirer deux torpilles.
La première va toucher le côté bâbord juste en dessous du pont, déchirant la coque. La seconde va frapper la salle des machines. Le navire va couler en moins de deux minutes. Pas le temps de mettre les canots à la mer. Les 40 membres d’équipage et les 21 gardes armés vont abandonner le navire sur 4 radeaux et une petite barque. Emmermann fera surface une fois le cargo coulé pour interroger les survivants puis quittera la zone.
Aux premières heures du 8 octobre, le U-172 va envoyer par le fond le SS. Pantelis (un grec de 3845 tn) à 40 km au SO de la ville du Cap. A 1h40, le Pantelis est impacté par une torpille G7e alors qu’il navigue sans escorte à la vitesse de 6,5 nœuds. Cette dernière frappe en plein centre côté tribord. Le navire va couler par la poupe en moins de deux minutes après l’explosion d’une chaudière. Aucun canot de sauvetage ne pourra être mis en œuvre. 28 membres d’équipage perdront la vie. Seul le capitaine et 4 marins trouveront le salut grâce à un radeau de fortune.
Ce même jour, le U-172 sera détecté et pris en chasse par la corvette britannique HMS Rock Rose qui va l’engager avec des charges profondeur. Malgré quelques dommages légers, le U-172 réussira à déjouer la corvette et quitter le secteur.
Le 10 octobre 1942, le U-172 va s’attaquer à un « gros morceau » : le transport de troupes britannique Orcades de 23456 tn.

(Orcades)
Il est 10h25. Le transport de troupes navigue sans escorte, en zigzag à la vitesse de 15 nœuds à environ 220 km au sud-ouest de la ville du Cap. Comme d’habitude, sa vitesse est relativement réduite afin d’économiser un maximum de carburant pour rejoindre directement le Royaume-Uni. De plus, des averses rendent la visibilité plutôt réduite. La confiance règne.
A 10h28, deux torpilles viennent le frapper. La première impacte entre les cales 1 et 2 alors que la seconde touche la cale 6, stoppant les machines bâbord et bloquant le gouvernail.
Le capitaine va ordonner la préparation des canots de sauvetage et faire envoyer des signaux de détresse.
Dans ces conditions, une grande partie de l’équipage et des passagers (près de 1200 personnes au total) sont en mesure d’abandonner le navire quand une troisième torpille vient frapper le navire à 10h45. Cette dernière a touché la cale 3 côté bâbord. Le souffle va arracher les écoutilles des cales 3 et 6 entrainant une légère gîte de proue. Vingt canots de sauvetage sont mis à la mer dans des conditions difficiles : le bateau progresse encore dans une mer agitée et une forte houle. Un canot coulera avec la totalité de ses passagers.
Un équipage réduit est resté à bord ainsi que quelques servants d’artillerie (le navire est armé) pour essayer de sauver le navire. Un télégraphiste est également présent pour envoyer un second message de détresse alors que les radios ont abandonné leur poste.
A 10h54, le U-172 tire une quatrième torpille défectueuse.
Entre-temps les mécanos ont réussi à redémarrer la machine bâbord permettant ainsi au navire de reprendre sa route vers la côte à la vitesse de 8 nœuds. Alors que le U-172 va faire surface pour donner le coup de grâce, les artilleurs de l’Orcades ouvrent le feu sur ce qu’ils pensent être le périscope. Le U-172 reste immergé puis frappe une quatrième fois l’Orcades à 12h49 côté tribord à l’arrière de la cale 6, suivie d’une cinquième et sixième frappe à 12h50 et 12h54. L’équipage réduit (55 personnes) abandonnera le navire après la quatrième torpille. Il sera récupéré par les canots de sauvetage toujours présents autour du navire.
Six minutes après le sixième impacte, le transport de troupe va prendre une forte gîte tribord puis couler.
Peu de temps après (13h01), le U-172 est à profondeur périscopique sur le point de faire surface pour interroger l’équipage quand un aéronef survient et largue trois charges de profondeur. Epargné, le U-172 ne demandera pas son reste et quittera rapidement le secteur.
Ce naufrage ne fera que 45 morts. Plus de 1200 survivants seront récupérés.
Fin octobre le U-172 va entamer son voyage retour vers Lorient.
Sur sa route, il va croiser le MV. Aldington Court (GB de 4891 tn) le 31 octobre à 1400 nautiques au nord-ouest du Cap.
A 22h21 le marchand britannique est torpillé et coulé. Un seul des canots de sauvetage mis à la mer sera retrouvé avec beaucoup de chance. Les naufragés aperçoivent un jour un cargo au loin. Ils disposent de trois fusées fumigènes pour attirer son attention. Les trois fusées ne fonctionneront pas. Le seul officier présent dans le canot va alors monter en haut du petit mat de l’embarcation et agiter sa chemise. Ce geste sauvera la vie de ces naufragés.
En revanche, le capitaine, 23 membres d’équipage et neuf artilleurs répartis dans deux autres canots ne seront jamais retrouvés.
Le 2 novembre 1942 le U-172 envoie par le fond le SS. Llandillo (GB de 4966 tn). Le SS Llandillo navigue en isolé quand il est torpillé et coulé au sud-est de St Hélène. Le commandant et 23 membres d’équipage perdront la vie dans ce naufrage. 20 seront secourus par un marchand norvégien.
A partir de la mi-novembre, le U-172 va opérer au large des côtes brésiliennes. Le 23 novembre, il va envoyer par le fond le SS. Benlomond, un britannique de 6630 tn à 750 nautiques à l’est de la l’embouchure de l’Amazone.
Il est 14h10 ce 23 novembre quand le Benlomond est touché par deux torpilles du U-172. Il va couler en moins de deux minutes.
Emmermann fera surface pour questionner les survivants puis quittera le secteur, laissant les naufragés à leur sort. Le commandant du navire (Cdt John Maul), ses 44 membres d’équipage et ses 8 artilleurs ne seront jamais retrouvés. Le seul survivant sera le second steward chinois Poon Lim qui sera secouru dans un petit radeau par un bateau de pêche brésilien 133 jours après le naufrage….
Le U-172 va ensuite se diriger vers le secteur de St Paul Rocks. Le 28 novembre il va envoyer par le fond le vapeur marchand américain SS Alaskan (5364 tn).
Il est 7h16. L’Alaskan est un marchand armé qui navigue sans escorte. Il suit une course en zigzag sous une pluie battante quand la vigie aperçoit le sillage de deux torpilles tirées par le U-172. Si la première torpille rate son objectif, la seconde impacte le navire en plein centre bâbord. L’explosion va détruire les moteurs principaux, deux canots, arrachée les antennes radio.
Le navire va rapidement prendre de la gite sans couler.
Vingt cinq minutes plus tard, le commandant ordonne l’abandon du navire. Une des embarcations de sauvetage va couler avec 4 marins.
Emmermann va faire surface pour achever le marchand au canon. Il va faire tirer 60 coups, un toute les minutes, dont 40 vont toucher le navire. En feu, l’Alaskan va tout d’abord chavirer avant de couler à 8h10 à environ 800 miles au Nord-Est de Natal (Brésil).
Le commandant et 8 membres d’équipage vont quitter le navire à bord d’un radeau. Le U-172 ira à sa rencontre. Emmermann fera monter le commandant à son bord pour lui poser les questions d’usage. Puis il lui dira : « Désolé de vous avoir coulé, mais c’est la guerre…. Quand vous rentrerez chez vous dites bien que les américains doivent sortir du conflit ». Il le laissera ensuite rejoindre ses hommes dans le radeau. Ils rejoindront les côtes de la Guyane française sains et saufs le 5 janvier 1943.

(U-172 - Un loup gris en action)
Début décembre, le U-172 sera ravitaillé par le U-461. Pendant le ravitaillement, le U-461 va recevoir un message radio précisant qu’un convoi a été détecté au Nord de leur position.

(U-172 pendant un ravitaillement en mer)
Le U-172 va partir en chasse, puis, le 12 décembre il signale le convoi et revendique deux coups au but sur deux bâtiments différents. Ces attaques ne seront jamais confirmées.
Le U-172 va rejoindre Lorient le 27 décembre 1942, soit après 131 jours de mer et 60 048 tn envoyés par le fond (8 navires).
Patrouille 4 :
Départ de Lorient le 21 février 1943 pour opérer dans l’Atlantique Ouest.
Initialement il devait rejoindre les côtes nord américaines. En fait il va recevoir l’ordre de rejoindre le secteur des Açores pour se joindre à d’autre U-Bootes (U-130, U-515, U-167, U-513 et U-106) et former la meute « Unverzagt » pour réaliser une ligne de patrouille afin d’intercepter le convoi UGS 6
Alors qu’il fait route vers le point de rendez-vous, le U-172 va croiser la route de deux marchands et les couler.
Le 4 mars, il croise la route du SS. City of Pretoria (GB de 8049 tn).
Il est 6h09 quand le vapeur britannique est touché par deux des trois torpilles tirées par le U-172. Il va couler immédiatement à la suite d’une formidable explosion à 320 miles au N-O des Açores. Le commandant, 108 membres d’équipage, 24 servants d’artillerie, 7 passagers et 5 mousses perdront la vie. Aucun survivant. Un des passagers était le 3e officier James A. Whyte qui avait survécu à 51 jours de mer dans un bateau de survie après le naufrage du City Of Cairo coulé par le U-68 le 6 novembre 1942.
Le 6 mars, il envoie par le fond le MV. Thorstrand (norvégien de 3041 tn) à 550 miles à l’Ouest de Açores. Le norvégien navigue sans escorte quand il est touché à 23h07 côté bâbord par une torpille qui va impacter la cale 3. Quatre marins perdent la vie et le reste de l’équipage embarque dans 3 canots de sauvetage.
Pendant ce temps, le convoi UGS 6 vient d’appareiller de New-York le 4 mars en direction de Casablanca.
C’est un gros convoi. Il est constitué de 45 navires marchands et est initialement escorté par le groupe d’escorte Wellborn constitué de 7 destroyers. Il sera rapidement renforcé pour compter jusqu’à 17 navires d’escorte.
Le 12 mars après-midi, le U-130 détecte le convoi à l’Ouest des Açores. Alors qu’il reste au contact du convoi, il est détecté par l’escorte et coulé dans la nuit par les charges de profondeur du destroyer USS Champlin. Le contact avec le convoi sera perdu pendant 48 heures.
La meute « Unverzagt » qui vient de perdre le U-130 est renforcée par la meute « Wohlgemut » (U-524, U-159, U-67 et U-109). Les deux meutes forment une ligne de patrouille à compter du 14 mars.
Pendant ce temps, la meute «Tümmler » (U-521, U-43, U-558, U-66 et U-202) qui se trouve aux Canaries, reçoit l’ordre de faire 1500 miles pour intercepter le convoi avant qu’il rejoigne la zone de Gibraltar.
Bien que six U-Boote soient continuellement au contact, en dépit de l'absence d'escorte aérienne et des bonnes conditions météo, l'opération est un échec, avec seulement quatre navires coulés pour un U-Boot coulé et un endommagé. Le U-172 coulera deux de ces 4 bâtiments.
Dans la soirée du 13 mars, le U-172 envoie par le fond le SS Keystone (US de 5565 tn) à l’ouest des Açores. Ce marchand appartient au convoi UGS 6 mais il est 15 miles derrière le convoi après des soucis de moteur. Un destroyer est resté avec lui un moment mais à rejoint le convoi depuis peu. A 23h22 une torpille heurte le côté bâbord à l’arrière de la cale 5. L’explosion a causé un trou béant dans la coque entre la cale et la dunette et détruit le gouvernail. Le chargement d’avions transporté sur le pont prend feu.
L’équipage abandonne le navire. A 23h55, le U-172 tire le coup de grâce qui va toucher la cale 3 et couper le navire en deux.
Le 16 mars 1943, c’est le tour du SS. Benjamin Harrison (US de 7191 tn) à l’Est des Açores.
A 20h48, le U-172 tire une salve de 4 torpilles contre le convoi UGS 6. Des détonations sont entendues 2 mn et 50 s, 3 mn et 10s et 3 mn et 20 s après. A 20h50, deux nouvelles torpilles sont lancées. Deux détonations sont entendues 56 et 58 secondes après. Ce sont sûrement ces deux dernières torpilles qui ont touchées le Benjamin Harrison. Les autres détonations correspondent probablement à l’explosion de charges de profondeur de l’escorte américaine.
Le Benjamin Harrison a effectivement été touché simultanément par deux torpilles côté tribord dans la cale 5. Il va lentement s’enfoncer mais sans risque de couler rapidement. Néanmoins, la confusion qui règne à bord va entrainer une évacuation chaotique causant la mort de nombreux matelots.
L'escorte du convoi tient les U-Boote éloignés de l'UGS 6 et mène des attaques avec des charges de profondeur jusqu'à 10 nautiques du convoi. Le 19 Mars 1943, l'opération contre le convoi UGS 6 se termine à l'Ouest de l'Espagne, face à l'augmentation de l'appui aérien de Gibraltar.
La victoire est donc du côté allié : grâce au radar, les destroyers américains ont réussi à contrer la plupart des attaques jusqu'au 19 mars.
Le U-172 va ensuite se diriger vers le sud avec le reste de la meute. Ils vont former une nouvelle ligne de patrouille (meute Seeräuber) au sud des iles Canaries à la recherche du convoi RS 3.
Le convoi RS-3 a quitté Gibraltar le 22 mars 1943 en direction de Freetown. Il est constitué de 5 remorqueurs, 3 navires marchands, 1 navire auxiliaire, 2 corvettes et 2 chalutiers anti-sous marins. Face à lui, les 7 U-Bootes de la meute Seeräuber.
La meute passe à l’attaque le 28 mars. Les trois marchands seront coulés dont un (le MV. Silverbeech ou le SS Moanda ?) par le U-172.
Pendant cette attaque, le U-172 sera sévèrement endommagé.
Le 3 avril 1943, le U-172 sera ravitaillé probablement par un autre U-Boot. Le 7 avril il est détecté et attaqué par deux bombardiers B-24 Liberator (USAAF Squadron 1) qui vont lancer 12 charges de profondeur. Le U-172, qui est resté en surface, va repousser l’attaque sans subir de dommage notoire.
Le 17 avril 1943, le U-172 rejoint la base de Lorient après 56 en mer et 28 467 tn envoyés par le fond (5 navires).
Patrouille 5 :
Départ de Lorient le 29 mai 1943 pour opérer dans l’Atlantique Sud.
L'U-172 est ravitaillé par l'U-530 (K.L. Kurt Lange) au Sud-Ouest des Canaries à la mi-Juin 1943. Il envoie par le fond un britannique (le SS Vernon City – GB de 4748 tn) au Sud-Sud-Est de St Paul Rock, le 28 Juin 1943.
Le U-172 va tirer deux torpilles contre le SS Vernon City à 6h43 ce 28 juin 1943. Une des torpilles va impacter l’avant, entrainant d’emblé une gite importante. Le navire va couler à 7h07. L’équipage sera récupéré par un navire brésilien.
Le 12 juillet 1943 le U-172 envoie par le fond le SS. African Star (US de 6507 tn) à 250 miles au Sud-Ouest de Rio.
L’African Star navigue en zigzag quand il est heurté par une torpille du U-172 côté bâbord au niveau de la calle 4 à 6h56.
L’explosion va souffler l’écoutille entre la cale 4 et 5, couper les générateur, détruire les commandes de direction et les antennes radio. Le commandant va faire stopper les moteurs pendant que le navire prend de la gite. L’équipage va quitter le navire dans deux canots de sauvetage et un radeau. A 7h18 une seconde torpille frappe le navire côté tribord entre la cale 4 et 5. Le navire va se briser en deux et couler en moins d’une minute.
Emmermann fait surface puis récupère quelques naufragés à bord pour l’interrogatoire d’usage. Il fera ensuite déposer ces naufragés dans les canots de sauvetage, donnera les instructions de cap pour rejoindre la terre la plus proche et remettra un émetteur radio d’urgence pour transmettre des SOS. Les naufragés seront ainsi sauvés quelques heures plus tard (37 heures) par un destroyer brésilien (CT 12) puis débarqués à Rio de Janeiro.
Le 15 juillet c’est le tour du vapeur marchand SS. Harmonic (GB de 4558 tn).
A 20h43, alors que le navire navigue sans escorte à la vitesse de 9 nœuds à 600 miles à l’est de Rio, une des deux torpilles G7e tirées par l’U-172 frappe en plein centre au niveau de la chaufferie. Très vite le navire prend de la gîte et le commandant ordonne l’abandon.
A 21h26, une seconde torpille touche le côté tribord dans la cale 1 et entraine le chavirement du bâtiment.
Emmermann fera surface et interrogera le second officier (le commandant est mort dans l’attaque). Il proposera de prendre à sa charge les soins à apporter à un blessé à la tête. Cette demande sera refusée. Comme de coutume, il s’excusera pour l’attaque et souhaitera bonne chance aux naufragés avant de les abandonner à leur sort. Ces derniers rejoindront la terre ferme le 24 juillet.
Le 24 juillet il coule le SS. Fort Chilcotin (GB de 7133 tn) à 420 miles au Sud-Est de Bahia.
A 20h59, le U-172 torpille ce vapeur marchand qui est un des navires du convoi dispersé JT-2. Coulé à 420 miles à l’ESE de Bahia, l’équipage (53 hommes) rejoindra la terre ferme à Rio le 1er août. Quatre hommes auront perdu la vie dans l’attaque.
Le 3 août 1943, le U-604 est gravement endommagé par une attaque aérienne à 150 miles au Sud-Ouest de Pernambuco alors qu’il est sur le chemin du retour. Dans un premier temps, le U-185 reçoit l’ordre de récupérer son équipage puis de couler le U-Boot. Mais compte tenue de l’activité aérienne grandissante dans la région, le rendez-vous est donné 400 miles plus au nord. Le U-172 reçoit l’ordre de se joindre à l’opération de sauvetage et de rejoindre les U-Bootes le 11 août.
Alors que les U-185 et U-172 transbordaient l’équipage et transféraient le carburant restant du U-604, un avion Liberator de l’USN (Lt-Cdr Prueher) surprend les U-Bootes. Le U-172 va immédiatement plonger. Le U-185 et le U-604 vont rester en surface et faire face à l’attaque. Le Liberator va lancer plusieurs charges de profondeur sans conséquence. Au troisième passage l’avion sera touché par les servants du U-185. Ce dernier embarquera les rescapés du U-604 avant de le saborder.
Le U-172 se joindra ensuite au U-185 pour récupérer 23 sous-mariniers du U-604.
Le U-172 fut ravitaillé par le U-847 le 27 août à 800 miles au Sud-Ouest des Açores.
Il rejoint Lorient le 7 septembre 1943 après 102 jours de mer et 22 946 tn envoyés par le fond (4 navires).
Carl Emmermann quitte le commandement du U-172 le devoir accompli le 31 octobre1943 pour prendre le commandement de la 6e Flottille de St Nazaire.
Il est remplacé par le l’Oblt. Hermann Hoffmann. Il est alors l’un des plus jeunes commandant de U-Boot. Il avait 22 ans.
Patrouille 6 :
Départ de Lorient le 22 novembre 1943 pour opérer dans l’Atlantique Centre.
Sur sa route, le U-172 doit se ravitailler auprès du U-219 à l’Ouest du Cap Vert. Il retrouve le U-219 le 12 décembre 1943. Alors que les opérations de ravitaillement sont en cours, une avion Avenger du VC-19 (Lt E.C. Gaylord) du porte avions USS Bogue, qui se trouve 40 miles plus au Sud, localise les deux U-Bootes.

Les deux U-Bootes vont plonger en catastrophe. Si le U-219 évite le pire, le U-172 est endommagé lors de l’attaque. Trois autres avions arrivés sur place vont également larguer leurs charges de profondeur sans succès.
C’est ensuite les destroyers USS George E. Badger et USS Dupont qui vont se joindre à la battue. L’utilisation de charges « hérissons » vont contraindre le U-172 à plonger de plus en plus profondément.
L’attaque va continuer le 13 décembre.
Le U-172 est détecté le 13 en fin d’après-midi alors qu’il a fait surface. L’USS George E. Badger va s’approcher et ouvrir le feu. Juste avant de plonger, le U-172 aura le temps de tirer une torpille acoustique qui va rater son but.
Le destroyer qui suit le U-Boot à l’ASDIC, a été rejoint par le destroyer USS Dupont. Ils vont larguer de nombreuse charges de profondeurs avant de quitter le secteur sans succès.
Mais un avion a repéré des traces d’huile en surface, preuve que le U-Boot est touché et proche.
Les destroyers USS George E. Badger, USS Clemson et USS Osmond sont alors rappelés pour poursuivre les recherches.
Ils vont engager un combat des profondeurs et obliger le U-172 à faire surface suite à de gros dégâts.

(Le U-172 fait surface)
L’USS Osmond est le plus proche du U-172 quand ce dernier fait surface. Va alors s’engager un court combat d’artillerie entre le U-Boot et le destroyer.
Dans un premier temps, c’est le U-172 qui prend l’avantage. Avec son canon de 105 mm, le U-172 va toucher le destroyer, tuant un artilleur et en blessant 6 autres.
Mais les deux autres destroyers vont joindre leur puissance de feu à l’USS Osmond. Le U-172 va succomber sous les coups des destroyers. Il va rapidement prendre feu. Alors que l’équipage abandonne le sous-marin en train de sombrer, une explosion précipite le naufrage.

(Le U-172 coule)

(U-172 - Les survivant)
Le Kaleun et 45 membres d’équipage survivront au naufrage. On déplorera 14 victimes.
Le U-172 coule dans un combat héroïque en position 26º19’N 29º58’W le 13 décembre 1943
.

Liens :
http://www.uboat.net/boats/u172.htm

Ce message a été modifié par U796 - mardi 26 mars 2013 à 17:18.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
thorgal40fr
posté lundi 25 mars 2013 à 22:31
Message #204


***
Petite brise

Groupe : Membres
Messages : 116
Inscrit : 03/12/2012
Lieu : landes
Membre no 22470



Les photos sont magnifique , très beau reportage wink.gif j'ai plus besoin d'acheter certaine revues smile.gif


--------------------
-Jeux SH III
-Jeux SH IV
-battle stations midway
-world of tanks
-war thunder
-World of warship.
Mon projet k2000 : https://www.facebook.com/Projetk2000?ref=aymt_homepage_panel
Go to the top of the page
 
+Quote Post
Gibus
posté mardi 26 mars 2013 à 08:29
Message #205


Icône de groupe
Typhon

Groupe : Webmasters
Messages : 23189
Inscrit : 23/11/2006
Lieu : Bellerive sur Allier (03)
Membre no 4774



Citation (U796 @ dimanche 17 mars 2013 à 17:31) *
L’attaque va continuer le 13 août.

Selon toute vraisemblance, c'était sans doute le 13 décembre.


--------------------
Le Pacifique est un océan immense. Vous n'y trouverez pas l'ennemi si vous ne le voulez pas. Richard O'Kane.
En patrouille avec SH4 sur USS Skate

Comité de lutte contre le langage SMS, les fautes volontaires sur Internet et les anglicismes


Une pomme par jour éloigne le médecin ... à condition de viser juste. (Sir Winston SPENCER-CHURCHILL)
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté dimanche 14 avril 2013 à 07:23
Message #206


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-173 (Type IXC)
Commandé le 23 décembre 1939.
Début de la construction le 21 décembre 1940 au chantier AG Weser, Bremen (werk 1013)
Lancé le 11 août 1941.
Commissionné le 15 novembre 1941 sous les ordres du Kpt. Heinz-Ehler Beucke.
4e U-Flottille à Stettin du 15 novembre 1941 au 30 juin 1942 (Ausbildungsboot)
2e U-Flottille de Lorient du 1er juillet 1942 au 16 novembre 1942 (Frontboot)
Coulé le 16 novembre 1942 à Casablanca.

Kaleun :
Kpt. Heinz-Ehler Beucke du 15 novembre 1941 à octobre 1942


Oblt. Hans-Adolf Schweichel d’octobre 1942 au 16 novembre 1942.

Emblème :



Photos :

(U-173 commissionné le 15 novembre 1941)

Succès : 1+ 3 endommagés
11 Novembre 1942 : "Joseph Hewes" (transport de troupes du convoi UGF 1), carreau DJ 2519, torpille - 35°10'N 04°00'O
11 Novembre 1942 : "Winooski" (navire citerne de 10600 tonnes du convoi UGF 1), carreau DJ 2519, torpille - 33°45'N 07°22'O - endommagé
11 Novembre 1942 : USS "Hambleton" (destroyer de 1630 tonnes du convoi UGF 1), carreau DJ 2519, torpille - 33°40'N 07°35'O - endommagé
15 Novembre 1942 : "Electra" (transport de troupes de 8113 tonnes du convoi MKF 1), carreau DJ 2284, torpille - 34°00'N 07°24'O - endommagé

Patrouilles et anecdotes :
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 15 juin 1942 pour opérer dans l’atlantique ouest sous les ordres de Heinz-Ehler Beucke.
Il est ravitaillé à la mi-juillet dans le centre de l’Atlantique Nord par le U-460. Il se dirige ensuite vers les Antilles et Cuba pour entamer sa mission.
Le 16 juillet il est localisé par un avion Hudson du squadron 53 (P/O Kennard) alors qu’il navigue en surface. L’Hudson va lancer quatre charges de profondeur sur le U-173 qui, malgré quelques dommages, va réussir à s’échapper.
Le 23 juillet, c’est de nouveau un Hudson du squadron 53 (F/Sgt Sillcock) qui va attaquer le U-Boat avec quatre charges de profondeur. Le U-173 va s’en sortir mais, cette fois-ci, sévèrement endommagé. Le même jour en fin de journée, il est attaqué par un B-18 du squadron 1 de l’USAF sans dommage.
BdU donne néanmoins l’ordre au U-Boot de rentrer à Lorient.
Le 29 juillet il est de nouveau surpris en surface par un Hudson du squadron 53 (F/Sgt Badger) sans souffrir de dommage.
Le U-173 va être ravitaillé début septembre par le U-462 à l’Ouest des Açores.
Il rejoint Lorient le 20 septembre 1942 après 98 jours de mer….
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 1er novembre 1942 pour opérer dans l’Atlantique Centrale sous les ordres de Hans-Adolf Schweichel.
Le U-173 était en train de se diriger vers le Sud quand la nouvelle du débarquement alliés en Afrique du Nord (opération Torch) tombe à la radio le 8 novembre 1942. Tous les U-Bootes avec suffisamment de carburant reçoivent l’ordre de se diriger vers les côtes marocaines. Ils vont former avec le U-173 la meute Schlagetot.
Le U-173 rejoint la zone d’opération le 11 novembre. Ce même jour il va attaquer les cargos du convoi UGF1 qui se trouvent à l’ancre à Fedala.
Son attaque est percutante. A 19h56, le U-173 tire une salve de 4 torpilles sur le convoi ancré dans la baie. Schweichel entend 3 détonations. Dans l’impossibilité d’observer la scène à cause de l’activité anti sous-marine, il pense avoir détruit trois cibles. En fait, l’USS Joseph Hewes (AP 50) est coulé, et l’USS Winooski (38 AO) et l’USS Hambleton ont été endommagés.
L’USS Hambleton (DD 455), un destroyer de 1630 tn faisait partie de la Western Naval Task Force attachée à l’opération Torch.

(USS Hambleton)
Alors qu’il est ancré au large de Fedala, il est impacté par une torpille en son centre. Ses moteurs sont détruits et il prend rapidement une gîte de 12e tribord sans couler. Il sera par la suite remorqué sur Casablanca pour réparations temporaires.

(USS Hambleton remorqué à Casablanca en attente de réparation)
Il sera remis en service après une réparation lourde débutée le 28 juin 1943 à Boston.
L’USS Joseph Hewes (AP 50) faisait partie du Task Group 34.9 (Center Attack Group, Western Naval Task Force) dans l’opération Torch.

(USS Hewes)
Ce transport de troupe de 9359 tn est arrivé à 7h05 le 8 novembre au large de Fedala. Il y débarque 80 officiers et 1074 soldats de la 3e Division US, des véhicules et du ravitaillement. Au moment de l’attaque du U-173, le déchargement est terminé et il a embarqué 30 blessés US à son bord.
Ce 11 novembre il est frappé par une torpille dans la cale 2 puis prend une gîte de proue alors que l’eau s’engouffre dans le navire. Le commandant va ordonner de relever l’ancre mais comme le gaillard avant est déjà sous l’eau, la manœuvre est impossible.
Il va ensuite tenter de faire échouer le navire en poussant les machine à fond pour arracher l’ancrage mais les hélices sont déjà hors de l’eau et ne font que brasser de l’air.
L’ordre est donc donné d’abandonner le navire. A 20h32, l’USS J. Hewes coule emportant avec lui le capitaine et plus d’une centaine de marins et soldats US.
L’USS Winooski (AO 38), un pétrolier US de 10172 tn, est, quant à lui, touché par une torpille sur l’arrière du pont faisant un trou béant dans le réservoir 6 et endommageant plusieurs compartiments par la même occasion. Une gîte de 8° est rapidement corrigée en déplaçant le fret. Il sera réparé après le 15 novembre à Casablanca.

(USS Winooski)
Le 15 novembre au matin, le U-173 passe de nouveau à l’attaque. Il a pris en chasse l’USS Electra (AK 21), un transport de troupes US de 8113 tn.

(USS Electra)
A 7h40, l’USS Electra navigue en zigzag à la vitesse de 14 nœuds au large de Casablanca quand il est touché par une torpille côté tribord dans la cale 3. Cette cale ainsi que la cale 2 seront rapidement inondées après l’explosion secondaire de munitions faisant partie du fret. Le commandant donna l’ordre de se diriger vers la côte toute proche. Vingt minutes plus tard, les moteurs s’arrêtèrent alors que l’eau envahissait la salle des machines. A 8h15, l’ordre fut donné d’abandonner le navire sous la protection du destroyer USS Cole. Le navire fut par la suite remorqué, réparé et remis en service en juillet 1943.

Le lendemain, le U-173 fut localisé et coulé par les attaques à la charge de profondeur des destroyers USS Woolsey, USS Swanson et USS Quick en position 33º40’N 07º35’W.
C’est l’USS Woolsey qui va détecté le U-173 au sonar.

(USS Woosley)
Après plusieurs largages de charges de profondeur, des bulles d’air et de l’huile seront aperçues à la surface. L’USS Swanson et l’USS Quick appelés sur place vont achever le travail par quelques passes et largages de charges supplémentaires.
Le U-173 a disparu avec ses 57 membres d’équipage en position 33.40N, 07.35W.


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u173.htm
http://u-boote.fr/u-173.htm

Ce message a été modifié par U796 - samedi 12 mars 2016 à 04:57.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté mercredi 05 juin 2013 à 22:23
Message #207


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-174 (Type IXC)
Commandé le 23 décembre 1939.
Mis en chantier le 2 janvier 1941 au chantier AG Weser, Bremen (werk 1014).
Lancé le 21 août 1941.
Commissionné le 26 novembre 1941 sous les ordres du Fregkpt. Ulrich Thilo.
4e Flottille à Stettin du 26 novembre 1941 au 31 juillet 1942 (Ausbildungsboot).
10e Flottille à Lorient du 1er août 1942 au 27 avril 1943 (Frontboot).
Coulé le 27 avril 1943.

Kaleun :
FregKpt Ulrich Thilo du 26 novembre 1941 au 8 mars 1943.


Oblt. Wolfgang Grandefeld du 9 mars 1943 au 27 avril 1943.

Emblème :


Photos : Pas de photo connue

Succès : 5
31/10/1942 - SS Marylyn - Marchand à vapeur britannique de 4 555 tn - Torpillé
01/11/1942 - SS Elmadale - Marchand à vapeur britannique de 4 872 tn - Torpillé
02/11/1942 - MV Zaandam - Marchand à moteur hollandais de 10 909 tn - Torpillé
02/12/1942 - MV Besholt - Marchand à moteur norvégien de 4 977 tn - Torpillé
15/12/1942 - SS Alcoa Rambler - Marchand à vapeur US de 5 500 tn - Torpillé

Patrouilles et anecdotes : 3
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 30 juillet 1942 pour opérer dans l'Atlantique Nord.
Le 5 août 1942, le U-593 détecte le convoi SC94 à 900 miles au sud du Cap Farewell.
Le convoi SC94 est constitué de 36 navires marchands initialement escortés par 1 destroyer et 5 corvettes puis par 2 destroyers supplémentaires à compter du 8 août.
Le U-174 sera l'un des sept U-Bootes à se diriger à la rencontre du convoi. En fait, face au convoi, nous trouverons la meute "Steinbrinck" (huit U-Bootes) et neuf U-Bootes opérant individuellement, dont le U-174.
Il réalisera plusieurs attaques contre le convoi mais ne réussira pas à couler un navire. Néanmoins, onze navires seront coulés entre le 5 et le 10 août ainsi que deux U-Bootes (U-210 et U-379).
Les U-Bootes présents dans le secteur vont alors former la meute "Lohs" et une ligne de patrouille à environ 600 miles à l'Ouest du Canal du Nord pour intercepter un convoi ON attendu pour le 13 août.
Dans la nuit du 12 au 13 août, alors qu'ils font route pour se mettre en position, le convoi SC95 est détecté.
Seul trois U-Bootes (U-256, U-438 et U-705), réussiront à prendre contact avec le convoi. Le U-705 coulera un marchand le 15 août. Après la perte de contact avec le convoi, la meute va prendre position le 17 août à l'Ouest de l'Ecosse.
Le 21 août, la meute se dirige vers le Nord. Le 22, le U-135 détecte le convoi ONS122 au Sud de la ligne de patrouille. Il va dans un premier temps garder le contact puis le perdre à cause de la mauvaise visibilité. Il faudra attendre le 24 pour reprendre le contact.
Aux premières heures du 25 août, neuf U-Bootes, dont le U-174, sont en vue du convoi. Quatre navires seront coulés ; aucun par le U-174. En revanche, le U-174 est passé très près de la catastrophe.
La corvette class Flower HNoMS Potentilla était en train de repêcher les survivants du marchand Trolla dans un épais brouillard à l'arrière du convoi quand il obtient un contact radar en approche alors qu'il se trouve dans une situation précaire. A 5h21, la corvette fait face au danger et engage le U-174 en surface avec toutes ses armes à une distance de moins de 300 m. Plusieurs coups au but sont observés à la base du kiosque du sous-marin. Le U-174, totalement surpris, évite l'éperonnage de quelques mètres. La Corvette va faire demi-tour et venir sur le bâbord du U-174 en phase de plongée en catastrophe puis larguer cinq charges de profondeur si proche qu'une des charges va rebondir sur le pont du U-Boot pour exploser à son tribord. Il va ensuite larguer quatre charges au devant du point de plonger puis ratisser la zone pendant une heure sans obtenir de contact asdic. Le secteur était jonché d'épaves et d'huile provenant de navires coulés, mais aucune trace ne pouvant être attribuée au U-174.
Le U-174 fera surface 5 heures plus tard pour évaluer les dégâts : plusieurs impacts sur le kiosque et le pont avant, des fuites dans la cuisine et une fuite non localisée qui laisse une trainée d'huile derrière le U-Boot, forçant Thilo à abandonner la chasse.
Le reste de la meute va perdre le contact à cause du brouillard épais.
La meute va ensuite se diriger vers une zone à l'Ouest des Açores pour être ravitaillé. Fin août, le U-174 est ravitaillé par trois U-Bootes, les U-432, U660 et un non identifié avant de prendre la route du retour.
Le U-174 arrive à Lorient, sa nouvelle base, le 6 septembre 1942.
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 7 octobre 1942 pour opérer dans l'Atlantique Centre.
Alors qu'il fait route vers les eaux brésiliennes, le U-174 va croiser la route de trois navires dans le secteur de St Paul Rocks et les couler.
Le 31 octobre 1942, il coule le SS Marylyn, un marchand britannique de 4 555 tn.

(SS Marylyn)
Il est torpillé à 00h14 alors qu'il navigue sans escorte à 450 miles à l'Ouest de St Paul Rocks. Quinze membres d'équipage perdront la vie.
Le 1er novembre 1942 à 23h07, c'est le tour du SS Elmdale, un marchand à vapeur britannique de 4872 tn.

(le SS Dingledale, le sister ship de l'Elmdale)
Appartenant au convoi dispersé TRIN-20, il est touché par deux torpilles du U-174 et coule 11 minutes après l'impact à 400 miles à l'Ouest de St Paul Rocks. Six membres d'équipage perdront la vie.
Le 2 novembre 1942, il coule le MV Zaandam, un marchand transport de passagers hollandais de 10 909 tn.

(MV Zaandam)
Alors qu'il navigue sans escorte, le Zaandam est touché à bâbord dans la salle des machines par une torpille du U-174 à 18h17 à 500 miles à l'ouest de St Paul Rocks. A 18h28, une seconde torpille vient frapper de nouveau à bâbord entre les calles 2 et 3 causant une gite importante par la proue en moins de 2 minutes. Le navire emporte 169 passagers et 130 membres d'équipage. L'abandon du bâtiment va se faire à bord de trois canots et deux radeaux.
Thilo, qui a ordonné de faire surface, va questionner les survivants et laisser partir les naufragés. Le capitaine, 64 membres d'équipage et 69 passagers perdront la vie. Les survivants (165) seront rapidement retrouvés à l'exception de trois naufragés sur un radeau qui seront retrouvés vivants 84 jours plus tard alors qu'ils avaient 48 heures de nourriture à bord au moment du naufrage....

(Les trois survivants amaigris mais vivants après 84 jours de mer)
Le U-174 va ensuite patrouiller le long des côtes nord-est du Brésil sans résultat. Fin novembre il entame une route plein est pour être ravitaillé.
Le 2 décembre il croise la route du MV Besholt (norvégien de 7 977 tn) à 200 miles au Nord de St Paul Rocks.

(MV Besholt)
A 22h05 Thilo fait tirer une torpille G7a puis une G7e à 22h07. Les deux loupent leur objectif. A 23h17 il tire une nouvelle torpille G7a qui va toucher le marchand côté bâbord. Le navire va se briser en deux et couler en moins de 4 minutes. Les survivants, qui ont abandonné le navire dans deux canots, seront questionnés par Thilo. 14 marins perdront la vie, dont le capitaine du navire.
Le 9 décembre, le U-174 sera ravitaillé par le U-461 au nord de St Paul Rocks.
A partir du 14 décembre, il va s'intégrer à une ligne de patrouille formée entre St Paul et le Brésil.
Le 15 décembre, il envoie par le fond le SS Alcoa Rambler, un cargo américain de 5 500 tn à 200 miles au nord-est de Natal (Brésil).

(SS Alcoa Rambler)
L'Alcoa Rambler avait quitté Trinidad en convoi le 5 décembre pour le quitter trois jour plus tard et prendre une route indépendante en zigzag pendant 4 jours. Le 15 décembre à 2h00 du matin, il est impacté par une torpille du U-174 côté bâbord dans la cale 3. L'explosion a détruit la cloison entre la cale 3 et le local incendie et entrainé une gite importante côté bâbord. Un marin sautera par dessus bord et se noiera.
L'équipage va abandonner le navire dans 2 canots et 4 radeaux. Puis le U-174 va tirer une seconde torpille côté bâbord en plein centre. Des flammes jailliront à plus de 100 mètres et le cargo se brisera en deux, la poupe disparaissant en premier.
Le même jour, un Catalina US de l'escadron VP 83 (Lt Wall) surprend le U-174 en surface, largue ses charges, mais sans résultat.
Un peu plus tard dans la journée, un second Catalina du même escadron VP 83 (Lt Bertram J. Prueher) attaque un U-Boot, probablement le U-174, également sans résultat.
Le U-174 va rapidement quitter le secteur, faute de carburant et entamer son retour en France.
Le U-174 rejoint Lorient le 9 janvier 1943 avec 5 pavillons de victoire.
Patrouille 3 :
Départ de Lorient le 18 mars 1943 aux ordres de l'Oblt. Wolfgang Grandefeld, nouveau Kaleun depuis le 9 mars, pour opérer dans l'Atlantique Nord.
Avant cela, le U-174, accompagné du U-161, vont se diriger vers une zone située à l'Ouest des Açores pour retrouver et escorter plusieurs navires marchands allemands sur le point de forcer le blocus maritime et récupérer du matériel radar et des instructions.
Le 23 mars, le U-161 trouve le marchand Regensburg puis le navire italien Pietro Orseolo le 26.
Le U-174 ne trouvera jamais le marchand allemand Karin, coulé peu de temps plus tôt. En revanche, il rejoint l'Irene, initialement appelé Silvaplana, un norvégien capturé.
Après avoir échangé les ordres et transféré le matériel, ils feront route vers l'Est en escortant les navires vers le Golfe de Gascogne.
Cela fait, les deux U-Bootes reprendront leur route vers les côtes US.
Ils vont patrouiller sans succès entre New-York et la Nouvelle-Ecosse. Le 12 avril, le U-161 est attaqué par un avion Kingfisher. Le 25 avril, les deux U-Bootes détectent un convoi au sud du Cap Sable, mais leur tentative d'approche est repoussée par l'escorte.
Le 27 avril 1943, le U-174 est détecté en surface à 8 miles de distance par un avion Ventura de l'escadron VP-125 (Lt T. Kinaszczuk).

(Ventura US)
Mais les vigies veillent au grain et, quand le Ventura approche, le U-Boot ouvre le feu, endommageant l'avion sans le détruire. Le U-174 est sur le point de plonger quand le Ventura lâche 4 charges de profondeur : 3 explosent à la poupe et la quatrième à la proue.
Le U-174 semble alors vouloir faire surface car la proue et le pont avant vont émerger en surface mais sans y arriver complètement. Le Ventura qui se rapproche pour réaliser une seconde attaque va voir la proue se cabrer à la verticale puis le U-Boot disparaître par la poupe.
Le U-174 vient de couler avec ses 53 membres d'équipage en position 43º35’N 56º18’W.


Liens :
http://uboat.net/boats/u174.htm


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté samedi 01 mars 2014 à 12:23
Message #208


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-175 (Type IXC)
Construction ordonnée le 23 décembre 1939
Mise en chantier le 30 janvier 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1015)
Lancé le 2 septembre 1941
Commissionné le 5 décembre 1941 sous les ordres du Kptlt. Heinrich Bruns
4e Flottille du 5/12/41 au 31/08/42 (entraînement)
10e Flottille du 01/09/42 au 17/04/43 (front boot)
Coulé le 17 avril 1943 au S-O de l’Irlande.

Kaleun :

KrvKpt. Heinrich Bruns

Emblème :


Photos :

Succès : 10
18 Septembre 1942 : S.S. "Norfolk" (1901 tonnes)
21 Septembre 1942 : S.S. "Presednik Kopajitic" (1798 tonnes)
24 Septembre 1942 : S.S. "West Chetac" (5627 tonnes)
26 Septembre 1942 : S.S. "Tambour" (1811 tonnes)
28 Septembre 1942 : S.S. "Alcoa Mariner" (5590 tonnes)
1 Octobre 1942 : S.S. "Empire Tennyson" (2880 tonnes)
2 Octobre 1942 : S.S. "Aneroid" (5074 tonnes)
4 Octobre 1942 : S.S. "Caribstar" (2592 tonnes)
5 Octobre 1942 : S.S. "William A McKenny" (6153 tonnes)
23 Janvier 1943 : S.S. "Benjamin Smith" (7177 tonnes)

Patrouilles et anecdotes
:
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 15 août 1942 pour opérer dans l’Atlantique centre.
Il va dans un premier temps patrouiller dans une zone située au Sud-est de Trinité. Le 18 septembre il envoie par le fond le SS Norfolk (GB de 1901 tn) et attaque au canon sans le couler le SS Sörvangen (norvégien de 2400 tn) qui ira s’échouer sur les côtes de la Guyane française.

(SS Norfolk)
A 13h52 le SS Norfolk, qui navigue sans escorte, est impacté et coulé par une torpille du U-175 au Nord-est de Georgetown. Le commandant et 5 membres d’équipage perdront la vie.
Le 21 septembre 1942 il croise la route du SS Presednik Kopajtik (yougoslave de 1798 tn) à la hauteur de Morawhanna.

(SS Presednik Kopajtik)
Il va tirer deux torpilles. La première loupe sa cible à 6h39, la seconde G7e touche le navire à 6h40 sous le pont du navire. Ce dernier va prendre feu et couler en moins de 7 minutes avec 3 membres d’équipage.
Le 24 septembre, c’est le tour du cargo à vapeur West Chetac, un marchand US de 5627 tn.

(West Chetac)
Ce cargo appartenait au convoi dispersé TRIN-14 qui avait quitté Trinidad le 22 septembre. Il avait bénéficié pendant quelques temps d’une escorte aérienne. Il progressait en zigzaguant et en variant sa vitesse quand le U-175 lança une première attaque à 6h45. La salve de 3 torpilles va louper sa cible. A 9h24 une quatrième torpille va toucher le cargo au niveau de la calle 2 à 100 km au Nord de Georgetown. L’explosion va souffler les panneaux d’écoutilles et faire couler le cargo par la proue en 2 minutes. Les 50 membres d’équipage vont essayer d’abandonner le navire dans 4 canots de sauvetage mais la mer agitée et l’aspiration du navire en perdition vont faire chavirer tous les canots et causer la noyade de nombreux hommes d’équipage. Seul 19 hommes réussiront à se regrouper sur 3 radeaux. Ils seront questionnés par le Kaleun puis laissés à leur sort. Ils seront récupérés le 1er octobre.
Le 26 septembre 1942, le U-175 va enregistrer une nouvelle victoire.
A 12h25, Heinrich Bruns lance une torpille sur le marchand à vapeur panaméen SS Tambour (1827 tn) qui navigue en solitaire.

(SS Tambour)
Ce dernier est touché entre les écoutilles 3 et 4 et va couler en moins d’une minute. Le capitaine et sept membres d’équipage vont perdre la vie. 24 marins vont réussir à sauter par-dessus bord et se raccrocher à des radeaux de circonstance. Ils seront récupérés le lendemain par le norvégien Thalatta.
Le 28 septembre à 11h49, le maître John Luther Martino, servant d’artillerie sur le marchand US SS Alcoa Mariner (5590 tn) repère le sillage d’une torpille alors que le navire se trouve à 20 miles de la rivière Oricono (Vénézuela).

(SS Alcoa Mariner)
Alerté, le pilote va effectuer un tribord toute permettant d’éviter la torpille qui va passer à 5 m de la poupe.
Trois minutes plus tard, une seconde torpille tiré par le U-175 trouve cette fois sa cible et impacte le navire côté bâbord juste en avant de la dunette.
L’explosion a ouvert un trou d’un mètre sur le pont, détruit les compartiments intérieurs et inondé la salle des machines. La poupe a chuté de 30°, apparemment maintenu par l’arbre de l’hélice.
8 officiers, 33 hommes et 13 gardes armés abandonnent le navire dans 4 canots de sauvetage ou en sautant par-dessus bord.
Une heure plus tard, l’U-175 frappe de nouveau le marchand avec une torpille à l’arrière de la salle des machines côté bâbord envoyant ce dernier par le fond à 13h05. L’équipage sera repéré par un avion US et récupéré 6 heures plus tard.
Le 1er octobre 1942 à 9h38, le marchand vapeur britannique SS Empire Tennyson (2880 tn) navigue en solitaire quand il est frappé par une torpille du U-175 au Sud-est de Trinidad. Il va immédiatement coulé en emportant le commandant et 3 hommes d’équipage.

(SS Empire Tennyson)
Pendant les trois jours suivants à hauteur de Waini Point (Guyane) le U-175 va attaquer et couler trois nouveaux navires.
Le 2 octobre 1942 il envoie par le fond le SS Aneroid (panaméen de 5074 tn).
A 10h54 l’Aneroid, qui navigue sans escorte, est touché par une torpille G7a côté tribord au niveau de la calle 4 et de la salle des machines. L’explosion a provoqué un trou béant par ou l’eau va s’engouffrer rapidement. A 11h15, le navire coule par la poupe à environ 130 miles de Georgetown avec 6 marins. En abandonnant le navire, l’équipage va retourner les canots 2 et 4 au cours du lancement. C’est donc dans les seuls canots 1 et 3 que le reste de l’équipage sera retrouvé.
Alors que le U-175 quitte la zone, il est repéré par un avion américain B-18 (USAF) qui attaque à deux reprises sans causer de dommage.
Le 4 octobre 1942, le U-175 croise la route du SS. Caribstar, un vapeur marchand US de 2592 tn.

(SS Caribstar)
Ce dernier naviguait en zigzag au large de l’embouchure de l’Orénoque quand son commandant aperçu le sillage d’une torpille à 100 m du bâtiment à 11h11. Malgré une manœuvre évasive désespérée, la torpille va heurter le côté bâbord en plein centre dans la chaufferie tuant au passage 3 membres d’équipage. Le navire va rapidement prendre une gite tribord. Quelques minutes plus tard, une seconde torpille impacte le côté tribord et provoque une énorme explosion, probablement amplifiée par les munitions du navire.
Le SS Caribstar va alors couler par la poupe qui se posera sur le fond, laissant la proue hors de l’eau pendant 3 heures avant de sombrer. Six marins perdront la vie, 29 en réchapperont.
Le 5 octobre 1942 à 6h06, le SS. William A.McKenney, un vapeur marchand US de 6153 tn était en train de naviguer en ligne droite à la vitesse de 11,5 nœuds à 50 km à l’Est de l’île de Corocoro (Vénézuela) quand il est touché par une torpille côté bâbord.
La torpille a frappé le compartiment 3 juste à l’arrière de la cloison de la salle des machines, créant un trou de 6 mètres dans la coque. Gouvernail et antennes radio sont détruits.
Quinze minutes plus tard, le U-175 va faire surface à 600 m du navire et ouvrir le feu avec son canon de 105mm. 32 obus seront tirés. 7 vont frappés le pont et le poste de commandement, incendiant le carburant du navire. Les 35 membres d’équipage vont abandonner le navire dans 2 canots et un radeau. Par la suite, dix autres obus seront tirés entrainant le navire par le fond 4 heures après l’attaque initiale. Un membre d’équipage perdra la vie. Les autres seront secourus 14 heures plus tard par l’USS Blakeley (DD 150).
Dès lors, le U-175 va entamer son retour. Il rejoint son nouveau port d’attache, Lorient, le 17 octobre 1942 après 74 jours de mer et 9 pavillons de victoire accrochés au périscope.
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 1er décembre 1942 pour opérer dans l’Atlantique Centre.
Le U-175 va tout d’abord patrouiller à l’Ouest de Dakar puis se diriger plus au Sud dans le secteur de Freetown.
Le 1er janvier 1943 à 18h53, alors qu’il se trouve au large du Sierra Leone, le U-175 est surpris et attaqué par un Catalina britannique (RAF Sqdn 270/G) qui lance 5 charges explosives, causant quelques dommages mineurs.
Le 23 janvier 1943, il coule le liberty ship US SS. Benjamin Smith de 7177 tn.

Le SS. Benjamin Smith a quitté Marshall sans escorte car les ordres destinés au navire d’escorte ont été « oubliés ». Ils arriveront avec un jour de retard.
C’est donc sans escorte le 23 janvier 1943 à 3h00 que le navire est touché par une torpille du U-175. Cette dernière a frappé entre les cales 1 et 2 mais n’a pas gravement endommagé le bâtiment. L’antenne radio est détruite et les moteur sont stoppés pendant que le navire prend une légère gîte tribord. Très rapidement, le navire se redresse une fois l’eau de mer répartie dans les cales et les moteurs sont redémarrés. Le navire reprend une course en zigzag à la vitesse de 6 nœuds.
Mais 20 minutes plus tard, une seconde torpille frappe le bateau à tribord. L’ordre d’abandonner le navire est donné dans 3 canots et un radeau. Peu de temps après, une troisième torpille impacte le navire à bâbord en plein centre, le faisant couler rapidement par la poupe à 60 km au large du Cap Palmas (Libéria).
Le Kaleun (Heinrich Bruns) va questionner les survivants puis les orienter vers la terre la plus proche.
Le 30 janvier 1943 à 16h57 au Sud-Ouest de Dakar, un Catalina britannique du RAF Sqdn 270/G surprend le U-175 et largue 6 bombes sur le U-Boot. Les dégâts sont limités mais réels. La capacité de plonger est réduite et une fuite d’huile et de carburant vont nécessiter un ravitaillement par le U-118 au Sud-Est des Açores le 11 février 1943.
Le U-175 rejoint Lorient le 24 février 1943.
Patrouille 3 :
Départ de Lorient le 10 avril 1943 pour opérer dans l’Atlantique Nord.
Dans la nuit du 14 au 15 avril 1943, le U-262 aperçoit le convoi HX233 à environ 400 km au Nord des Açores. Le U-175 et d’autres U-Bootes reçoivent l’ordre de l’attaquer.

Le U-262 a été repéré et repoussé par l’escorte. Le convoi est de nouveau repéré dans la nuit du 16 au 17 avril par le U-175 qui le prend en chasse. Mais très rapidement il va être localisé par le garde-côtes US Spencer et soumis à deux attaques avec des grenades sous-marines.
Le U-175 est gravement endommagé et dans l’obligation de faire surface à 1000 mètres devant le convoi.
Les cargos armés vont alors ouvrir le feu pendant que les garde-côtes Duane et Spencer vont à sa rencontre.

Le U-175 va ouvrir le feu sur le Spencer, tuant un matelot. Mais dans l’incapacité de plonger, le U-175 va succomber sous les coups de ses assaillants.


Bruns donne l’ordre de quitter le U-Boot qui est sur le point de couler.

Une chaloupe du Spencer aura le temps d’accoster le U-Boot en perdition et de l’inspecter avant de sombrer en position 48º50’N 21º20’W.
Bruns et 12 sous-mariniers perdront la vie. 41 seront fait prisonniers.





Liens :
http://www.uboat.net/boats/u175.htm
http://u-boote.fr/u-175.htm

Ce message a été modifié par U796 - samedi 01 mars 2014 à 18:14.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté samedi 30 mai 2015 à 20:53
Message #209


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-176 (Type IXC)
Construction ordonnée le 23 décembre 1939
Mise en chantier le 6 février 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1016)
Lancé le 12 septembre 1941
Commissionné le 15 décembre 1941 sous les ordres du Kptlt. Reiner Dierksen
4e Flottille Stettin du 15/12/41 au 31/07/42 (entraînement)
10e Flottille Lorient du 01/08/42 au 15/05/43 (front boot)
Coulé le 15 mai 1943 au N-E de La Havane.

Kaleun :

KrvKpt. Reiner Dierksen

[b]Emblème[/b] :



Photos :

(U-176 à Lorient le 9 novembre 1942)

Succès : 11
4 Août 1942 à 15h58 : M.V. "Richmond Castle" (cargo à moteur de 7798 tonnes),
8 Août 1942 à 15h18 : S.S. "Trehata" (cargo à vapeur de 4817 tonnes du convoi SC 94),
8 Août 1942 à 15h18 : S.S. "Kelso" (cargo à vapeur de 3956 tonnes du convoi SC 94),
8 Août 1942 à 15h18 : S.S. "Mount Kassion" (cargo à vapeur de 7914 tonnes du convoi SC 94),
9 Août 1942 à 06h49 : S.S. "Radchurch" (cargo à moteur de 3701 tonnes, traînard du convoi SC 94),
25 Août 1942 à 01h57 : S.S. "Empire Breeze" (cargo à vapeur de 7457 tonnes du convoi ON 122),
27 Novembre 1942 à 04h50 : S.S. "Polydorus" (cargo à vapeur de 5922 tonnes),
13 Décembre 1942 : S.S. "Scania" (cargo à vapeur de 1629 tonnes),
16 Décembre 1942 à 21h27 : S.S. "Observer" (cargo à vapeur de 5881 tonnes),
13 Mai 1943 : S.S. "Nickeliner" (pétrolier à vapeur de 2249 tonnes du convoi NC 18),
13 Mai 1943 : S.S. "Mambi" (pétrolier à vapeur de 1983 tonnes du convoi NC 18),

Patrouilles et anecdotes : 3
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 21 juillet 1942 pour opérer dans l’Atlantique Nord.
Sur sa route il va croiser et couler le cargo [b]MV. Richmond Castle [/b](GB de 7798 tn).

(MV Richmond Castle)
Il est 15h58 ce 4 août 1942, quand le MV. Richmond Castle, qui navigue sans escorte, est frappé par deux des trois torpilles lancées par le U-176. Le cargo va chavirer puis couler au S-E du Cap Farewell emportant 14 membres d’équipage. Dierksen interrogera les survivants avant de quitter la zone.
Le lendemain, l'U-593 (K.L. Gerd KELBING) signale le convoi SC 94 à 900 nautiques au Sud du Cap Farewell.
Le convoi SC 94 était constitué de 36 navires marchands et escorté d’un destroyer et 5 corvettes, renforcés le 8 août par 2 destroyers.
La meute « Steinbrink » (8 U-Bootes) attaque le convoi, deux U-Bootes sont endommagés, un est coulé (U-210).
Sept nouveaux U-Bootes rejoignent la meute, dont le U-176 le 8 août 1942, et la bataille s’engage.
A 15h18, le U-176 tire deux séries de deux torpilles contre le convoi. Deux explosions sont entendues 1mn et 20s après puis un troisième impact 2 mn et 11s plus tard.
Les victimes sont le SS. Trehata, le SS. Kelso et le SS Mount Kassion.
Le SS Mount Kassion (un vapeur grec de 7914 tn) est touché par deux torpilles côté tribord au niveau des moteurs et de la chaufferie. L’explosion a ouvert un trou béant bien en dessous de la ligne de flottaison, stoppant les moteurs et bloquant le gouvernail.
47 marins sur les 52 quitteront le marchand dans les canots de sauvetage. L’épave coulera le lendemain dans la matinée.

(ex SS Mount Kassion)
Le SS Trehata (vapeur GB de 4817 tn) est lui touché par une torpille. Ce cargo est le navire du vice-amiral D.F. Moir, pacha du convoi. Ce dernier et 24 marins perdront la vie dans le naufrage

(SS Trehata)
Le SS Kelso (vapeur GB de 3956 tn) sera impacté par la 4e torpille et coulera avec trois membres d’équipage.

(SS Kelso)
Dierksen peut être satisfait de ce premier engagement d’envergure. Trois victoires. C’est la première attaque massive sur un convoi depuis plus d’un an dans l’Atlantique Nord.
La panique saisira le convoi, trois navires seront abandonnés sans raison, dont le SS Radchurch….

(SS Radchurch)
Le lendemain, à 6h49, Dierksen se trouve face à un navire intact et abandonné, le SS. Radchurch (GB de 3701 tn). Appartenant au convoi SC 94, le cargo avait été abandonné par l’équipage vers 15h30 le 8 août après l’attaque simultanée du U-176 et du U-379 qui avait coulée 5 navires. Le commandant du navire avait anticipé un torpillage imminent, évacuation anticipée causant la mort de deux marins… Dierksen l’envoya par le fond.
Au total, le convoi perdra 11 navires contre 2 U-Bootes coulés et 2 endommagés. Victoire à la Pyrrhus.
Tous les U-Bootes vont alors former une nouvelle meute « Lohs » et installer une ligne de patrouille à 600 nautiques à l’ouest du Canal du Nord pour intercepter les convois ON.
Le convoi SC 95 est découvert par hasard le 15 août 1942 par la meute « Lohs », formée dans l'Atlantique nord deux jours auparavant. Plusieurs attaques s'en suivent, mais elles ne sont pas poussées à fond dans l'attente d'un autre convoi plus intéressant.
A partir du 21 août, la meute va se diriger vers le Nord. Le 22 août, le convoi ONS 122 est détecté par le U-135 au Sud de la ligne de patrouille.
Le U-135 perdra le contact compte tenu des mauvaises conditions climatiques avant de reprendre contact le 24 août.
Le 25 août 1942, le U-176 passe à l’attaque avec le U-438 (Kptlt. Rudolf Franzius) et coulent simultanément le SS. Empire Breeze (GB de 7457 tn).
A 1h57, le U-176 et le U-438 ont tiré simultanément leurs torpilles contre le convoi ONS 122 par son tribord. Dierksen observera deux détonations à 1mn et 33 s et 1 mn et 36 s, Franzius une détonation à 1 mn et 31 s. La cargo coulera rapidement par la poupe après avoir été frappé par deux torpilles en son centre et en calle 3. A en juger par la position des deux U-Bootes au moment de l’attaque et la course des torpilles, il est probable que la victoire revienne au U-176.
Après son attaque réussie, le U-176 fera surface à 2h12 et détectera le destroyer HMS Viscount. Il aura le temps de tirer une torpille de poupe qui manquera sa cible. Ce dernier qui a aperçu le U-176 larguera 5 charges de profondeur sur le lieu de plongée sans dommage pour le U-Boot avant de prendre en chasse le U-605 détecté à son bâbord.
A 6h13, le U-176 rencontre de nouveau le HMS Viscount dans un épais brouillard à l’arrière du convoi ONS 122. Ce dernier est toujours à la poursuite du U-605.
Le HMS Viscount ouvrira le feu avec ses canons AA de 20 mm sans réussite. Le U-176, en plongée d’urgence par un angle de 45° jusqu’à 120 m subira quelques dommages mineurs. Après 20 mn de recherche, la perte de contact ASDIC et la présence d’huile en surface, le HMS Viscount rejoindra le convoi.
Fin août 1942, la meute fait mouvement vers une zone située à l'Ouest des Açores pour se ravitailler. L'U-176 est ravitaillé par l'U-462 (O.L. Bruno VOWE) dans la nuit du 29 au 30 Août 1942. Le groupe "Lohs" est reformé le 6 Septembre 1942 et fait route vers une zone située à 400 nautiques au Nord-Est du Cap Race.
Le 18 septembre, le convoi SC 100 fut localisé par trois U-Bootes de la meute (U-755, U-373 et U-596). Un succès sera rapporté par le U-596. La meute abandonne l’opération le 22 septembre après de mauvaises conditions météo.
Le U-176 rejoindra sa nouvelle base de Lorient le 2 octobre 1942 après 74 jours de mer et 6 victoires (35 643 tn).
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 9 novembre 1942 pour opérer dans l’Atlantique Centre.
Le U-176 va patrouiller au Sud et au S-O de l’île du Cap Vert.
Le 27 novembre, aux premières heures du jour, Dierksen croise la route du SS Polydorus, un vapeur hollandais de 5922 tn.

(SS Polydorus)
Va alors s’engager la plus longue chasse contre un navire marchand de toute la seconde guerre mondiale : 50 heures de poursuite intensive pour couler le cargo….
Pendant 50 heures, le U-176 va poursuivre le marchand, tirer 6 torpilles sans toucher l’objectif.
Le 27 novembre à 4h54, le SS Polydorus, navire sans escorte issu du convoi dispersé ON 145 le 15 novembre, est impacté par deux torpilles au N-O de Freetown et coule après une immense explosion à 5h03.
L’équipage, qui a quitté le navire dès le premier impact, sera secouru. Un seul mort sera à déplorer.
Début Décembre 1942, l'U-176 patrouille au Nord de St Paul Rocks avant d’être ravitaillé le 10 décembre par le U-461 (K.K. Wolf-Harro STIEBLER).
Le 13 Décembre 1942 à 15h48, l'U-176 arraisonne un bâtiment suédois, le SS Scania (1629 tn).

(SS Scania)
Après la visite du bâtiment, ce dernier est sabordé à 18h05 avec six charges explosives et après l’abandon du navire par l’équipage.
Le 16 décembre, le U-176 envoie par le fond le SS. Observer (GB de 5881 tn) à 300 nautiques à l’Est de Natal (Brésil).

(SS Observer)
Après 9 heures de chasse en zigzag, le 16 décembre à 21h27, alors qu’il navigue sans escorte, le cargo est frappé par deux torpilles G7a et coule en moins de 30 secondes. 66 membres d’équipage perdent la vie, 14 survivront.
Le 17 décembre à 17h42, au large de Recife (Brésil), un hydravion Catalina non identifié surprend le U-176 alors qu’il plonge. Trois charges de profondeur force le U-Boot à faire surface. Le U-boot sera mitraillé avant de replonger. Des dégâts mineurs ont limité sa capacité de plonger. Le U-176 arrivera à quitter la zone en surface pour effectuer les réparations nécessaires qui prendront deux jours.
Le U-176 continuera à patrouiller à proximité du Brésil jusque fin décembre avant de se diriger vers l’Atlantique centre entre Brésil et Freetown.
Le U-176 rejoint Lorient le 8 février 1943 après 102 jours de mer et 3 victoires (13 432 tn).
Patrouille 3 :
Départ de Lorient le 6 avril 1943 pour opérer aux Antilles.
Début mai, le U-176 patrouille au Nord de Cuba.
Le 13 mai, il attaque le petit convoi NC 18 à hauteur de Puerto Manati (Cuba) et coule deux petits pétroliers : le SS Nickeliner (US de 2249 tn) et le SS Mambi (Cubain de 1983 tn).
Le SS Mambi sera touché par une torpille à 9h03 avant de couler rapidement. Sur 29 membres d’équipage, seulement 11 survivront.
Le SS Nickeliner sera touché par une première torpille à l’avant bâbord et l’autre sur le côté bâbord arrière. La première explosion leva la proue hors de l’eau et des flammes montèrent à 30 m de hauteur. La gite s’installant, l’équipage abandonna le navire dans deux canots. Le navire coula à 10h15.
La chasse contre le U-Boot fut menée par le destroyer HMS Brennan et des chalutiers armés, sans résultat.

Le U-176 fut localisé le 15 mai 1943 par un avion Kingfisher du VC-62 (USN) à proximité de Cayo Francès (Cuba). L’avion réalisa une attaque avec des charges de profondeur alors que le U-176 plongeait ainsi que des fumigènes pour marquer son emplacement.
Les fumigènes permirent au chasseur de sous-marin cubain CS-13 de prendre en chasse le U-Boot et de le détruire en deux attaques par charges de profondeur.
Le U-176 coula en position 23.21N, 80.18W. Aucun survivant (53 morts).


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u176.htm
http://u-boote.fr/u-176.htm


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté mercredi 29 juillet 2015 à 21:03
Message #210


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-177 (Type IXD2)
Construction ordonnée le 28 mai 1940.
Mise en chantier le 25 novembre 1940 au chantier AG WESER à Brême (werk 1017).
Lancé le 1er octobre 1941.
Commissionné le 14 mars 1942 sous les ordres du Kptlt. Wilhelm Schulze.
4e Flottille Stettin du 14/03/1942 au 30/09/42 (entraînement).
10e Flottille Lorient du 01/10/42 au 30/11/42 (front boot).
12e Flottille Bordeaux du 01/12/42 au 06/02/44 (front boot).
Coulé le 6 février 1944 dans l’Atlantique Sud.

Kaleun :

KrvKpt. Wilhelm Schulze (14/03/42 au 23/03/42)


KrvKpt. Robert Gysae (24/03/42 au 16/10/43)


KrvKpt. Heinz Buchholz (17/10/43 au 06/02/44)

Emblème :


Photos :

Page de garde du livre d'Or du U-177


U177


Tir au PA sur le U177









(U177 victorieux)




Succès : 14 et 1 endommagé
2 Novembre 1942 à 21h59 : S.S. "Aegeus" (cargo à vapeur de 4538 tonnes),
9 Novembre 1942 à 21h13 : "Cerion" (cargo à vapeur de 2588 tonnes) - endommagé
19 Novembre 1942 à 23h07 : S.S. "Scottisj Chief" (pétrolier à vapeur de 7006 tonnes),
20 Novembre 1942 à 11h40 : S.S. "Pierce Butler" (cargo à vapeur de 7191 tonnes),
28 Novembre 1942 à 07h15 : S.S. "Nova Scotia" (transport de troupe de 6796 tonnes),
30 Novembre 1942 à 17h29 : S.S. "Llandaff Castle" (cargo à vapeur de 10799 tonnes),
7 Décembre 1942 à 17h20 : S.S. "Saronikos" (cargo à vapeur de 3548 tonnes),
12 Décembre 1942 à 20h55 : S.S. "Empire Gull" (cargo à vapeur de 6408 tonnes),
14 Décembre 1942 à 16h36 : S.S. "Sawahloento" (cargo à vapeur de 3085 tonnes),
28 Mai 1943 à 23h53 : S.S. "Agwimonte" (cargo à vapeur de 6679 tonnes du convoi CD 20),
28 Mai 1943 à 23h54 : M.V. "Storaas" (pétrolier à moteur de 7886 tonnes du convoi CD 20),
6 Juillet 1943 à 08h25 : S.S. "Jasper Park" (cargo à vapeur de 7129 tonnes),
10 Juillet 1943 à 12h05 : S.S. "Alice F. Palmer" (cargo à vapeur de 7176 tonnes),
29 Juillet 1943 à 06h00 : M.V. "Cornish City" (cargo à moteur de 4952 du convoi DN 53),
5 Août 1943 : S.S. "Efthalia Mari" (cargo à vapeur de 4195 tonnes).

Patrouilles et anecdotes : 3
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 17 septembre 1942 sous les ordres du Kptlt. Robert Gysae pour opérer dans l’Atlantique Sud.
Le 23 septembre à 6h05, le « Bootsmannmaat » Erwin Henring passe par-dessus bord. Il ne sera jamais retrouvé.
Le même jour à 13h30, alors qu’il se trouve au S-E de l’Islande, le U-177 est attaqué par deux aéronefs alors qu’il était sur le point de plonger. Ces derniers larguent leurs bombes sans dommage pour le U-Boot.
Le 10 octobre 1942, alors qu’il se trouve au N-O du Cap Vert, le U-177 observe un croiseur de bataille escorté d’un destroyer mais n’a pas l’opportunité de l’attaquer.
A partir de la mi-octobre jusque début novembre, il va patrouiller à proximité de la ville du Cap (Afrique du Sud).
Le 2 novembre, il envoie par le fond le SS. Aegeus (cargo grec de 4538 tn) à 110 nautiques à l’ouest de la Baie de Ste Hélène.

(SS Aegeus)
Il est 21h59 quand le SS. Aegeus, navire isolé, non escorté du convoi dispersé TRIN 16 le 12 octobre, est frappé par deux torpilles et se disloque dans une formidable explosion. L’explosion fut telle que le U-177 fut obligé de plonger pour éviter la chute des débris. Un membre d’équipage sera blessé pendant cette manœuvre.
Le cargo avait été repéré à 5h34 et attaqué à la torpille à deux reprises à 10h22 et 10h26, les torpilles passant sous le navire, la distance à la cible étant trop courte.
Le U-177 va ensuite croiser au large du Cap avant de patrouiller dans une zone comprise entre l’Est et le N-E de Durban.
Le 9 novembre à 9h12, le U-177 engage à la torpille le SS. Cerion, un petit pétrolier GB de 2588 tn, au Sud de Port Elizabeth. Le pétrolier détecte la première salve de deux torpilles, passe à pleine vitesse et zigzag. Trois autres torpilles sont tirées à 10h42, 20h04 et 21h00 sans succès devant les manœuvres d’évasion du pétrolier. A 21h13, Gysae attaque en surface et au canon. Suite à une défectuosité du canon de pont, le U-177 en est réduit à tirer aux pièces AA de 37 et 20 mm. Cette attaque sans succès durera jusqu’à 23h52.
Trois membres d’équipage du Cerion perdront la vie mais le pétrolier arrivera à rejoindre Le Cap.
Le 19 novembre il coule le pétrolier SS Scotish Chief (GB de 7006 tn).
A 23h07, alors qu’il navigue en isolé, le pétrolier est touché par deux torpilles à 200 nautiques à l’E-S-E de Durban. Il se brise dans une immense explosion et coule en flammes. 33 des 38 membres d’équipage perdront la vie.
Le 20 novembre, c’est le tour du vapeur marchand US SS. Pierce Butler (7191 tn).
Il est 11h40 ce 20 novembre quand le SS Pierce Butler, cargo armé, est impacté par deux torpilles alors qu’il suit une route droite à 11 nœuds. Les torpilles frappent à tribord, à l’avant au niveau de la salle des machines et à l’arrière au niveau du compartiment 5. Des signaux de détresse sont envoyés et l’équipage engage le U-Boot avec les pièces de bord afin de le maintenir submergé.
Après l’arrêt des machines, l’équipage évacue le navire dans 4 canots de sauvetage. A 12h10, le navire coulera par la poupe.
Gysae interrogera les officiers et proposera d’envoyer un signal de détresse si aucun n’avait été envoyé avant de quitter la zone.
Le 28 novembre, c’est le drame. Gysae attaque et coule le SS. Nova Scotia , un transport de troupe GB de 6796 tn. Gysae ne le sait pas, mais ce dernier transporte 780 prisonniers italiens.
A 7h15, le Nova Scotia, non escorté, est impacté par trois torpilles, s’enflamme et coule par la proue en 10 minutes au sud-est de Lourenço Marques.
Quand Gysae essaye d’identifier le navire en interrogeant les deux premiers naufragés trouvés, il constate qu’il a affaire à deux italiens qui lui expliquent qu’ils font parti d’un détachement de 780 prisonniers envoyés en détention à Durban. Gysae décide alors de quitter la zone et demande des ordres à BdU sur la conduite à tenir ayant en mémoire la tragédie ressente du Laconia.
BdU notifiera à Gysae de continuer sa patrouille et avertira les portugais qui enverront une frégate sur place qui sauvera 194 naufragés dont 130 prisonniers italiens.
L’attaque se soldera néanmoins par la mort du pacha, de 96 membres d’équipage, de dix artilleurs, de 8 personnels militaires divers, 5 passagers, 88 gardes sud-africains et 650 prisonniers italiens…..
Le 30 novembre 1942, le U-177 croise de nouveau la route d’un transport de troupe au S-E de Lourenço Marques, le SS. Llandaff Castle, un GB de 10799 tn.
A 17h29, le Llandaff Castle, qui navigue sans escorte, est touché par deux torpilles. Le navire se brise en deux et coule après deux coups de grâce à 17h47 et 18h09.
Se trouvaient à bord 150 passagers dont 6 diplomates soviétiques avec femmes et enfants et 70 officiers avec familles.
Gysae fera surface pour interroger les naufragés.
Quand il demandera le nom du navire, des voix s’élèveront pour répondre, non sans humour, « Hardship » et « Queen Mary ». Ensuite, alors qu’il s’inquiète sur la présence possible de blessés à soigner, on lui répond une fois de plus avec humour et défiance, qu’il n’y a que des passagers extrêmement mouillés…… Amusé, Gysea quittera ensuite la zone pour reprendre sa patrouille.
Seulement trois membres d’équipage auront perdu la vie.
Le U-177 se dirige ensuite vers le Nord où il va encore envoyer trois nouveaux navires par le fond entre le 7 et le 14 décembre 1942.
Le 7 décembre, le U-177 détecte le vapeur marchand SS Saronikos (grec de 3548 tn) non escorté dans le canal du Mozambique à 55 nautiques au Sud de Inhambane (Afrique de l’Est Portugaise).
A 17h20, il est touché par une des deux torpilles du U-177 dans la salle des machines. Brisé en deux, il va couler en deux minutes avec 31 des 33 membres d’équipage.
Gysae va interroger les deux survivants, les faire soigner, leur donner des provisions et les laisser partir dans un radeau de sauvetage. Ils toucheront terre 9 jours plus tard.

(SS Saronikos)
Le 12 décembre 1942, le vapeur marchand SS Empire Gull (GB de 6408 tn) qui transporte du ballast, vogue dans le canal du Mozambique.
A 21h51, il est impacté à la proue par une des deux torpilles tirées par le U-177 à l’Ouest de Maputo. Il avait été détecté à 10h29 et raté par une première torpille à 17h22.
A 22h03, le U-177 fera surface et laissera l’équipage abandonner le navire avant d’ouvrir le feu au canon de pont. 70 obus incendiaires et 100 obus explosifs seront nécessaires pour couler le navire à 00h28, le 13 décembre. On déplorera deux morts parmi l’équipage.
Le 14 décembre 1942, c’est le tour du marchand vapeur SS. Sawahloento (NL de 3085 tn) qui navigue sans escorte.
A 16h36, il est frappé par la dernière torpille du U-177 à environ 170 nautiques au S-E de Durban.
La torpille avait été repérée par la vigie quelques instant avant l’impact, mais trop tard pour réaliser une manœuvre évasive. La torpille va frapper le côté tribord près de la salle des machines et entrainer une gite arrière en 7 minutes.
Les canots de sauvetage tribord seront détruits par l’explosion et deux canots côté bâbord vont chavirer lors de l’explosion de la chaudière, entrainant leur passagers. Au bout du compte seul 10 membres d’équipage s’en sortiront. Ces derniers seront questionnés par Gysae. Ils demanderont de l’aide pour leur 4e officier blessé. Mais le U-Boot les abandonne à leur sort.
Le canot repêchera neuf autres naufragés perdus dans la nuit sombre et pluvieuse mais abandonnera également les autres accrochés aux radeaux de fortune et aux canots chavirés, leur canot ayant une fuite et ayant eux-mêmes peur de chavirer sous la surcharge : la survie entraine parfois la mort……
Ce canot sera pris en remorque deux jours plu tard par un navire de pêche.

(SS Sawahloento)
A court de torpille, Gysae entame son retour en France.
Il rejoint Bordeaux le 22 janvier 1943 après 128 jours de mer, 8 victoires et 1 navire endommagé (51959 tn). Une belle patrouille.
Patrouille 2 :
Départ de Bordeaux le 1er avril 1943 pour opérer dans l’Atlantique Sud.
Le U-177 est l’un des sept U-Bootes de type IXD envoyés au large du Cap fin avril 1943.

(Tradition respectée : Le KrvKpt Gysae au passage de l'équateur)

Pendant le mois de Mai 1943, l'U-177 patrouille au Sud et à l'Ouest du Cap. Il n'enregistre aucun succès jusqu'au 28 Mai 1943.
Le 28 à mai il détecte le convoi CD 20 à hauteur de Quain Point (Cap Providence). Il engage le convoi et coule deux navires : le cargo SS Agwimonte et le pétrolier MV. Storaas.
A 23h53, le U-177 tire une salve de deux torpilles contre le cargo et deux minutes plus tard, une nouvelle salve de deux torpilles contre le pétrolier. Il avait déjà raté les mêmes cibles avec quatre torpilles à 21h25. Après 5 minutes, un impact est constaté sur chacun des navires.
Le SS Agwimonte (US de 6679 tn), dernier navire de la colonne tribord, repère le sillage d’une torpille, mais il est trop tard. Il est touché côté tribord entre les écoutilles 2 et 3 entrainant une gite tribord et l’inondation du pont avant. L’équipage abandonne le navire dans deux canots et trois radeaux. Le premier canot est submergé par la houle et ses passagers remontent à bord du cargo. Tous les survivants rembarquent dans le second canot surchargé. Le pacha et cinq hommes renflouent le canot renversé et récupèrent des marins isolés. Ils voient la seconde attaque de torpille faire exploser la chaudière et couler le navire par la proue.
Le SS Storass (norvégien de 7886 tn) est touché à tribord dans la salle des machines malgré une manœuvre d’évitement engagée dés l’impact constaté contre l’Agwimonte. L’explosion a arrêté les moteurs et coupé l’éclairage. Une gite par la poupe s’installe très rapidement puis se maintient. L’équipage abandonne le navire sans ordre. Les canots resteront à proximité du pétrolier dans l’espoir de remonter à bord au petit jour mais une seconde torpille mettra fin à leur espoir.
Au début de Juin 1943, l'U-177 patrouille près de Saldanha Bay. A la mi-Juin 1943, les U-Boote de Type IX D quittent leurs secteurs opérationnels et se déplacent vers l'Est pour rejoindre l'Océan Indien pour un rendez-vous avec le ravitailleur 'Charlotte Schliemann' envoyé du Japon. Ils se ravitaillent à partir du 22 Juin 1943 à 600 nautiques au Sud de l'île Maurice.
Le U-177 commence alors une patrouille au Sud de Madagascar.
Le 6 juillet 1943, il coule le vapeur marchand canadien SS. Jasper Park (7129 tn) à 55 nautiques au sud-ouest du Cap Sainte-Marie.
A 10h05, le navire sans escorte, est touché par deux des trois torpilles lancées par le U-177. Sans le savoir il avait été attaqué la veille avec une salve de deux torpilles qui n’avaient pas fonctionnées.
Le coup de grâce voulu être donné à 11h04 mais la torpille ne fonctionna pas.
Gysea fit surface pour achever le navire au canon, mais celui-ci coula au même moment. L’équipage embarqua dans deux canots sous la surveillance du U-Boot, abandonnant quatre morts.
Le 10 juillet 1943, le vapeur marchand SS. Alice Palmer (US de 7129 tn) croise au large de Madagascar quand il est touché dans le compartiment 5 à 13h49 par une des deux torpilles tirées par le U-177.
L’explosion détruit la poupe, souffle la gouverne de direction, inonde la salle des machines et la cale 5. L’équipage quitte le navire sans ordre dans deux canots 10 mn après l’attaque alors que la proue est à 45°. Le U-177 fait alors surface et regroupe les naufragés pour les interroger.

(SS. Alice Palmer sur le point de couler)
Cela fait, il se place côté bâbord du cargo et déclenche son artillerie (14 obus explosifs et 85 incendiaires). Le navire brulera lentement avant de sombrer vers 16h00.
Le 29 juillet 1943, le U-177 croise la route du MV. Cornish City, un marchand GB de 4952 tn.
A 9h00, le Cornish City qui appartenait au convoi dispersé DN 53, est touché par une des deux torpilles tirées par le U-177 au S-E de Madagascar.
La torpille a frappé en son centre faisant sombrer le navire en une minute. 37 membres d’équipage périssent et 5 survivants seront secourus ultérieurement.
Durant cette patrouille l'U-177 fait des essais avec une "Bachstelze" un hélicoptère sans moteur remorqué. Plus d'une trentaine de vols ont été réalisés, mais U-177 ne repère qu'un navire de cette manière. C'est un bâtiment grec qui est coulé le 5 Août 1943 à l'Est de Manantenina (Sud de Madagascar) : le SS Efthalia Mari (Grec de 4195 tn).
Détecté grâce à l’autogyro « Bachstelze », il est touché par deux torpilles à 17h45 et coulé en 8 minutes. Les survivants seront interrogés avant d’être abandonnés à leur sort.

(SS Efthalia Mari)
Le U-177 entame alors son retour en France qu’il rejoint le 1er octobre 1943 à Bordeaux après 184 jours de mer et 6 navires coulés (38017 tn).

(la barbe des 184 jours.....)

Patrouille 3 : Transfert
Départ de Bordeaux le 23/12/1943, arrivée à la Pallice le 26/12/43 sous le commandement du Kvtkpt. Heinz Buchholz depuis le 17/10/1943.
Patrouille 4 :
Départ de la Pallice le 2 février 1944 pour opérer dans l’Océan Indien.

Le 6 février 1944, il est repéré par un avion « Liberator » du VB-107 stationné sur l’île de l’Ascension.
Ce dernier l’attaque et lance six charges de profondeur.
Le U-177 fut détruit à 640 nautiques au S-O d’Ascension emportant son Kaleun et 49 membres d’équipage.
Dix survivants seront récupérés par l’USS Omaha et fait prisonnier.

Liens :
http://www.uboat.net/boats/u177.htm
http://u-boote.fr/u-177.htm

Ce message a été modifié par U796 - mercredi 29 juillet 2015 à 21:08.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
Séné
posté vendredi 16 octobre 2015 à 05:38
Message #211


Icône de groupe
Typhon

Groupe : Membre d'Honneur
Messages : 16423
Inscrit : 04/04/2009
Lieu : Riverain du Rhin
Membre no 12845



Très impressionnantes séries de photos!


--------------------
Mieux vaut un pilote plein qu'un réservoir vide!
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté samedi 13 fvrier 2016 à 07:19
Message #212


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-178 (Type IXD2)
Construction ordonnée le 28 mai 1940.
Mise en chantier le 24 décembre 1940 au chantier AG WESER à Brême (werk 1018).
Lancé le 25 octobre 1941.
Commissionné le 14 février 1942 sous les ordres du Kpt. Hans Ibbeken.
4e Flottille Stettin du 14/02/1942 au 31/08/42 (entraînement).
10e Flottille Lorient du 01/09/42 au 31/10/42 (front boot).
12e Flottille Bordeaux du 01/11/42 au 01/08/44 (front boot).
Sabordé le 25 août 1944 à Bordeaux devant l’avance alliée. Démantelé en 1947.

Kaleun :

K.s.Z. Hans IBBEKEN du 14 Février 1942 au 21 Février 1943

K.K. Wilhelm DOMMES du 22 février 1943 au 25 Novembre 1943

K.L Wilhelm SPAHR du 25 Novembre 1943 au 24 Août 1944

Emblème :
L'U-178 a porté le « cygne » sous IBBEKEN, DOMMES et SPAHR. Lors de ses premiers essais de réglages aux Chantiers A.G. Weser à Brême, IBBEKEN aperçoit au périscope un jeune cygne. Il dit alors « Ce sera l'emblème de notre bateau ». Un ouvrier de l'arsenal réalise, en métal, deux insignes démontables qui sont mis de chaque côté du kiosque lors des arrivées et des départs. L'équipage porte sur son calot ou casquette le même insigne.


Photos :


















Succès : 12 + 2 endommagés
10 Octobre 1942 à 08h19 : S.S. "Duchess of Atholl" (cargo à vapeur de 20119 tonnes),
01 Novembre 1942 à 15h33 : S.S. "Mendoza" (cargo à vapeur de 8233 tonnes),
04 Novembre 1942 à 11h42 : S.S. "Hai Hing" (cargo à vapeur de 2561 tonnes),
04 Novembre 1942 à 14h46 : S.S "Trekieve" (cargo à vapeur de 5244 tonnes),
13 Novembre 1942 à 06h20 : S.S. "Louise Moller" (cargo à vapeur de 3764 tonnes),
15 Novembre 1942 à 01h45 : S.S. "Adviser" (cargo à vapeur de 6348 tonnes) – endommagé,
27 Novembre 1942 à 14h35 : S.S. "Jeremiah Wedsworth" (cargo à vapeur de 7176 tonnes),
01 Juin 1943 à 09h39 : S.S. "Salabangka (cargo à vapeur de 6586 tonnes) – endommagé,
04 Juillet 1943 à 14h10 : S.S. "Breiviken" (cargo à vapeur de 2669 tonnes),
04 Juillet 1943 à 18h30 : S.S. "Michael Livanos" (cargo à vapeur de 4774 tonnes),
11 Juillet 1943 à 09h15 : S.S. "Mary Livanos" (cargo à vapeur de 4771 tonnes),
14 Juillet 1943 à 00h34 : S.S. "Robert Bacon" (cargo à vapeur de 7197 tonnes),
17 Juillet 1943 à 00h31 : S.S. "City of Canton" (cargo à vapeur de 6692 tonnes),
27 Décembre 1943 : S.S. "José Navaro" (Liberty Ship de 7244 tonnes),

Patrouilles et anecdotes : 6
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 8 septembre 1942 pour l’Atlantique Sud sous les ordres de Hans IBBEKEN.
Alors qu’il se trouve au Nord-Est de l’île d’Ascension le10 octobre 1942, il croise la route du paquebot britannique Duchess of Atholl (20 119 tonnes) qui transporte un équipage de 265 hommes, 534 passagers et 3500 tonnes de marchandises.

(Duchess of Atholl)
Le U-178 avait repéré le paquebot un peu avant 8h00 à une distance de 6000 m au levé du soleil. Ce dernier naviguait en zigzag à une vitesse estimée de 17 nœuds. et Ibbeken avait donné l’ordre immédiat de plonger.
A 8h29, le paquebot est touché côté bâbord pas une des deux torpilles de poupe tirées par le U-178. L’impact se trouve dans la partie centrale de la salle des machines.
Le navire va rapidement perdre de la vitesse et faire un 180 degrés incontrôlé sur bâbord, puis stopper en raison de l’inondation de la salle des machines.
A 8h37, une seconde salve de deux torpilles touche le paquebot de nouveau au niveau de la salle des machines. Le Capitaine va alors ordonner l’évacuation des passagers ce qui est réalisé sans incident notable à bord de 26 des 32 canots de sauvetage. A 9h18, le coup de grâce est loupé.
Trois minutes plus tard, une torpille frappe côté tribord sous le mât avant. Cette fois-ci, c’est l’équipage qui reçoit l’ordre d’abandonner le navire après avoir pris soin de détruire les documents confidentiels et d’envoyer des SOS.
Quatre membres d’équipage perdront la vie.
Le navire coulera lentement par la poupe à 11h25. Le U-178 fera surface quelques minutes avant, s’approchera des embarcations. IBBEKEN interrogera quatre hommes avant de quitter la zone.
Les passagers seront secourus le lendemain et transportés à Freetown.
Le U-178 continue sa route vers le Sud. Le 20 octobre il croise au large du Cap et se dirige vers les côtes Sud-Est de l’Afrique du Sud.
Le 23, il embarque un membre d’équipage malade du U-159 pour être soigné par le médecin du bord.
Le 1er novembre, il envoie par le fond le transporteur de troupe SS Mendoza (GB de 8233 tn) au niveau de Durban.

(SS Mendoza)
Il est 15h33 quand une torpille frappe l’arrière du SS Mendoza. A 15h00, il avait échappé sans le savoir à une salve de deux torpilles qui avaient loupé leur but.
Il va prendre feu et ne coulera qu’après un coup de grâce donné à 16h00. 25 marins et passagers perdront la vie dans le naufrage.
Trois jours plus tard, il coule deux nouveaux marchands à proximité de Maputo (Mozambique).
Le 4 novembre 1942 à 11h42, le vapeur marchand norvégien non escorté SS. Hai Hing (2561 tn) est touché par une torpille à tribord dans la cale 3. Il coule immédiatement sans permettre la mise à l’eau des canots de sauvetage. 25 marins vont disparaître dans le naufrage.
Le même jour à 14h46 c’est le tour du SS Trekieve, un vapeur marchand britannique de 5244 tn, torpillé et coulé avec 3 membres d’équipage.

(SS Trekieve)
Confronté à des problèmes mécaniques, IBBEKEN abandonne son projet de tour complet de l’île de Madagascar.
Le U-178 reprend la route du Sud et coule le SS.Louise Moller le 13 novembre 1942. Ce marchand britannique de 3764 tn sombre avec 11 membres d’équipage à 6h20 du matin.
Le 15 novembre, il endommage le marchand britannique SS.Adviser (6348 tn) ) 240 miles au S-E de Durban.
Alors qu’il navigue sans escorte à 1h45 du matin, le marchand est frappé par deux torpilles. Repéré depuis la veille 12h00 par le U-Boot, le navire avait échappé à une attaque à 14h23 sous la pression des avions alliés et à 23h23 suite au non but de 2 torpilles.
Ibbeken va observer l’équipage abandonner le navire qui semble sombrer puis s’inquiétant du largage de grenades sous-marines à proximité, il quitte la zone. Toutefois, le navire sera ultérieurement pris en remorque, réparé et remis en service en août 1943.
Continuant vers le Sud, le U-178 va croiser la route du Liberty US SS.Jeremiah Wadsworth (7176 tn) au sud du Cap de Bonne Espérance le 27 novembre 1942.
A 14h35, alors qu’il navigue en zigzag à la vitesse de 11,4 nœuds, le cargo est touché par deux torpilles, la première à tribord dans la cale 5, la seconde dans la cale 3.
Une troisième torpille est tirée à 14h44 mais rate son but en passant sous le navire. Le coup de grâce est donné deux minutes plus tard par une torpille impactant en avant du pont, en cale 1.
Le navire est alors mortellement touché mais continue d’avancer, entrainant la destruction de canots de sauvetage lors de leur mise à l’eau.
Les gardes armés ouvriront le feu au canon de 20 mm sur le périscope sans résultat.
Vers 15h00, l’équipage (57 hommes) abandonne le navire à bord de 3 canots et 2 radeaux. Le navire coule à 15h27, et IBBEKEN fera surface pour interroger comme de coutume les naufragés avant de quitter le secteur.
Le U-178 initie alors son retour vers la France et sa nouvelle base : Bordeaux.
Le U-178 arrive à Bordeaux le 10 janvier 1943 après 6 victoires. IBBEKEN quitte son commandement et laisse la place au K.K. Wilhelm DOMMES .

Patrouille 2 :
Départ de Bordeaux le 7 mars 1943.
Retour à Bordeaux le 9 mars 1943
Patrouille 3 :
Départ de Bordeaux le 28 mars 1943 pour opérer dans l’Océan Indien.
Le 24 mai à 6h05, le U-178 est détecté par un Catalina hollandais (RAF Sqn 321/Z) au large du Cap alors qu’il traquait un petit convoi. Ce dernier largue 3 charges de profondeur sans résultat mais le U-178 est obligé d’abandonner la chasse du convoi.
Le 1 er juin le U-178 croise la route du petit convoi CD 20 et tire une salve de deux torpilles sur ce dernier à 10h00. Une détonation est entendue mais le résultat ne peut être observé.
En fait, une des torpille a impacté le SS.Salabangka, un cargo vapeur hollandais de 6586 tn.
Touché à tribord dans la salle des machines, le navire a perdu toute l’alimentation électrique et entame une forte gîte bâbord. 10 marins sont morts à l’impact et le reste de l’équipage abandonne rapidement le navire.
Un remorqueur réussira à fixer un cable de remorquage vers 13h30 et à prendre la route de Durban. Vers 18h30, une forte explosion se produit sur le navire, entrainant sa perte.
Le 8 juin le U-178 croise la route du U-195 qui rentre en France et transfert un malade à son bord.
Le 22 Juin 1943, il se ravitaille auprès du cargo "Charlotte Schliemann", à 600 nautiques au Sud de l'île Maurice. L'U-178 arrive près de Madagascar et croise lentement dans le canal de Mozambique. Au Nord de Lourenço Marques (Mozambique), le 04 Juillet 1943, il coule deux cargos : un norvégien (SS. Breiviken - 2669 tn) et un grec (SS.Michel Livanos – 4774 tn).
Il est 14h07 quand le SS.Breiviken, marchand du convoi dispersé DN-50, est touché par une des trois torpilles G7e lancées par le U-178. La torpille va frapper côté tribord entre la cale 1 et 2. Le navire va chavirer en moins de trois minutes avec 3 membres d’équipage. Dommes interrogera la capitaine et fera repêcher 20 naufragés au lieu de chasser un navire en vue.
« Un de perdu, dix de retrouver » : rapidement, Dommes aperçoit une nouvelle victime à l’horizon, le cargo grec SS Michel Livanos (4774 tonnes).
A 20h07, deux torpilles G7e ratent leur cible qui file à 10 nœuds. Quelques minutes plus tard, une torpille impacte le cargo à bâbord dans la salle des machines. Le navire coulera à 20h36 emportant deux marins. L’équipage sera questionné puis rejoindra les côtes africaines le 6 juillet.
DOMMES pense que la zone, au Nord de Lorenço Marques, est propice à la chasse. Son instinct est correct, car entre le 11 et le 17 Juillet 1943 aux premières heures, il y coule trois gros cargos : un grec (sister-ship du "Michael Livanos"), un américain et un britannique.
Le 11 juillet à 10h37 : une torpille frappe le cargo grec SS Mary Livanos (4771 tonnes) à bâbord arrière alors qu’il navigue à 8 nœuds dans le canal du Mozambique. Très rapidement, le navire va prendre de la gîte arrière pendant que l’équipage quitte son poste. L’opérateur radio sera le dernier à quitter le cargo à 10h53 après avoir essayé d’envoyer un SOS. Dommes fera surface pour interroger l’équipage et prendre des photos avant de le laisser partir pour la terre toute proche.
Le 14 juillet à 2h36, le U-178 lance deux torpilles contre le marchand US SS. Robert Bacon (7197 tonnes). La première rate de peu la cible, la seconde frappe côté bâbord dans la soute à carburant. L’explosion projette de l’huile enflammée sur l’eau et le navire va prendre une gîte de 10° tribord poussant l’équipage à abandonner le navire.
A 3h14 un premier coup de grâce côté tribord reste sans suite. Un second coup de grâce à 4h43 envoie la navire par le fond avec 5 membres d’équipage. Le U-178 fera surface, Dommes interrogera les survivants puis donnera la direction à suivre pour rejoindre la terre avant de leur souhaiter bonne chance.
Le 17 juillet à 00h01, c’est le tour du SS City Of Canton, un britannique de 6692 tonnes.

(SS City of Canton)
Le U-178 va le traquer pendant 18h00, tirer deux torpilles le 16 juillet à 15h26 et manquer la cible, et penser le perdre de vue dans un gros grain. Enfin le 17 à minuit, il tire deux nouvelles torpilles. Une seule va toucher la cible, mais ce sera suffisant pour stopper le cargo. Un premier coup de grâce va faire long feu. Un second va briser le navire en deux qui coule à 0h31 avec 7 membres d’équipage.
Le U-178 sera le seul U-Boot de type IXD-2 à ne pas rejoindre Bordeaux.
Le 22 Juillet 1943, DOMMES reçoit l'ordre, après avoir tiré toutes ses torpilles, d'aller à un rendez-vous avec le sous-marin italien "Torelli" (C.C. Antonio De Giacomo), au Sud-Est de Madagascar pour aller se ravitailler auprès de lui. Le commandement des U-Boote demande à DOMMES si lui et son équipage sont capables d'aller à Penang. DOMMES répond par l'affirmative. Après le réapprovisionnement en fuel, les deux sous-marins font route vers Penang, où ils y arrivent le 27 août 1943.
L'U-178 a effectué une patrouille de 153 jours. Pendant le transit, Dönitz et l'OKM décident d'établir une base sous-marine à Penang et de l'adapter pour les gros sous-marins et les cargos allemands et italiens et leurs équipages.

(Arrivée à Penang)
Le K.K. Wilhelm DOMMES rejoindra Penang en mars 1944 pour prendre le commandement de la base.
Patrouille 4 :
Départ de Penang le 9 octobre 1943, arrivée à Singapour le 11 octobre 1943.
Patrouille 5 :
Départ de Singapour le 23 octobre 1943, arrivée à Penang le 25 octobre 1943.
Le 6 novembre 1943, le sous-marin britannique HMS Tally-Ho va tirer 5 torpilles contre un U-Boot quittant Penang. Toutes manquées. La cible était le U-178 qui détectera deux sillages.
DOMMES tombe malade et doit quitter PENANG pour Bordeaux en novembre 1943. C'est son I.WO, Wilhelm SPAHR, qui prend le commandement de l'U-178 le 25 novembre 1943.
Le K.K. Wilhelm DOMMES rejoindra Penang en mars 1944 pour prendre le commandement de la base.
Patrouille 6 :
Le 27 Novembre 1943, départ de Penang pour l'Océan Indien, puis vers la France, avec 153 tonnes de cargaison : trente tonnes de caoutchouc, cent vingt et une tonne d'étain et deux tonnes de tungstène. Le 27 décembre 1943, il envoie par le fond un américain (SS José Navarro – 7244 tonnes), à 200 nautiques à l'Ouest de Trivandrum (Indes).

(SS José Navarro)
Il est 00h12 quand une torpille impacte le navire à l’avant tribord entre les cales 1 et 2. L’explosion va jeter le cargo sur bâbord et entrainer une gîte par la proue mettant l’hélice hors de l’eau. 30 minutes après l’attaque, les machines stoppent et l’équipage abandonne le navire.
Vers 3h00, une trentaine d’hommes remontent dans le cargo dans l’espoir de le sauver. Ils vont travailler pendant plusieurs heures mais en vain avant d’abandonner de nouveau le navire.
A 14h58, le U-178 tire le coup de grâce qui envoie le cargo par le fond.
Pendant le mois de Janvier 1944, le U-178 opère au Sud-Ouest de l'Inde sans aucun succès. Il se ravitaille auprès du "Charlotte Schliemann", à 100 nautiques au Sud-Est de l'île Maurice, le 27 Janvier 1944. Pendant le mois de Février 1944, il patrouille dans la zone de l'île Maurice.
Le 27 Février 1944, il ravitaille l'U-532 (F.K. Ottoheinrich JUNKER). Ce dernier devait s'approvisionner auprès du "Charlotte Schliemann", mais le ravitailleur a été sabordé après avoir été attaqué et endommagé dans la nuit du 11 au 12 Février 1944.
L'U-178 reçoit l'ordre de ravitailler l'UIT-22 (O.L. Karl WUNDERLICH), à 600 nautiques au Sud du Cap. Le 8 mars 1944, l'U-178 est repéré en surface, à 350 nautiques au Sud de Port Elizabeth, par un "Ventura" du 25 Sqn de la S.A.A.F.. L'appareil lance cinq charges de profondeur après que l'U-Boot ait plongé. L'U-178 n'est pas endommagé, mais lorsqu'il remonte en surface au petit matin, un avion le repère l'obligeant une nouvelle fois à plonger. Il se déplace donc, à grande vitesse, en surface, la nuit, rechargeant ses batteries et reste en plongée le jour.
L'UIT-22 l'attend à la position convenue, mais il est repéré, le matin du 11 Mars 1944, par des "Catalina" du 262 Sqn (F/Lt Frederick, J. RODDICK, E.S.S. NASH et A.H. SURRIDGE) qui l'attaquent et le coulent. L'U-178 arrive quelques heures plus tard. Il ne reste plus qu'une grosse tâche de gas-oil sur les lieux du rendez-vous.
L'U-178 prend la route du retour. Le 4 avril 1944, il est mitraillé par un "Liberator" de l'U.S. Navy du Squadron VB 107, près de l'île d'Ascension, mais il ne lui lance aucune charge de profondeur.
L'U-178 s'échappe. Arrivée à Bordeaux le 25 mai 1944 après 181 jours de mer.

Ce fut la dernière patrouille opérationnelle du U-178.

Le U-178 fut sabordé le 25 août 1944, n’étant pas en mesure de quitter sa base devant l’avance alliées. Démantelé en 1947.

Liens :
http://www.uboat.net/boats/u178.htm
http://u-boote.fr/u-178.htm


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté mardi 23 fvrier 2016 à 16:03
Message #213


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-179 (Type IXD2)
Construction ordonnée le 28 mai 1940.
Mise en chantier le 15 janvier 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1019).
Lancé le 18 novembre 1941.
Commissionné le 7 mars 1942 sous les ordres du FKpt. Ernst Sobe.
4e Flottille Stettin du 07/03/1942 au 31/08/42 (entraînement).
10e Flottille Lorient du 01/09/42 au 30/09/42 (front boot).
12e Flottille Bordeaux du 01/10/42 au 08/10/42 (front boot).
Coulé le 8 octobre 1942 dans l’Atlantique Sud près de Cap Town (Afrique du Sud) en position 33.28S, 17.05E par les charges de profondeur du destroyer GB HMS Active.

Kaleun :

Fregattenkapitän Ernst Sobe

Emblème :
Néant – Inconnu

Photos :

(U-178 et le U179 (à droite) commissionné le 7 mars 1942)

Succès :
Vapeur marchand britannique SS. City of Athens (6558 tonnes) le 8 octobre 1942 (torpille).

Patrouilles et anecdotes : 1
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 15 août 1942 pour opérer dans l’Atlantique Sud.
Le 8 octobre 1942, alors qu’il se trouve à 60 milles de la ville du Cap (Afrique du Sud), le U-179 aperçoit le cargo britannique SS City of Athens (6558 tonnes) qui file sans escorte, en ligne droite, à la vitesse estimée de 11,25 nœuds.
A 16h07, le navire est impacté par une torpille du U-179 côté tribord dans la cale 4.

(SS City of Athens)
Très vite la cale est inondée et le cargo prend une gîte tribord arrière avant de se rétablir. Le pacha fait stopper les machines, conserve les hommes en poste et fait envoyer des SOS par le radio.
Les vigies vont alors apercevoir le périscope du U-179 par tribord, mais ce dernier s’immerge rapidement avant que les artilleurs de bord puissent ouvrir le feu.
Le capitaine du City of Athens va ensuite prendre la décision d’abandonner le navire car ce dernier transporte des explosifs qui risquent d’exploser à tous moment.
L’équipage (99 pax) va quitter le bâtiment en 12 mn dans 6 canots à l’exception d’un pompier de bord introuvable, du capitaine et du radio qui continue à envoyer ses signaux de détresse.
Peu avant 16h30, le périscope du U-179 est de nouveau aperçu par bâbord. C’est le moment choisi par le pacha et le radio pour sauter par-dessus bord…. A 16h31, le cargo est frappé par une nouvelle torpille côté bâbord en cale 2. C’est le coup de grâce.
Le navire coule par l’avant par un angle de 45° en moins de 10 minutes.
Le naufrage sera suivi en direct par le U-504 (Kpt Poske) positionné au loin et sous les vues d’un avion Hudson apparu peu de temps avant le tire de la seconde torpille.
Après le naufrage, les survivants seront récupérés au crépuscule par le HMS Active, un destroyer britannique ayant réceptionné les messages de détresse.


(HMS Active)
Peu de temps après avoir récupéré tous les naufragés, le HMS Active va avoir un contact radar du U-179. Tous projecteurs allumés et obus éclairants tirés, le destroyer va ouvrir le feu en direction du U-179 qui plonge en catastrophe.
Des charges de profondeur vont avoir raison du U-179 qui va dégager de grande quantité d’huile et mazout en surface, preuve de son naufrage.
Le U-504 restera à bonne distance alors que le destroyer restera sur place jusqu’au petit matin avant de prendre la route du Cap y déposer les survivants du City of Athens le 9 octobre.
Le U-179 a sombré avec ses 61 membres d’équipage. Pas de survivant.


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u179.htm


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
L'Apache
posté vendredi 26 fvrier 2016 à 14:12
Message #214


*******
Grand-frais

Groupe : Membres
Messages : 1686
Inscrit : 27/04/2006
Lieu : Béarn Libre
Membre no 2469



Documentaire sur le U-171 cité en haut de page en trois parties

https://www.youtube.com/watch?v=l_h8pYoI-p4
https://www.youtube.com/watch?v=C6fzy9J0yz0
https://www.youtube.com/watch?v=sJz_0kCGOGo


--------------------


Les balles traçantes sont efficaces dans les deux sens.... . . . . . . . . ....Le bruit tue
Go to the top of the page
 
+Quote Post
almg
posté dimanche 01 mai 2016 à 21:18
Message #215


******
Vent frais

Groupe : Membres
Messages : 1080
Inscrit : 01/04/2005
Lieu : Rennes (35)
Membre no 1779



Citation (L'Apache @ vendredi 26 f?vrier 2016 à 15:12) *




Documentaires très instructifs merci L'Apache.

Alban



Ce message a été modifié par almg - dimanche 01 mai 2016 à 21:19.


--------------------


Type VIIC Submarine Cutaway Schematics Viewer




Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté samedi 18 juin 2016 à 14:10
Message #216


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-180 (Type IXD1)
Construction ordonnée le 28 mai 1940.
Mise en chantier le 25 janvier 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1020).
Lancé le 10 décembre 1941.
Commissionné le 16 mai 1942 sous les ordres du Fregkpt. Werner Musenberg.
4e Flottille Stettin du 16/05/1942 au 31/01/1943 (entraînement).
12e Flottille Bordeaux du 01/02/1943 au 01/11/1943 (front boot).
Hors service du 01/11/1943 au 31/03/1944 (pour cause de travaux/transformations).
12e Flottille Bordeaux du 01/04/1944 au 23/08/1944 (front boot).
Disparu le 26 Août 1944.

Kaleun :

Kptlt. Werner Musenberg 16/05/1942 – 04/01/1944

Dont Oct 1943 – 7 Nov 1943 : Oblt. ® Harald Lange

Vacance de poste du 05/01/1944 – 01/04/1944

Oblt. Rolf Riesen du 02/04/1944 – 23/08/1944

Emblème :



Photos :

(U518 et U180 au second plan en juillet 1943)









Succès :
18 Avril 1943 à 01h26 : M.V. "Corbis" (pétrolier de 8132 tonnes), carreau KZ 6568, torpille - 34°56'S 34°03'E
03 Juin 1943 : S.S. "Boris" (cargo à vapeur de 5166 tonnes), carreau FL 3816, torpille - 07°14'S 18°41'O

Patrouilles et anecdotes : 2
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 9 février 1943 pour opérer dans l’Atlantique Sud.
Sur ordre direct d’Hitler, le U-180 avait embarqué deux passagers, les leaders nationalistes indiens Subhas Chandra Bose et le leader Abid Hasan. Tout deux étaient à Berlin et retournaient maintenant en Extrême Orient pour participer à la création d’un régiment (Légion indienne) avec les prisonniers indiens détenus par les japonais et lutter ainsi contre les troupes anglaises en Inde.
Les deux hommes doivent être transférés à bord d’un sous-marin japonais.
Le U-180 va rejoindre l’Atlantique Sud sans problème et se trouve le 1er avril 1943 au large de la ville du Cap (Afrique du Sud).
Le 18 avril il croise la route du pétrolier MV. Corbis (GB de 8132 tonneaux) à 500 miles marins au Sud-Est de Port Elisabeth.

(MV CORBIS)
A 3h56, le Corbis, qui navigue en isolé, est frappé par deux torpilles tirées par le U-180. Endommagé mais non condamné, il stoppe sur place. A 4h10, Musenberg envoie le coup de grâce sur le pétrolier arrêté. Ce dernier, qui a détecté la torpille, évite la torpille en faisant machine arrière.
Un second coup de grâce frappe le navire six minutes plus tard à la proue. L’impact déclenche un incendie et envoie le navire par le fond.
Quatre canots de sauvetage sont mis à l’eau mais trois sont entrainés vers le fond. Seul 10 membres d’équipage seront retrouvés 13 jours plus tard, dérivant.
Le 25 avril 1943, le U-180 retrouve le sous-marin japonais I29 à 300 miles nautiques au sud de Madagascar.

(Le I29 pendant le transfert)
Ils échangent personnel et matériel. Bose et Hasan embarquent sur l'I-29, deux sous-mariniers japonais, le commandant Tetsusiro Emi et l'ingénieur Hideo Tomogaga embarquent sur l'U-180 en vue d'étudier les pratiques des U-Boote. Côté matériel, les allemands donnent des munitions, des documents, des dessins techniques d'armes, d'avions et de sous-marins et trois caisses contenant 432 'Bolde' (leurre chimique simulant un écho identique à un U-Boot). Les japonais en échange donnent 21 torpilles Modèle n°2, plusieurs caisses de quinine, de l'armement, des documents, des dessins provenant de l'ambassade d'Allemagne à Tokyo ainsi que deux tonnes d'or en 146 lingots. En tout, les nippons transfèrent onze tonnes de matériel à bord de l'U-180.
Le U-180 va ensuite reprendre sa patrouille sur la côte Est de l’Afrique du Sud avant d’entamer son retour vers Bordeaux.
Pendant la patrouille il est approché par deux avions britanniques. Le premier est un "Avro Anson" attiré par les fumées des diesels, le second est un "Handley Page Hampden". Ce dernier attaque l'U-Boot et le rate. Gêné par ces problèmes de fumée et par des problèmes de réfrigérant, Musenberg fait alors route vers la France
Le 3 juin 1943, les vigies aperçoivent le cargo grec SS. Boris (5166 tonnes) à 250 miles au Nord-Est de l’île d’Ascension.

(SS. BORIS)
Le Boris est seul. Il navigue en ligne droite à une vitesse de 7 nœuds.
Le cargo a été détecté depuis plus de 7h00. Musenberg attend l’ordre d’autorisation d’attaquer du BdU. Il se trouve en effet dans un secteur réservé aux briseurs de blocus. Une erreur n’est pas permise.
Autorisation obtenue, il attaque à 23h40 avec 3 torpilles. Une seule torpille impacte le navire. Les dégâts sont suffisants pour obliger l’abandon du cargo sans avoir le temps d’envoyer de signaux radio de détresse.
Un coup de grâce sera nécessaire pour envoyer le Boris et sa cargaison de bois par le fond. Musenberg va interroger le pacha avant de les laisser partir. Ils seront récupérés les 14 et 17 juin 1943.
Mi-juin, le U-180 sera réapprovisionné en carburant par le U-530 au Sud-Est des Canaries.
Le U-180 rejoint Bordeaux le 2 juillet 1943 avec 2 victoires.

Pendant cette première patrouille, les moteurs expérimentaux n’auront pas donné les résultats escomptés et surtout ils émettaient énormément de fumée repérable par l’ennemi. Le U-180 fut donc retiré du service pour travaux et rénovation.
Ses moteurs furent changés, ses tubes lance torpilles retirés, et un schnorkel ajouté. Le U-180 fut reconverti en U-Tanker avec une capacité d’emport de 252 tonnes.
Il rejoint la 12e Flottille le 2 avril 1944 sous les ordres de l’Oblt. Rolf Riesen
Patrouille 2 :
Départ de Bordeaux le 24 août 1944 pour l’Extrême Orient.

Le U-180 va disparaitre dans le Golfe de Biscaye sans que les causes soient avérées.
On pense qu’il a coulé probablement après avoir heurté une mine, à 40 nautiques à l'Ouest de Lacanau-Océan.
Une rumeur après guerre dit également que l'U-180 transportait deux tonnes d'or, au départ de Bordeaux, pour le Japon.
56 morts. Aucun survivant.


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u180.htm
http://u-boote.fr/u-180.htm


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté samedi 02 juillet 2016 à 19:20
Message #217


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-181 (Type IXD2)

Construction ordonnée le 15 août 1940.
Mise en chantier le 15 mars 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1021).
Lancé le 30 décembre 1941.
Commissionné le 9 mai 1942 sous les ordres du Kptlt. Wolfgang Lüth.

4e Flottille Stettin du 9/05/1942 au 30/09/1942 (entraînement).
10e Flottille Lorient du 01/10/1942 au 31/10/1942 (front boot).
12e Flottille Bordeaux du 01/11/1942 au 30/09/1944 (front boot).
33e Flottille Penang/Batavia du 01/10/1944 au 05/05/1945 (front boot).
Capturé par les japonais le 5 mai 1945 à Singapour pour devenir le sous-marin nippon I-501 le 15 juillet 1945.
Capturé par les alliés à Singapour le 15 août 1945 après la reddition du Japon.
Remorqué le 15 février 1946 dans le détroit de Malacca puis coulé par les frégates HMS LOCH LOMOND et HMS LOCH GLENDHU.

Kaleun :

K.K. Wolfgang LÜTH du 9 Mai 1942 au 31 Octobre 1943

K.z.S. Kurt FREIWALD du 1er Novembre 1943 à Mai 1945

Emblèmes :




(U181 : page de garde du livre d'Or)

Photos :

(U181 : avec son as de pique)


(U181 : Retour à Bordeaux le 14 octobre 1943)


(U181 : Lüth et sa barbe de 6 mois à Bordeaux)

Succès : 27
3 Novembre 1942 à 16h22 : M.V. "East Indian" (cargo à moteur de 8159 tonnes), torpille
8 Novembre 1942 à 20h55 : S.S. "Plaudit" (cargo à vapeur de 5060 tonnes), torpille + artillerie
10 Novembre 1942 à 08h27 : S.S. "K.G. Meldahl" (cargo à vapeur de 3799 tonnes), torpille
13 Novembre 1942 à 08h01 : S.S. "Excello" (cargo à vapeur de 4969 tonnes), carreau KZ 1914, torpille
19 Novembre 1942 à 21h25 : S.S."Gunda" (cargo à vapeur de 2241 tonnes), carreau KP 1324, torpille
20 Novembre 1942 à 01h24 : S.S. "Corinthiakos" (cargo à vapeur de 3562 tonnes), torpille
22 Novembre 1942 à 11h40 : S.S. "Alcoa Pathfinder" (cargo à vapeur de 6797 tonnes), torpille
24 Novembre 1942 à 07h37 : S.S. "Mount Helmos" (cargo à vapeur de 6481 tonnes), torpille + artillerie
24 Novembre 1942 à 20h34 : S.S. "Dorington Court" (cargo à vapeur de 5281 tonnes), torpille + artillerie
28 Novembre 1942 à 22h50 : S.S. "Evanthia" (cargo à vapeur de 3551 tonnes), torpille + artillerie
30 Novembre 1942 à 05h11 : S.S. "Cleanthis" (cargo à vapeur de 4153 tonnes), torpille + artillerie
2 Décembre 1942 à 17h40 : S.S. "Amarylis" (cargo à vapeur de 4328 tonnes), carreau KP 3583, torpille
11 Avril 1943 : S.S. "Empire Whimbrel" (cargo à vapeur de 5983 tonnes), carreau ET 8881, torpilles
11 Mai 1943 à 04h08 : S.S. " Tinhow" (cargo à vapeur de 5232 tonnes), carreau KP 3777, torpille
20 Mai 1943 à 08h29 : M.V. "Sicilia" (cargo à moteur de 1633 tonnes), carreau KP 3578, torpille
7 Juin 1943 à 23h28 : S.S. "Harrier" (cargo à vapeur de 193 tonnes), carreau KP 53, torpille
2 Juillet 1943 à 23h15 : S.S. "Hoihow" (cargo à vapeur de 2798 tonnes), carreau KG 4937, torpille
15 Juillet 1943 à 18h01 : S.S. "Empire Lake" (cargo à vapeur de 2852 tonnes), torpille
16 Juillet 1943 à 15h58 : S.S. "Fort Franklin" (cargo à vapeur de 7135 tonnes), torpille
4 Août 1943 : S.S. "Dalfram" (cargo à vapeur de 4558 tonnes), carreau KG 8555, torpille
7 Août 1943 à 11h16 : S.S. "Umvuma" (cargo à vapeur de 4419 tonnes), carreau KG 5878, torpille
12 Août 1943 à 03h32 : S.S. "Clan Macarthur" (cargo à vapeur de 10528 tonnes), torpille
1 Mai 1944 à 04h11 : S.S. "Janeta" (cargo à vapeur de 5312 tonnes), carreau FS 5931, torpille
19 Juin 1944 : S.S. "Garoet" (cargo à vapeur de 7118 tonnes), carreau LW 7346, torpille
15 Juillet 1944 : S.S. "Tanda" (cargo à vapeur de 7174 tonnes), carreau MS 5569, torpille
19 Juillet 1944 : S.S. "King Frederick" (cargo à vapeur de 5265 tonnes), carreau MS 7974, torpille
2 Novembre 1944 : S.S. "Fort Lee" (pétrolier à turbine de 10198 tonnes), carreau KU 49, torpille

Patrouilles et anecdotes : 4
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 12 septembre 1942 pour opérer dans l’Atlantique Sud.
Sur sa route, le U-181 fut détecté et attaqué par un avion au niveau des Shetlands.
Malgré une plongée en catastrophe, le U-Boot est légèrement endommagé par une des charges de profondeur. Alertés par l’aviation, deux unités navales se joignent à la chasse et vont, pendant 10 heures, larguer plus d’une trentaine de charges sans résultat. Le U-181 réussi à s’échapper.
La traversée de l’Atlantique centre se fait sans problème et le U-181 franchi l’équateur le 18 octobre 1942.

(U181 : Rituel du passage de l'équateur respecté)
Le 3 novembre, alors qu’il se trouve à 300 nautiques au Sud-Ouest du Cap, le U-181 détecte et prend en chasse le cargo US MV. East Indian (8159 tonnes).
Lüth va poursuivre le cargo qui navigue en zigzag à la vitesse de 11,5 nœuds et se mettre en position de tir à 16h22 pour envoyer une salve de deux anguilles qui vont impacter le navire côté tribord au niveau de la cloison de la salle des machines. Le cargo va couler en deux minutes, entrainant avec lui 23 personnes dont le pacha. Le reste de l’équipage réussira à embarquer dans un canot et 4 radeaux.
Dix minutes plus tard, Lüth fait surface, interroge le second et donne de l’eau et le cap pour rejoindre Cap Town. Les 17 naufragés du canot seront retrouvés 13 jours plus tard. Les radeaux et leurs occupants ne seront jamais retrouvés….. soit 48 victimes au total.
Le 8 novembre, il va envoyer par le fond un cargo panaméen au large de Port Elisabeth : le SS. Plaudit (5000 tonneaux).
A 20h55 le Plaudit est frappé par une torpille dans la salle des machines côté bâbord. L’explosion a détruit les canots de sauvetage et le pont côté bâbord, ainsi que le local radio sans que puisse être envoyé de SOS.
30 minutes plus tard, Lüth fait surface et fait donner le canon de pont pour achever le cargo qui ne veut pas couler. 15 à 20 coups seront nécessaires. La majeure partie de l’équipage embarquera sous le feu dans les deux canots tribord et deux radeaux. On déplorera la perte de trois hommes. Les autres seront secourus le 10 novembre.
Le U-181 se dirige ensuite vers la côte Est sud-africaine et le 10 novembre il croise la route du cargo norvégien SS. K.G. Meldahl (3799 tonnes) au niveau d’East London.
Le K.G. Medahl navigue sans escorte. A 2h03, Lüth tire une torpille qui manque la cible.
A 2h42, une salve de deux torpilles manque de nouveau la cible. Il va falloir près de 5 heures à Lüth pour se retrouver en position de tir. Ce sera fait à 8h27 quand une torpille G7a frappe le navire côté tribord dans la salle des machines.
Il faudra attendre 9 minutes pour voir le cargo sombrer avec 2 membres d’équipage. Les autres seront secourus trois jours plus tard.
Trois jours plus tard (le 13 novembre), c’est le tour du cargo US SS.Excello (4969 tonnes) à 50 nautiques au sud de Port St John.
L’Excello suivait alors une course non évasive à la vitesse de 9 nœuds. A 8h01, il est touché par une torpille côté bâbord, au niveau de la calle 5, soufflant les écoutilles entre les calles 4 et 5, abattant le mat principal et propageant des éclats et débris sur tout le pont supérieur.
En moins de trois minutes, la salle des machines sera inondée et les moteurs mis en sécurité.
Les 49 membres d’équipage survivants (2 morts) vont tenter d’embarquer dans trois canots de sauvetage. L’un des canots se retournera pendant la mise à l’eau obligeant ses occupants à embarquer dans des radeaux.
Le bateau va couler par la poupe en moins de 20 minutes.
Le U-181 fera surface pour interroger l’équipage avant de quitter la zone. Les naufragés seront secourus les jours suivants.
Le 13 novembre 1942, Lüth se voit décerner la Croix de Chevalier avec feuilles de chêne (Eichenlaub zum Ritterkreuz des Eisernen Kreuz).
Dans la matinée du 15 Novembre 1942, l'U-181 est repéré en surface par le destroyer H.M.S. "Inconstant" (W.S. CLOUSTON) dans les environs de Durban.

(HMS Inconstant)
La chasse continue dans l'après-midi, lorsque les corvettes H.M.S. "Jasmine" et H.M.S. "Nigella" le rejoignent.
L’HMS Inconstant tentera sept attaques et lancera une seule charge de profondeur. Le HMS Jasmine mènera également une seule attaque avec charges de profondeur avant de stopper vers minuit.
Le U-181 sera obligé de plonger à plus de 170 m pour sauver sa peau au prix de quelques voies d’eau peu importantes.
Lüth s’échappe direction plein Nord pour poursuivre une chasse qui va s’avérer fructueuse.
En effet, Lüth va prendre position au large de Maputo (Mozambique) le 18 novembre 1942 et, dans les douze jours qui vont suivre, envoyer par le fond pas moins de 7 bâtiments alliés :
- Le 19 novembre, le cargo norvégien SS Gunda (2241 tn) : à 21h25, il est frappé à la proue par une torpille G7a alors qu’il se trouve entre Inhaca et Punta de Oro dans le canal du Mozambique. Il va couler en quelques minutes. Lüth essaiera de questionner quelques survivants asiatiques sans résultat. Ils ne comprennent pas l’allemand et l’anglais. Tous les membres d’équipage européens sont morts dans le naufrage. Huit survivants seulement seront retrouvés.
- Le 20 novembre, le cargo grec SS Corinthiakos (3562 tn) : à 1h24 le cargo est impacté par une torpille côté tribord alors qu’il navigue sans escorte et non armé. Il va couler en moins de deux minutes avec son pacha et 10 membres d’équipage. Les hommes du U-181 vont repêcher un homme à la dérive et l’installer dans l’un des deux canots à flot avant d’interroger les survivants qui seront secourus le jour même.
- Le 22 novembre, le cargo US SS. Alcoa Pathfinder (6797 tn) :

(SS. Alcoa Pathfinder)
Lüth détecte le navire alors qu’il se découpe à l’horizon par pleine lune à 75 miles au sud de Marques Lourenço. Armé mais non escorté, le cargo est frappé par une torpille à bâbord à proximité de la salle des machines. L’explosion violente va projeter des débris à plus de 100 m de haut. Déstabilisée, la cargaison de chrome va emporter le navire par la poupe en trois minutes alors qu’il progresse encore à 4 nœuds. Si l’équipage abandonne le navire, cinq gardes armés resteront à leur poste canon de 20 mm jusqu’à la dernière minute cherchant la cible U-181 en vain. Ils sauteront à la mer. On comptera 6 morts pour 55 survivants.
L’épopée de ces survivants est épique. Ils toucheront terre 18h00 après l’attaque au niveau de Point Oro Light. Là, ils marcheront plus de 30 km guidés par des zoulous avant de bivouaquer dans des cases locales. Le jour suivant ils seront emmenés au terrain d’aviation de Maputo (Mozambique) puis le 25 novembre vers Durban (Afrique du Sud) puis finalement rapatriés aux USA…..
- Le 24 novembre à 7h38, le cargo grec SS Mount Helmos (6481 tn) : une première torpille G7a est tirée mais fait long feu. Une nouvelle torpille G7e est alors lancée vers la cible. Elle impacte le cargo qui stoppe sa course sans couler. Néanmoins, l’équipage abandonne le navire dans ses canots de sauvetage avant d’être interrogés par les allemands. Lüth fait alors ouvrir le feu avec ses pièces de pont pour achever le cargo. 78 coups dont 65 au but seront nécessaires pour le couler à 8h42. Pendant cette attaque, le canon AA de 37 mm du U-Boot explose le rendant inutilisable pour le reste de la patrouille.
- Le 24 novembre à 20h34, le cargo britannique SS Dorington Court (5281 tn) : alors qu’il navigue sans escorte à la vitesse de 8,5 nœuds à 105 nautiques au Sud-Est de l’île Inhaca, le cargo est frappé par une torpille côté bâbord entre le moteur et la chaufferie. L’explosion arrachera toutes les écoutilles, détruira tous les canots bâbord et tuera 4 hommes sur le pont. Très rapidement le navire va s’enfoncer avec de l’eau jusqu’au pont mais tout en restant à flot. L’équipage va alors abandonner le navire avec les canots tribord.
A 21h03, une nouvelle torpille est tirée mais loupera la cible à cause d’une défaillance technique. Afin d’économiser ses torpilles Lüth fera faire surface 20 minutes plus tard pour utiliser son canon de pont de 105 mm et son 20 mm AA.
Pendant l’attaque, la pièce AA de 20 mm sera endommagée.
90 coups seront tirés dont 60 au but. Le navire est en flamme et coulera après 1 heure de tirs.
Le U-Boot quittera la zone sans interroger les survivants (39) ayant obtenu l’identité du bateau en interceptant ses signaux de détresse.
- Le 28 novembre, le cargo grec SS.Evanthia (3551 tn) : Il était 22h50 quand le navire fut torpillé plein centre par une G7a alors qu’il naviguait sans escorte au large de Lourenço Marques. Sans attendre, l’équipage va abandonner le navire pendant que Lüth fait surface. Le cargo sera coulé au canon de pont : 70 coups au but sur 107 obus tirés. Aucun mort à déplorer.
- Le 30 novembre, le cargo grec SS.Cleanthis (4153 tn) : la destruction du SS Cleanthis ne fut pas une mince affaire.

(SS. Cleanthis)
Après avoir détecté le navire à 42 miles au Sud-Est d’Inhambane et 4 heures de poursuite, Lüth va tenter de le torpiller. Il est 5h11, une salve de deux torpilles G7e est tirée. La première va manquer la cible car le cargo va soudainement changer de cap, la seconde va passer sous le bateau sans se déclencher.
Dans ces conditions et pour économiser ses torpilles, Lüth fait surface et se rapproche du navire par l’arrière, tout en engageant le bâtiment au canon de105 mm. 80 coups seront tirés dont 70 au but, dont un qui détruira la pièce AA du navire, unique armement de ce dernier, ainsi que le local radio.
Le Pacha du cargo sera tué dès le début de l’engagement. L’équipage valide va alors abandonner le navire dans le dernier canot en état pendant que le U-181 va se rapprocher à 400 m du Cleanthis.
A cette distance, les canonniers vont s’appliquer et tirer leurs derniers obus au niveau de la ligne de flottaison côté tribord. Comme ce n’est toujours pas suffisant, Lüth fait donner le canon AA de20 mm qui va littéralement découper la coque façon ouvre boîte côté bâbord. A ce régime là, le SS Cleanthis en feu et ravagé, coule par la poupe à 6h55.
22 marins seront secourus.12 disparaitront avec le cargo.
Après cet épisode faste de 12 jours, Lüth entame son retour vers la France dès le 2 décembre 1942 sans munitions d’artillerie.
Le même jour il détecte et envoie par le fond le cargo panaméen SS Amaryllis (4238 tn).
Il est 17h40. Le cargo navigue sans escorte à l’Est du Cap Ste Lucie, en ligne droite à la vitesse estimée de 7,5 nœuds sous une pluie battante.
Lüth tire une torpille G7a qui va impacter plein centre côté bâbord. L’explosion va couper le navire en deux qui va couler en 3 minutes. L’équipage n’aura pas le temps d’embarquer dans les canots. Seulement quelques hommes (8) réussiront à atteindre des radeaux qui flottent en surface.
Lüth fera surface et interrogera l’officier en second qui se trouve parmi les survivants. Ces derniers seront secourus 6 jours plus tard.
Pour la petite histoire, on précisera que le U-Boot embarquera un mouton qui était sur le point de se noyer afin d’améliorer l’ordinaire….
Le premier janvier 1943, le U-181 reçoit l’ordre de Dönitz de se joindre à la meute « Delphin » pour former une ligne de patrouille à l’Ouest des Canaries à partir du 7 janvier pour intercepter le convoi TM1 composé de 9 pétroliers et protégés par le groupe d’escorte B5 constitué d’un destroyer et 3 corvettes.
Le U-181 verra son attaque repoussée le 9 janvier. Mais le reste de la meute (U575, U381, U436, U571, U522, U620, U511, U514, U442, U125) enverra 7 pétroliers par le fond.
Lüth reprendra ensuite sa route vers Bordeaux qu’il atteindra le 18 janvier 1943 avec 12 victoires à son actif (58 381 tn) après 129 jours de mer……

Lüth se voit décerner le « U-Boot-Kriegsabzeichen mit Brillanten” le 26 janvier 1943.

Patrouille 2 :
Départ de Bordeaux le 23 mars 1943 pour opérer dans l’Atlantique Sud.
Sur sa route, il va se joindre aux U267, U404, U571 et U662 qui ont reçu l’ordre de rechercher le convoi SL126 qui a été détecté le 27 mars par un avion de reconnaissance à l’Ouest du Golf de Gascogne. Le convoi SL126 est constitué de 39 marchands et 13 escorteurs faisant route de Freetown à Liverpool.
Seul le U404 et le U662 trouveront le convoi et lui couleront 4 navires et un endommagé.
Une fois le contact perdu avec le convoi, le U-181 reprendra sa route vers le Sud.
Le 11 avril 1943, le U-181 croise la route du marchand GB SS.Empire Whimbrel (5983 tn) à 420 miles au Sud-Ouest de Freetown.

(SS. Empire Whimbrel)
Il navigue sans escorte.
Un drame va se jouer lors de cette attaque.
Dans un premier temps, vers 3h30, Lüth lance deux torpilles G7a en direction du marchand vapeur mais les vigies du navire détectent le sillage des torpilles, ce qui permet d’engager une manœuvre d’évitement. A 5H56, deux nouvelles torpilles G7e sont tirées et, cette fois-ci, elles atteignent leur but.
Pendant que l’équipage abandonne le navire, Lüth fait surface pour interroger les survivants.
Comme le cargo ne veut pas couler, Lüth décide de donner le coup de grâce avec ses pièces de pont et, notamment le canon de 37 mm.
La pièce de 37 mm, qui n’a pas fonctionné depuis 4 mois, se désintègre au premier tir suite à l’explosion d’une munition dans la chambre de tir.

(U181 : le canon de 37 mm a explosé)
Trois sous-mariniers seront blessés : le Matrosengefreite Wilhelm Williger, Erich Will le servant de pièce et le Bootsmaat Heinz Kühne.
Grièvement blessé Williger doit être amputé de la jambe gauche par le médecin de bord, le docteur Lothar Engel. Amputé, il mourra quelques heures après. Son corps sera donné à la mer le 12 avril 1943. Quant à Will, il sera transféré le même jour à bord du U-516 qui rejoindra Lorient le 4 mai.
Le cargo coulera sans faire de victime (53 survivants) à 7h15 après avoir reçu 20 obus sur les 28 tirés du canon de 105 mm pendant qu’on opérait Williger.
Le 15 avril 1943, Lüth est décoré de la Croix de Chevalier avec feuilles de chêne et épées (Eichenlaub mit Schwertern zum Ritterkreuz des Eisernen Kreuz).
Le U-181 reprend ensuite sa route vers le Sud, passe le Cap de Bonne Espérance puis remonte vers le Canal du Mozambique.
Le 11 mai 1943, il envoie par le fond le marchand anglais SS.Tinhow (5232 tn).
Le SS.Tinhow navigue alors sans escorte. Il appartenait au convoi dispersé DN37. Il est 4h08 quand il est torpillé à 25 miles de la côte mozambicaine. 75 des 203 passagers et membres d’équipage perdront la vie.
Dans le même secteur, il arraisonne puis coule le cargo neutre suédois MV.Sicilia (1633 tn) le 27 mai 1943.

(MV Sicilia)
Lüth avait détecté puis suivi le Sicilia pendant une douzaine d’heures. A 6h11 ce 27 mai, il force le cargo neutre à stopper avec avoir tiré une dizaine de coups de semonce devant la proue.
Le Pacha du cargo et ses officiers seront interrogés et les documents de bord examinés par Lüth à bord du U-181.
Le cargo transporte 6241 sacs de farine de blé et 300 fûts de pulpe de fruit. Lüth ne reconnaitra pas la neutralité du suédois. Il ordonnera l’évacuation du navire avant de le torpiller vers 8h30.
Le 7 juin 1943, il coule le petit cargo sud-africain SS. Harrier (193 tn) à 200 miles à l’Est de Durban.
Sans escorte, le navire est frappé par une torpille G7a à 23h28. Il est littéralement pulvérisé dans une énorme explosion. Ses 16 membres d’équipage perdront la vie.
Après cette attaque, Lüth va se diriger plein Est et rejoindre l’Océan Indien pour y être ravitaillé.
Le 23 juin il rejoint le marchand allemand Charlotte Schliemann à 600 miles au Sud de l’île Maurice pour un recomplètement en vivre, carburant et munitions.
Un marin du ravitailleur embarque à bord de l'U-Boot pour remplacer un des trois hommes d'équipage perdu pendant cette patrouille.
Le 1er juillet 1943, le U-181 se trouve devant Port Louis à Maurice. Lüth a détecté trois cargos au mouillage dans le port. Il va attendre patiemment leur sortie.
Le 2 juillet, deux des trois marchands quittent Port Louis. Lüth prend en chasse le second, le marchand britannique SS. Hoihow (2798 tn). Après 10 heures de poursuite et arrivé en position de tir, Lüth tire 2 torpilles qui impactent le navire à bâbord.
Le navire va couler en moins de 3 minutes emportant avec lui le pacha, 90 membres d’équipage et 47 passagers. Seul 4 survivants seront récupérés plus tard par un cargo US.
Le 15 juillet, alors qu’il se trouve entre La Réunion et Madagascar, le U-181 envoie par le fond le marchand GB SS. Empire Lake (2852 tn) à 18h01.31 des 38 membres d’équipage perdront la vie.
Le lendemain, un peu plus au Sud, c’est le tour du cargo britannique SS. Fort Franklin (7135 tn).
Ce dernier navigue sans escorte quand il est torpillé et coulé. Si 5 membres d’équipage perdent la vie dans le naufrage, 50 rejoindront les côtes malgaches.
Le 4 août 1943, entre Maurice et La Réunion, il coule le marchand britannique SS. Dalfram (4558 tn).
A 4h03, une des trois torpilles, tirées en une salve, impacte le cargo.
L’équipage va rapidement abandonner le navire toujours à flot. A 4h53 Lüth donne le coup de grâce.
L’équipage sera interrogé puis rejoindra Sainte-Marie 8 jours plus tard.
Le 7 août, dans le même secteur, le U-181 coule le cargo britannique SS. Unvuma (4419 tn).
L’Unvuma appartenait au convoi dispersé DN54. Il faisait route sans escorte à l’Ouest de Maurice. A 9h16 il frappé par une torpille G7e. Il va mettre 11 mn à couler avec 22 de ses 89 personnels embarqués.
Le 9 août 1943, Lüth apprend qu’il est décoré de la Croix de Chevalier avec feuilles de chêne, épées et diamants (Eichenlaub mit Schwertern und Brillanten zum Ritterkreuz des Eisernen Kreuz).
C’est le premier commandant de U-Boot à recevoir cette décoration.
Le 12 août, au Sud-Ouest de la Réunion, le U-181 croise la route du gros cargo GB SS. Clan MacArthur (10528 tn) qui navigue sans escorte.

(SS. Clan Macarthur)
Ce navire appartenait au convoi dispersé DN-55.
Après une chasse de 15 heures, Lüth est enfin en position de tirer. Une salve de deux torpilles G7a touche le cargo qui demeure à flot. Un coup de grâce sera nécessaire tiré à 3h47. Le marchand mettra 8 mn pour sombrer par la proue.
Après que le cargo ai disparu de la surface, une forte explosion sous-marine endommagera légèrement le U-Boot et inondera plusieurs canots de sauvetage.
Lüth quittera la zone non sans avoir interrogé les survivants (105 sur 157) qui seront secourus par un sloop colonial des FFL.
Le 15 Août 1943, l'U-181 reçoit l'ordre pour aller à un rendez-vous avec l'U-197 (K.L. Robert BARTELS) deux jours plus tard (le 17) pour caler leur retour vers la France. Il y a alors beaucoup de communications radio entre l'U-181, l'U-196 (K.K. Eitel-Friedrich KENTRAT) et l'U-197 durant le 17 et le 18 Août et ces échanges sont détectés. Le 19 Août, l'U-181 et l'U-197 se rencontrent dans le Sud du Cap Sainte-Marie (Madagascar). Le K.L. BARTELS, commandant de l'U-197, décide de rester sur zone. LÜTH va ensuite rejoindre l'U-196, le 20 Août, dans le Sud-Sud-Ouest de Madagascar. La météo est mauvaise et l'offre de torpilles, de carburant et de nourriture par l'U-196 qui rentre en France n'est pas prise en compte par LÜTH, qui ne peut pas attendre une amélioration du temps.
Les deux commandants ne se rencontrent pas et échangent les instructions opérationnelles par signaux visuels.
Le 20 Août 1943, l'U-181 reçoit un signal de l'U-197, disant qu'il est attaqué par un avion et qu'il a des difficultés à plonger. L'avion, un "Catalina" de la R.A.F. du Sqn 259, piloté par le F/Lt O. BARNETT, venu de Sainte Lucie (Province du Natal), a largué six charges de profondeur lui causant de graves dommages. LÜTH ayant reçu deux différentes positions de l'U-197, il décide de rester avec l'U-196 jusqu'à ce que l'U-197 se signale de nouveau. Pendant ce temps, l'U-197 est toujours surveillé par le "Catalina" qui cercle au-dessus de lui. L'U-197 fait part ensuite de sa position correcte, mais une demi-heure plus tard les signaux de détresse cessent. Un deuxième "Catalina" du Sqn 265, piloté par le F/O C.E. ROBIN, arrive sur zone et les deux appareils mitraillent l'U-197. ROBIN largue six charges de profondeur et l'U-Boot est détruit. L'U-181 et l'U-196 font mouvement vers lui, mais ne trouvent aucunes traces du naufrage.
Le 24 août 1943 les U-181 et U-196 initient leur retour vers la France.
Après une patrouille de 206 jours et 10 navires envoyés par le fond (45331 tn), le U-181 rejoint Bordeaux le 14 octobre 1943.

206 jours de patrouille (un peu moins de 7 mois) : c’est la seconde plus longue patrouille réalisée par un U-Boot (225 jours pour le U-196).

(KvKpt Wolfgang LÜTH)
Le Kvtkpt Lüth quitte le commandement du U-181 le 31 octobre 1943, le devoir accompli. Il prendra le commandement de la 22e Flottille en janvier 1944.
Le Kpt. Kurt Freiwald prend le commandement du U-181 le 1er novembre 1943.

Patrouille 3 :
Départ de Bordeaux le 16 mars 1944 pour opérer dans l’Océan Indien.
En route vers le Sud, l'U-181 a rendez-vous, le 22 Avril 1944, avec l'U-188 qui se trouve sur la route du retour pour recevoir des informations sur les opérations en cours dans l'Océan Indien.
Cela fait, le U-181 reprend sa route et croise le SS.Janeta (GB de 5312 tn) à 900 miles au Sud de l’île d’Ascension le 1er mai 1944.
Le U-181 pense torpiller le marchand SS Banavon à 4h11. L’interrogatoire de l’un des 34 survivants (14 disparus) lèvera le doute sur l’identité du SS.Janeta.
Le 9 mai, le U-181 croise au large du Cap puis le Cap de Bonnes Espérance le 17 avant de rejoindre son secteur de patrouille au Sud-Est de Madagascar début juin.
Alors qu’il se dirige vers la côte Ouest de l’Inde, il envoie par le fond le cargo hollandais SS. Garoet (7118 tn) le 19 juin 1944 à 700 miles au Nord-Est de Maurice.
Le SS Garoet navigue alors sans escorte mais armé, en ligne droite, à la vitesse estimée de 10 nœuds pendant une nuit noire sans lune. La mer est agitée.
Vers 19h50, Freiwald tire deux torpilles qui vont impacter le navire côté bâbord dans la cale 2.
Le cargo va couler en moins de deux minutes entrainant avec lui 89 des 99 personnes à bord du navire. En effet, les marins n’auront pas le temps de mettre les canots à la mer ou d’envoyer un message de détresse. Les deux seules chaloupes mises à l’eau seront entrainées par les remous et 10 hommes réussiront à s’accrocher à deux radeaux de circonstance.
Le U-181 fera surface 5 minutes plus tard. Les questions d’usage seront posées aux survivants. L’officier en second refusera de répondre. Fretwald laissera repartir les deux radeaux qui seront récupérés les 30 juin et 4 juillet alors qu’ils naviguaient séparément.
Le 15 juillet, alors qu’il se trouve au Nord-Ouest de Mangalore (Inde), le U-181 coule le cargo britannique SS. Tanda (7174 tn).
L’attaque se déroulera de nuit à 22h13.Deux torpilles seront suffisantes pour envoyer le navire par le fond avec 19 des 216 passagers.
Le lendemain, l'U-181 est repéré en surface par un avion et est ensuite soumis à des attaques aux charges de profondeur pendant six heures par le sloop Indien H.M.I.S "Sutlej" et des avions. L'U-181 peut s'échapper et fait route vers les îles Laquedives pour y effectuer des réparations.
Le 19 juillet 1944 il coule le cargo britannique SS. King Frederick (5265 tn) à 300 nautiques à l’Ouest de Cochin.
A 17h03 une torpille impacte le cargo. L’explosion tue 27 des 56 membres d’équipage et oblige l’évacuation immédiate des survivants. Ces derniers seront interrogés par Freiwald avant d’être secourus par un liberty ship anglais.
Freiwald prend ensuite la route de Penang.
Le 7 août, alors qu’il approche de la base de Penang, il est pris pour cible par le sous-marin britannique HMS Strategem. Ce dernier a été renseigné sur la position du U-181 grâce au décodage des transmissions ENIGMA par ULTRA.
Les torpilles britanniques rateront leur cible.
Le U-181 rejoint Penang le 8 août 1944 après 146 jours en mer et avec 4 victoires (24 869 tn).

(U181 : arrivée à Penang)

Le 9 septembre 1944, le U-181 reçoit la mission de récupérer des matières premières stratégiques à Singapour.
Freiwald est parti en mission à Tokyo. C’est le Kplt Herwartz, pacha du U-843 en réparation à Penang, qui va prendre le commandement temporaire pour la durée de la mission.
Le U-181 va s’échouer sur des hauts fonds avant son arrivée à Singapour.

(U181 : échoué sur des banc de sable)
Il faudra attendre la marée haute suivante pour le sortir de ce piège. Après quelques réparations, le U-181 embarque un chargement de tungstène, de l’étain, du caoutchouc et d’autres matières premières rares.
Le 25 septembre 1944, il quitte Singapour pour Batavia où il doit préparer son retour vers le France.
Freiwald récupère le commandement de son U-Boot.

Patrouille 4 :
Départ de Batavia le 19 octobre 1944 pour la France avec le chargement de matières premières provenant de Singapour.
Le 2 novembre 1944, il croise la route du pétrolier US TT. Fort Lee (10198 tn – 75 membres d’équipage) dans la zone sud de l’Océan Indien.

(Pétrolier Fort Lee)
Il est 20h00 ce 2 novembre quand le Fort Lee navigue à la vitesse de 15,5 nœuds, suivant une route directe. A 20h02, il est frappé par une torpille côté bâbord au niveau de la chaudière, environ 4 mètres en dessous de la ligne de flottaison.
Le sillage de la torpille avait été détecté par une vigie mais le diffuseur d’alerte n’a pas fonctionné.
L’explosion va détruire la chaudière, stoppant les machines. L’antenne radio a été détruite dans l’explosion.
Très rapidement, le pétrolier va prendre de la gîte par la poupe. La chaufferie et la salle des machines sont inondées et c’est la panique parmi l’équipage.
Une fois l’allure ralentie, le pacha donne l’ordre de préparer les canots de sauvetage. Il semblerait que les ordres aient été mal compris car trois canots seront mis à la mer avec trois marins sans ordre.
A 20h18, une seconde torpille frappe côté tribord entre la salle des machines et la cuve n°9.
L’explosion génère une immense boule de feu de 150 m de haut, brise deux de canots de sauvetage, tuant 6 hommes et en projetant 8 autres par dessus bord.
Alors que l’incendie fait rage dans la cuve 9, une déferlante balaye le pont et vient éteindre l’incendie.
C’est le moment choisit pour abandonner le navire dans 4 canots.
Le U-181 fera surface pour interroger les survivants et le pétrolier sombrera par la poupe à 21h10.
Alors qu’il a atteint le Cap de Bonne Espérance, Freiwald est confronté à des problèmes moteur. Il reçoit l’ordre d’abandonner son retour France et doit retourner à Batavia.
Le 22 décembre 1944, il rejoint le U-843 qui a entamé son retour vers la France. Le U-181 transfert son surplus de carburant avant de rejoindre Batavia le 5 janvier 1945.

Une semaine plus tard, le U-181 reçoit l’ordre de rejoindre Penang. Alors qu’il fait route vers cette destination, on lui demande de rejoindre Singapour.

(U181 : en cale sèche pour réparations à Singapour)
Le U-181 reçoit alors des travaux d’adaptation dont le montage d’un schnorkel pour rejoindre l’Europe.

(U181 : Montage d'un schnorkel)

Le 6 mai 1945, le vice amiral Fukudome Shigeru, commandant la 13e Flotte nippone, se fait déposer en voiture devant les U-181 et U-862 qui sont à quai. Il informe les deux Kaleun qu’ils doivent se considérer aux arrêts suite à la capitulation allemande, et les deux U-Boot capturés.
De nouveaux travaux sont réalisés pour adapter les tubes lance torpilles aux torpilles japonaises.
Le 15 juillet 1945, le U-181 rentre en service dans la marine impériale japonaise sous le numéro I-501.
Le 16 août 1945 la flotte japonaise capitule, se rend à la Royal Navy et les deux ex-UBoot U-181 (I-501) et U-862 (I-502) sont amarrés le long du croiseur japonais endommagé MYOKO.



(U181 et U862 amarés devant le croiseur Mioko)
Remorqué le 15 février 1946 dans le détroit de Malacca, il sera coulé par les frégates HMS Loch Glendhu et HMS Loch Lomond.

Liens :
http://www.uboat.net/boats/u181.htm
http://u-boote.fr/u-181.htm

Ce message a été modifié par U796 - samedi 02 juillet 2016 à 19:52.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté dimanche 03 juillet 2016 à 12:39
Message #218


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-182 (Type IXD2)

Construction ordonnée le 15 août 1940.
Mise en chantier le 7 avril 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1022).
Lancé le 3 mars 1942.

Commissionné le 30 juin 1942 sous les ordres du Kptlt. Nicolai CLAUSEN.
4e Flottille Stettin du 30/06/1942 au 30/11/1942 (entraînement).
12e Flottille Bordeaux du 01/12/1942 au 30/09/1944 (front boot).
33e Flottille Penang/Batavia du 01/10/1944 au 16/05/1945 (front boot).
Coulé le 16 mai 1943 au Nord-Ouest de Madères par charge de profondeur du destroyer USS MacKenzie.

Kaleun :

Kplt Asmus Nicolai CLAUSEN du 30/06/1942 au 16/05/1943

Emblèmes :


Photos :


(U182 : KpLt Asmus Nicolai Clausen)



Succès : 5
15 Janvier 1943 : S.S. "Ocean Courage" (cargo à vapeur de 7173 tonnes), carreau EJ 8994, torpille
17 Février 1943 : S.S. "Llanashe" (cargo à vapeur de 4836 tonnes), carreau KZ 42, torpille
10 Mars 1943 : S.S. "Richard D. Spaight" (cargo à vapeur de 7177 tonnes), carreau KP 6827, torpille + artillerie
5 Avril 1943 : S.S. "Aloe" (cargo à vapeur de 5047 tonnes), carreau JA 1470, torpille
01 Mai 1943 : S.S. "Adelfotis" (cargo à vapeur de 5838 tonnes), carreau FD 6884, torpille + artillerie

Patrouilles et anecdotes : 1
Patrouille 1 :
Départ de Horten le 9 décembre 1942 pour opérer dans l’Atlantique Sud.
Le 29 décembre, le U-182 localise le convoi GUS2 (40 navires marchands) à proximité des îles Canaries.
Clausen va prendre le convoi en chasse mais va être détecté par l’escorte, l’obligeant à prendre ses distances et perdre le contact.
La meute « Delphin » reçoit alors l’ordre du BdU de rechercher le convoi et pour cela forme un ligne de patrouille.
Il est probable que le convoi GUS2 ait été détecté le 5 janvier 1943 dans le secteur Sud de la ligne de patrouille mais au même moment, la meute reçoit l’ordre de concentrer ses efforts sur le convoi TM1 (9 pétroliers) qui fait route vers l’Afrique. La meute coulera 7 des 9 pétroliers….
Après l’abandon des recherches du convoi GUS2, le U-182 a repris sa route vers le Sud.
Le 15 janvier 1943, il croise la route du marchand britannique SS. Ocean Courage (7173 tn) et l’envoie par le fond.
Le SS. Ocean Courage, cargo armé, naviguait sans escorte à 200 nautiques au Sud du Cap Vert quand il va être frappé par un torpille.
A 3h15 il reçoit la torpille côté bâbord au niveau de la cale 2. Il va couler tellement rapidement (90 secondes) que l’équipage n’aura pas le temps de mettre les canots de sauvetage à la mer. 52 marins et passagers vont disparaître dans le naufrage. Seul six marins seront retrouvés dans un radeau le 21 janvier.
Le U-182 va ensuite se regrouper avec lesU506, U509 et U516 pour former la meute « Seehund » et patrouiller vers le Sud direction le Cap.
Le U-182 quitte la meute début février pour doubler le Cap de Bonne Espérance et remonter sur la côte Est sud-africaine.
Le 17 février 1943 il coule le marchand britannique SS. Llanashe (4836 tn) à hauteur du Cap St-Francis.

Le Llanashe naviguait sans escorte mais armé. Il va couler avec 33 de ses 42 membres d’équipage. Les survivants seront retrouvés 11 jours plus tard.
Clausen va ensuite poursuivre sa patrouille entre Durban et le Sud du canal du Mozambique.
Le 10 mars, le U-182 envoie par le fond le cargo US SS. Richard D.Spaight (7177 tn) à 270 miles au Nord-Est de Durban.

A 17h20, Clausen envoie deux torpilles sur le cargo qui navigue en ligne droite, non escortée. Elles impactent côté tribord, la première dans la cale 1, la seconde entre les cales 2 et 3.
L’explosion est extrêmement violente. Des débris sont projetés sur le pont. Un marin assis sur une écoutille est projeté à la mer alors que son voisin, allongé sur un matelas, est projeté en l’air à hauteur du mat pour retomber à la mer, toujours sur son matelas.
La proue se retrouve sous l’eau alors que les hélices et le gouvernail sortent hors de l’eau.
L’équipage va abandonner le navire dans quatre canots dont un qui sera détruit attiré par les remous de l’hélice.
Le U-Boot fera surface pour asséner le coup de grâce au canon. En deux heures, 35 obus seront tirés dont 25 au but.
Clausen va interroger les survivants, offrir de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux avant de laisser partir les 66 survivants (1 mort) qui seront secourus 3 jour plus tard.
Le 5 avril 1943, c’est le tour du SS. Aloe, un cargo britannique de 5047 tn.
Non escorté, le cargo est torpillé et coulé à 420 miles au Sud-Est de Durban.
La totalité de l’équipage prendra place dans les canots de sauvetage. Le commandant du navire (Maître Angus Maclennan) sera fait prisonnier à bord du U-Boot alors que le reste de l’équipage sera relâché et secouru. Pas de chance…. Le commandant disparaîtra avec le U-Boot le16 mai.
Le U-182 va ensuite initier son retour en doublant le Cap pour entrer dans l’Atlantique Sud.
Le 1er mai 1943 il envoie par le fond le cargo SS. Adelfotis (Grec de 5838 tn) à 540 miles au Sud-Est de St-Pierre et St-Paul Rocks.

(Adelfotis sous son ancien nom Cape St. Columba)
Le 1 er mai 1943 à 14h50, l’Adelfotis est impacté par deux torpilles du U-182 alors qu’il navigue à 8 nœuds en ligne droite.
Les torpilles ont été détectées mais trop tard pour engager une course d’évitement. La première impacte dans la cale 1, la seconde frappe entre les cales 3 et 4.
L’équipage abandonne le navire dans trois canots à l’exception d’un canonnier demeuré sur sa pièce de 76 mm qui sera projeté à la mer et se noiera.
Le navire va prendre une gîte par la poupe mais rester à flot. Le U-182 va alors faire surface et engager le cargo au canon de pont. Quatre coups au but seront suffisants pour couler le navire à 15h45.
Clausen interrogera les 38 survivants, filmera la scène et internera le commandant du cargo (Maître Alias Lyras) à bord du U-182. Comme son compère du SS. Aloe, il disparaitra dans le naufrage du U-182 le 16 mai 1943.
Le 15 mai 1943, un B-24 Liberator (2nd Sqn/2037th ASW USAAF/O, pilot 1Lt Earle A. Powers) détecte et attaque un U-Boot à l’Ouest de Madère. Il va larguer 4 charges de profondeur juste devant la zone de plonger du U-Boot. Une grande nappe de mazout apparaitra à la surface de la mer après l’attaque. Le U-Boot n’a pas été identifier.
Il est probable qu’il s’agisse du U-182 endommagé qui n’a pas été en mesure de transmettre le compte rendu de l’attaque par radio.
Et il n’aura pas l’occasion de le faire….

Le 16 mai 1943, le U-182 est détecté par le destroyer USS MacKenzie accompagné de l’USS Laub au Nord-Oues de Madère.

A 3h50, de nuit, le destroyer obtient un contact radar à 7000 mètres. A 2300 mètres il perd le contact, mais de nouveau, un bon contact est rétabli à 1500 m.
Miller, le commandant du MacKenzie, passe à l’attaque et largue 10 charges de profondeur sur la zone estimée du U-Boot à 4h39 et fait demi-tour pour lancer une deuxième offensive.
Le sonar détecte de nouveau un signal à 500 m. Miller fait lancer 5 nouvelles charges à la verticale du contact. L’explosion des charges est suivie par un silence sonar total.
Pendant quelques minutes les deux destroyers vont faire des ronds au dessus du secteur sans détecter de présence à l’Asdic. A 4h58 et 5h03, des explosions sont entendues dans les profondeurs semblables à des charges explosives. Pas de débris en surface ni trace de mazout.
La destruction du U-182 sera attribuée au destroyer.61 morts, aucun survivant.


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u182.htm
http://u-boote.fr/u-182.htm

Fichier joint  Patrouilles_et_anecdotes_du_U_182.pdf ( 643.22 Ko ) Nombre de téléchargements : 187


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté mercredi 06 juillet 2016 à 13:55
Message #219


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-183 (Type IXC/40)

Construction ordonnée le 15 août 1940.
Mise en chantier le 28 mai 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1023).
Lancé le 9 janvier 1942.
Commissionné le 1er avril 1942 sous les ordres de l’Oblt. Heinrich Schäfer.
4e Flottille Stettin du 1/04/1942 au 30/09/1942 (entraînement).
2e Flottille Lorient du 01/10/1942 au 30/09/1944 (front boot).
33e Flottille Penang/Batavia du 01/10/1944 au 23/04/1945 (front boot).
Coulé le 23 avril 1945 en mer de Java au Nord de Soerabaja par une torpille du sous-marin US USS Besugo.

Kaleun :
Pas de photo connue
Oblt Heinrich Schäfer du 01/04/1942 au 19/11/1943

Kptlt Fritz Schneewind du 20/11/1943 au 23/04/1945 - Deutsches Kreuz in Gold - Eisernes Kreuz 2. Klasse (EK 2)

Emblèmes :


Photos :

(U-183 ravitaillé par le Brake)

(U183 – Kptl Fritz Schneewind)

(Arrivée du U-168 à Penang le 11 novembre 1943. Le U-183 est à quai)

(U-183 en 1942)

Succès : 5
3 Décembre 1942 à 09h49 : S.S. "Empire Dabchink" (cargo à vapeur de 6089 tonnes du convoi ONS 146), torpille
11 Mars 1943 : S.S. "Olancho" (cargo à vapeur de 2493 tonnes), carreau DL 6921, torpille
29 Février 1944 : M.V. "Palma" (cargo à moteur de 5419 tonnes), carreau LD 4379, torpille
9 Mars 1944 : M.V. "British Loyalty" (pétrolier à moteur de 6993 tonnes), carreau LN 2726, torpille
5 Juin 1944 : S.S. "Helen Moller" (cargo à vapeur de 5259 tonnes), carreau LN 4931, torpille

Patrouilles et anecdotes : 10
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 19 septembre 1942 pour opérer dans l’Atlantique Nord.
Le U-183 va être intégré à la meute « Luchs » à l’Ouest de l’Irlande jusque fin septembre.
Le 29, le U-188, sur sa route de retour en France, détecte un convoi à 250 nautiques au Sud de l’Islande. La meute reçoit l’ordre de l’intercepter et fait route vers le Nord.
Le 2 octobre, le convoi n’a toujours pas été localisé. La meute oriente alors sa route au Sud-Ouest.
Le 3 octobre, le convoi HX209 est détecté à l’extrême nord de la ligne de patrouille. Le mauvais temps est de la partie et empêche l’organisation d’une attaque conjuguée des U-Bootes. De plus une couverture aérienne se met en place depuis le Groenland et le 4 octobre toute attaque est devenue très difficile.
La preuve, le 5 octobre, le U-183 est localisé et attaqué par un avion Catalina du VP-73 de l’US Navy (Lt G.F. Swanson) au Sud-Ouest de Reykjavik. Le U-183 ne devra sa survie qu’à une plongée en catastrophe.
Dans ces conditions, les opérations contre le convoi HX209 prennent fin le 6 octobre.
Le U-183 fait ensuite route vers le détroit de Belle Île (Canada) binômé avec le U-518 (Kplt Wissmann).
Ils ont reçu comme mission de rendre compte du trafic maritime local mais ne détectent rien.
Début novembre, l’U-183 fait mouvement vers La Nouvelle Ecosse puis au Sud de Terre Neuve mi-novembre.
Le 3 décembre 1942, il localise le convoi ONS 146 (Liverpool – New-York) à proximité de l’Île de Sable (290 km au Sud-Est de la Nouvelle Ecosse).
Le convoi ONS 146 est constitué de 46 marchands et d’une escorte de 17 bâtiments. Schäfer passe à l’attaque.
Il envoie par le fond le cargo britannique SS. Empire Dabchick (6089 tn) à 9h49. Pas de survivant (48 morts).

(SS. Empire Dabchick)
Après cette attaque, Schäfer initie son retour vers Lorient. Sur le trajet il sera ravitaillé par le U-460 au Nord-Est des Açores.
Il rejoint cette nouvelle base le 23 décembre 1942.
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 30 janvier 1943 pour opérer dans les Caraïbes.
Dans un premier temps, le U-183 va intégrer la meute « Hartherz » (11 U-Bootes) à l’Ouest du Golfe de Gascogne pour opérer contre les convois reliant la Grande Bretagne à Giblaltar.
Après une semaine de patrouille sans rien détecter, la meute se sépare. Le U-183 traverse alors l’Atlantique et va prendre position au Nord des Antilles.
Il entre dans la mer des Caraïbes et réalise des patrouilles entre le Sud de Cuba et le Canal du Yucatan.
Le 11 mars 1943, il torpille et coule le cargo hondurien SS. Olancho (2493 tn) à hauteur de la pointe Ouest de Cuba.

(SS Olancho)
Le cargo est armé et navigue alors sans escorte. A 7h52 il est impacté par une torpille côté tribord au centre dans la cale 2. L’explosion déchire la coque, ravage la timonerie et le moteur tribord.
La salle des machines ayant été immédiatement inondée, le moteur gauche ne peut être arrêté entrainant le navire dans une course en cercle à pleine vitesse jusqu’au moment ou la gîte fera sortir l’hélice bâbord hors de l’eau.
A 8h11 Schäfer tire une seconde torpille côté bâbord entre les écoutilles 4 et 5. C’est le coup de grâce. Le marchand coulera en 10 minutes.
Les 46 membres d’équipage vont abandonner le navire après l’impact de la seconde torpille dans un canot de sauvetage, un radeau ou en sautant à la mer. Cinq marins perdront la vie dont 2 entrainés dans l’aspiration du cargo.
Début avril, le U-183 va patrouiller au Nord des Caraïbes avant d’être ravitaillé le 13 avril au Sud des Açores par le U-117..
Le U-183 rejoint Lorient le 3 mai 1943.
Patrouille 3 :
Départ de Lorient le 3 juillet 1943 pour opérer dans l’Océan Indien au sein d’une meute créée pour la circonstance sous le nom d’opération « Monsun ». Monsun c’est les U168, U183, U188, U506, U509, U514, U516, U532 et U533.
Compte tenu de la distance, il est prévu un ravitaillement en carburant sur le trajet aller. Le U-462 est envoyé pour un rendez-vous à l’Est de St-Paul Rocks. Le U-462 ne passera jamais le Golfe de Gascogne. Il sera endommagé le 2 juillet 1943 l’obligeant à un retour sur Bordeaux.
Qu’à cela ne tienne. BdU détache le U-487 pour assurer le ravitaillement avec un rendez-vous au Sud des Açores. Cinq U-Bootes du groupe Monsun vont chercher le U-Tanker du 14 au 17 juillet sans résultat. Le U-487 a été coulé le 13 juillet 1943 par l’aviation alliée au SSO des Açores….
Pendant le même laps de temps, trois des neuf U-Bootes Monsun sont coulés dans le même secteur : U-506, U-509 et U-514…… Hasard ou décryptage des messages ENIGMA par ULTRA ?
En attendant, il faut impérativement ravitailler les 6 U-Bootes restant.
Le U-183 ainsi que les U-168 et U-188 seront finalement ravitaillés par le U-155 à 600 nautiques au Nord-Est de l’île du Cap Vert entre le 21 et le 27 juillet.

(U-188 ravitaillé par le-155. U-183 en fond de tableau)
Le U-516 va « se sacrifier » sur ordre et ravitailler les U-532 et U-533 avant quitter le groupe Monsun et retourner en France.
Les cinq U-Bootes reprennent alors leur route vers le Sud. Ils doublent le Cap de Bonne Espérance puis entrent dans l’Océan Indien.
Le 11 septembre 1943 ils sont ravitaillés par le pétrolier ravitailleur allemand « Brake » au Sud de l’île Maurice. Ce dernier a été envoyé à leur rencontre depuis Penang.

(Le U-183 approche du pétrolier ravitailleur Brake)
Les cinq U-Bootes vont ensuite rejoindre leur secteur de patrouille. Le U-183 va mener sa mission entre les Seychelles et la côte Est-africaine. Sans résultat.
Dans ces conditions le U-183 rejoint sa nouvelle basse de Penang le 30 octobre 1943.
Patrouille 4 :
Départ de Penang le 1er novembre 1943 pour Singapour.
Retour à Penang le même jour.
Le 20 novembre 1943, le Kplt Fritz Schneewind prend le commandement du U-183.
Patrouille 5 :
Départ de Penang le 10 février 1944 pour opérer au Sud-Est de l’Inde.
Le 29 février, il envoie par le fond le cargo britannique MV. Palma (5419 tn) à hauteur de Ceylan.
L’attaque va se dérouler à 15h30 alors que le cargo navigue sans escorte. Le U-183 va tirer 4 torpilles. Deux vont impacter le marchand. 46 membres d’équipage seront secourus 3 jours plus tard. Sept perdront la vie.
Le 9 mars 1943 le U-183 approche de l’atoll d’Addu au Sud-Est de Ceylan. Il découvre le cargo britannique MV. British Loyalty (6993 tn) à l’ancre dans l’atoll.

(SS.British Loyalty)
Le cargo est devenu un réservoir de stockage de produits pétrolier après avoir été torpillé et endommagé par un mini sous-marin japonais (midget) à Diego Suarez (Madagascar) le 30 mai 1942.
La torpille va détruire la salle des machines et inonder les réservoirs 7,8 et 9 du tanker entrainant une forte gîte tribord.
Le bateau va finir par se poser sur le fond. Il sera de nouveau réparé et servira de nouveau de réservoir jusqu’en janvier 1946.
Le U-183 rejoint Penang le 21 mars 1944.
Patrouille 6 :
Départ de Penang le 3 mai 1944 et retour le 5 mai 1944.
Le 17 mai 1944, le U-183 déplore la perte d’un machiniste (Obermaschinenmaat Erich Adelsheimer) dans un incident à l’occasion de travaux dans les ballasts.
Patrouille 7:
Départ de Penang le 17 mai 1944 pour opérer au Sud de l’Inde.
Le 5 juin 1944, il torpille et coule le cargo britannique armé SS. Helen Moller (5259 tn) dans l’Océan Indien.

(SS. Helen Moller sous son nom d’origine Sierentz)
Le navire naviguait alors à la vitesse estimée de 10 nœuds, en ligne droite, à 300 miles au Sud-Est de l’atoll d’Addu. Il va être frappé par une torpille côté bâbord dans la cale 2 à 20h23.
L’explosion va souffler les écoutilles et ravager le pont comme la timonerie du bateau. La poupe va sortir de l’eau avec l’hélice tournant à pleine vitesse.
Le pacha va ordonner l’abandon du navire aux 73 membres d’équipage. Demeure deux canots en état et trois radeaux. En coulant à 20h35, le cargo va entrainer 4 marins avec lui dont le pacha. Les 69 autres seront secourus les jours suivant.
Le 25 juin, le U-183 est ravitaillé par le U-537 puis rejoint Penang le 7 juillet 1944.
Patrouille 8 :
Départ de Penang le 1er novembre 1944 pour Kobe (Japon).
Arrivée à Kobe le 30 novembre 1944.
Patrouille 9 :
Départ de Kobe le 22 février 1945. Arrivée à Batavia le 9 mars 1945.
Patrouille 10 :
Départ de Batavia le 21 avril 1945.

Le U-183 transporte du combustible. Ses ballasts ont été transformés en réservoirs. Il ne peut donc plonger.
Le 23 avril, le U-183 est localisé par le sous-marin US USS. Besugo en mer de Java.

(USS Besugo)
De plus, le U-183 porte des marquages japonais.
L’USS Besuga envoie 6 torpilles qui vont envoyer le U-183 par le fond. Sur ses 55 sous-mariniers, un seul sera secouru.


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u183.htm
http://u-boote.fr/u-183.htm


Fichier joint  Patrouilles_et_anecdotes_du_U_183.pdf ( 1008.89 Ko ) Nombre de téléchargements : 145


Ce message a été modifié par U796 - mercredi 06 juillet 2016 à 14:04.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté mercredi 06 juillet 2016 à 16:24
Message #220


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-184 (Type IXC/40)

Construction ordonnée le 15 août 1940.
Mise en chantier le 10 juin 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1024).
Lancé le 21 février 1942.

Commissionné le 29 mai 1942 sous les ordres de l’Oblt. Günther Dangschat.
4e Flottille Stettin du 29/05/1942 au 21/11/1942 (entraînement).
2e Flottille du 01/11/1942 au 21/11/1942 (front boot).
Disparu en mission depuis le 21 novembre 1942 dans l’Atlantique Nord à l’Est de Terre Neuve.

Kaleun :

Oblt. Günther Dangschat du 29/05/1942 au 21/11/1942

Emblèmes :



Photos :

(U-184 – présentation de l’emblème le 29/05/1942)

(U-184 : on arrose l’entrée en service du U-Boot)

Succès : 1

17 Novembre 1942 à 23h46 : S.S. "Widestone" (cargo à vapeur de 3192 tonnes du convoi ON 144), carreau AK 4690, torpille

Patrouilles et anecdotes : 2
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 22 octobre 1942.
Arrivée à Bergen le 25 octobre 1942.
Patrouille 2 :
Départ de Bergen le 9 novembre 1942 pour opérer dans l’Atlantique Nord.
Alors qu’il est sur sa route pour rejoindre son secteur de patrouille, le U-184 reçoit l’ordre de rejoindre la meute « Kreuzotter » (9 U-Bootes) pour intercepter le convoi ONS 144 localisé le 15 novembre par le U-521 au Sud-est du Cap Farewell.
Le convoi va croiser la ligne de patrouille de la meute le 17 novembre en soirée et le U-184 est en bonne position pour intervenir.
Le 17 novembre à 23h46 il torpille et coule le cargo britannique SS. Widestone (3192 tn).

(SS. Widestone)
Le U-184 va tirer trois torpilles une à une vers trois cibles. Trois détonations seront entendues.
Le SS. Widestone a été touché et coulé avec tous son équipage (42 marins).
Il est probable également qu’un second navire, voire trois, aient été impactés et coulés mais ils ne seront jamais officiellement déclarés.
Le19 novembre, il engage de nouveau le convoi. Des détonations sont entendues mais sans certitude sur le résultat.
[/color]
A partir de cet instant, on perd la trace du U-Boot.
Le U-184 disparait le 20 ou 21 novembre 1942 sans laisser de trace avec ses 50 sous-mariners.


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u184.htm
http://u-boote.fr/u-184.htm


Ce message a été modifié par U796 - mercredi 06 juillet 2016 à 16:25.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté dimanche 10 juillet 2016 à 08:07
Message #221


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-185 (Type IXC/40)
Construction ordonnée le 15 août 1940.
Mise en chantier le 1er juillet 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1025).
Lancé le 2 mars 1942.

(U-185 : Célébration de l’entrée en service en présence de la « U-Bootes Mutti », Mrs Rosiefsky)
Commissionné le 13juin 1942 sous les ordres du Kptlt. August Maus
4e Flottille Stettin du 13/06/1942 au 31/10/1942 (entraînement).
10e Flottille Lorient du 01/11/1942 au 24/08/1943 (front boot).
Coulé le 24 août 1943 à l’Ouest des Canaries par l’aviation alliée.

Kaleun :

Kptlt August Maus du 13/06/1942 au 23/08/1943

Emblèmes :



(U-185 : kiosque et emblème)

Photos :

(U-185 – Bordeaux le 3 mai 1943)

Succès : 9 + 1 endommagé + 2 avions abattus
- 7 Décembre 1942 à 03h40 : M.V. "Peter Maersk" (cargo à moteur de 5476 tonnes), carreau CD 5283, torpille -
- 10 Mars 1943 dans la matinée : S.S. "Virginia Sinclair" (pétrolier à vapeur de 6151 tonnes du convoi KG 123), carreau DN 76, torpille
- 10 Mars 1943 dans la matinée : S.S. "James Sprunt" (cargo à vapeur de 7177 tonnes du convoi KG 123), carreau DN 76, torpille
- 6 Avril 1943 : S.S. "John Sevier" (cargo à vapeur de 7176 tonnes), carreau DN 70, torpille
- 7 Juillet 1943 : S.S. "William Boyce Thompson" (pétrolier à vapeur de 7061 tonnes du convoi BT 18), carreau FC 7179, torpille
- 7 Juillet 1943 : S.S. "James Robertson" (cargo à vapeur de 7176 tonnes du convoi BT 18), carreau FC 7179, torpille
- 7 Juillet 1943 : S.S. "S.B. Hunt" (pétrolier à vapeur de 6840 tonnes du convoi BT 18), carreau FB 9396, torpille - endommagé
- 7 Juillet 1943 : S.S. "Thomas Sinnickson" (cargo à vapeur de 7176 tonnes du convoi BT 18), carreau FB 9396, torpille
- 1 Août 1943 : S.S. "Bagé" (cargo à vapeur de 8235 tonnes traînard du convoi TJ 2), carreau FJ 8372, torpille
- 6 Août 1943 : S.S. "Fort Halkett" (cargo à vapeur de 7133 tones), carreau FK 6272, torpille + artillerie

Patrouilles et anecdotes : 3
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 17 octobre 1942 pour opérer dans le centre de l'Atlantique.
Le 8 novembre 1942 débute le débarquement des alliés en Afrique du Nord.
Le 13 noembre 1942, Maus détecte un convoi de 5 gros marchands fortement escortés dont un croiseur britannique, se dirigeant vers Gibraltar.
Le U-185 va avoir de grandes difficultés à se mettre en position d’attaque. La manœuvre va néanmoins réussir, et le U-185 se trouve bientôt en position de tirer à immersion périscopique. Alors que Maus est sur le point de tirer ses torpilles, le U-Boot perd sa stabilité et plonge à 80 mètres.
Le temps de retrouver la position de tir, le convoi a pris le large. Maus rentrera dans une violente colère à l’encontre de son officier ingénieur, responsable du fiasco. On rapportera les mots suivants : « Fainéant, rentres à la maison, tu n’es capable que de conduire des poussettes d’enfants »…..
BdU ordonne alors à tous les U-Bootes se trouvant dans l’Atlantique et ayant suffisamment de carburant, de rejoindre à grande vitesse une zone de patrouille située à l’Ouest de Gibraltar. Le U-185 se joint à la chasse et intègre la nouvelle meute créée pour la circonstance : la meute « Westwall » (17 U-Bootes : U-86, U-91, U-92, U-98, U-103, U-130, U-155, U-185, U-218, U-263, U-411, U-413, U-515,U-519, U-564, U-566, U-653).
La meute va dans un premier temps réaliser une ligne de patrouille Est-Ouest à l’Ouest de Gibraltar entre le Cap Saint-Vincent au Nord et Casablanca au Sud.
Le 21 novembre, la meute prend le large vers l’Ouest sous la pression des forces navales et de l’aviation alliées.
Le 24 novembre, le U-185 est fortement endommagé par un aéronef inconnu et doit impérativement être réparé.
Maus a donc rendez-vous avec le U-118 qui officie temporairement comme U-Boat ravitailleur au Sud-Ouest de la zone. Les réparations nécessaires seront réalisées.
Le 27 novembre, la meute forme une ligne de patrouille Nord-Sud puis se dirige vers les Açores.
Le 7 décembre à l’aube, le U-185 en surface croise la route du cargo britannique MV. Peter Maersk (5476 tn) à l’Ouest des Açores.

(MV . Peter Maersk)
Le marchand naviguait par mauvais temps, seul et détaché du convoi ON-149 auquel il appartenait.
A 3h40, Mauss tire deux torpilles qui vont impacter le bâtiment.
Touché mais non coulé. Un 1er coup de grâce est tiré et manqué à 4h30.
A 4h52, un second coup de grâce frappe la cible. Le Peter Maersk résiste et ne veut toujours pas couler malgré une forte gîte bâbord. A 5h31 une nouvelle torpille est tirée mais manque la cible en raison de la forte houle.
Maus décide alors de plonger le temps de recharger les tubes lance torpilles tout en espérant que le cargo sombrera entre temps. Le mauvais temps interdit le tir canon. A 8h30, des bruits de naufrage se font entendre. Mauss fait surface deux heures plus tard et constate que le marchand a enfin sombré.
Le radio du navire avait réussi à envoyer un signal de détresse avec le nom et la position avant l’abandon du bateau dans les canots de sauvetage.
Mais les survivants ne seront jamais retrouvés, probablement à cause de la tempête qui fera rage les jours suivants (67 disparus).
Le reste de la meute coulera 3 autres navires.
Par la suite, aucun convoi ne sera détecté. En fait, les convois passent maintenant plus au Sud, hors du rayon d’action des U-Bootes.
Le 12 décembre 1942, la meute reçoit l’ordre d’orienter leur patrouille plus à l’Est.
Le 16 décembre, la meute est dissoute et les U-Bootes prennent individuellement position à l’Ouest du Portugal le 19 décembre, sans résultat. Les U-Bootes reçoivent l’ordre de rentrer à leur base.
Le U-185 rejoint Lorient le 1er janvier 1943.
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 8 février 1943 pour opérer aux Antilles.
S’ensuit une anecdote rapportée par les sous-mariniers du U-185 lors de leur interrogatoire après leur capture en août 1943 :
« Le 13 février matin, alors que le U-185 faisait un exercice de plongée, des bruits d’hélices sont détectés. Maus ordonne alors une plongée périscopique et localise un convoi. Après une délicate manœuvre pour se mettre en position de tir, Maus ordonne la mise à feu des torpilles. A la surprise générale, les torpilles resteront dans leurs tubes sans explication logique. L’officier opération sera rendu responsable de cet échec. Il sera confiné dans ses quartiers pendant sept jours au retour de la patrouille ».
Dans la matinée du 10 mars, le U-185 localise le convoi KG 123 à l’extrême sud du Passage de Windward (entre Cuba et Haïti).
Maus passe à l’attaque au niveau du Cap Maysi (Cuba).
A 5h37 une torpille frappe la poupe côté tribord du pétrolier US Virginia Sinclair (6151 tn).

(Virginia Sinclair)
L’explosion va stopper les moteurs, détruire le gouvernail et tuer 3 hommes.
A 5h54, le pétrolier est de nouveau impacté par une torpille. Ce sera le coup de grâce. Le navire va se mettre à la verticale puis couler à 6h15. Quatre autres marins ont perdu la vie pour 37 survivants secourus quelques heures plus tard.
Maus prend de nouveau le convoi en chasse.
A 9h09, il attaque en surface pour la seconde fois le convoi au Sud-Est de la baie de Guantanamo.
Sa cible : le cargo US SS .James Sprunt. Ce cargo transporte 4000 tonnes d’explosifs et c’est son voyage inaugural.

(SS. James Sprunt)
Une torpille va le frapper plein centre et causer une immense explosion. Le cargo va se désintégrer en 30 secondes, envoyant des débris sur l’ensemble du convoi. L’explosion sera ressentie à plus de 40 miles. La totalité de l’équipage perdra la vie (69 hommes)
Sur sa lancée, Maus se préparait à rééditer une attaque quand il fut surpris par l’attaque de l’escorte.
Les lueurs de l’explosion ont révélé sa présence. Après une plongée en catastrophe, une quarantaine de charges de profondeur seront lancées.
Le U-185 sera suffisamment endommagé pour quitter la zone et effectuer les réparations dans un secteur plus paisible.
Les réparations terminées, le U-185 va reprendre sa patrouille au Sud de Cuba. Il s’engage de nouveau dans le Passage de Winward et va encore rencontrer le succès.
Le 6 avril 1943, il envoie par le fond le cargo US SS. John Sevier (7176 tn) au Sud-Ouest de l’île d’Inagua.
Le SS. John Sevier appartenait au convoi GTMO-83 (Guantanamo convoy 83). Il était leader de sa colonne de convoi quand, à 12h57, il est frappé par une torpille du U-185.
Le sillage de la torpille a bien été détecté par la vigie du navire, mais trop tard. La torpille a causé un trou béant dans la coque tribord inondant les cales 4 et 5. Les moteurs seront stoppés et l’équipage au complet (57) évacuera dans 4 canots et un radeau 15 minutes plus tard,
Le navire s’enfoncera par la poupe en moins de 40 minutes.
Maus va ensuite entamer son retour vers la France (le 12 avril) après avoir patrouillé au nord de la République Dominicaine sans résultat.
Mi-avril il sera ravitaillé par le U-117 au sud des Açores. Cette opération prendra 6 heures pendant lesquelles 30 tonnes de fuel seront transférées ainsi que 5 containers de nourriture. L’équipage aura l’occasion de se baigner pendant la manœuvre.
Initialement prévu à Lorient, son arrivée est déroutée sur Bordeaux.
Le U-185 rejoint Bordeaux le 3 mai 1943 après 85 jours de mer et 20 504 tonnes coulées.

(le Kvkpt Scholtz accueille le U-185 à Bordeaux)
Le 5 mai 1943, Maus est décoré de la Eisernes Kreuz 1. Klasse (Croix de Fer de 1ère Classe).
Patrouille 3 :
Départ de Bordeaux le 9 juin 1943 pour opérer sur la côte brésilienne.
Pour traverser le Golfe de Gascogne, le U-185 va se regrouper avec les U-149, U-415, U-564 et U-634.
Le13 juin, le U-564 est attaqué par un avion Sunderland du Sqn. 228. L’avion sera abattu par le U-185 mais le U-564 est endommagé, il ne peut plus plonger et doit rentrer sur Brest. Le U-185 va se joindre à lui pour l’escorter.
Le lendemain, ils sont de nouveau repérés et attaqués par un avion Whitley.
L’appareil attaque le U-564 qui sera gravement endommagé par des charges de profondeur. Le Whitley sera également touché par le U-185 et devra amerrir. Un des servants du U-185 sera blessé.
Le U-185 veut attendre le U-564 pour le prendre en remorque. C’est peine perdue. Les survivants du U-534 (le kaleun et 18 hommes) abandonnent le U-Boot pendant qu’il coule. Ils seront embarqués sur le U-185 avant d’être transférés à bord du destroyer Z26 appelé à la rescousse.

(U-185 : Transfert des survivants du U-564 vers le destroyer Z26)
Cela fait, le U-185 va reprendre sa route vers l’Ouest.
Le 7 Juillet 1943, l'U-185 rencontre le convoi BT 18 à 125 miles à l’Est de Fortaleza (Brésil).
Ce convoi est composé de vingt bâtiments marchands, escorté par trois canonnières et un patrouilleur. Il est parti le 3 Juillet 1943 de Bahia pour Trinidad. L'U-185 lui torpille quatre bâtiments américains (trois sont coulés et un autre est endommagé) en deux attaques distinctes.
1 - Le 7 juillet à 6h07, Maus rend-compte qu’il a envoyé par le fond deux cargos US et endommagé un de plus. En fait, deux navires ont été coulés dans cette 1ère attaque :
- Le liberty SS. James Robertson (7176 tn) : En station n°21 dans le convoi, le marchand reçoit deux torpilles dans les compartiments 2 et 3. Les explosions ont soufflé les écoutilles, détruit la cloison de la salle des machines et projeté des débris sur tout le pont. Les compartiments sont rapidement inondés. Impossible de stopper les moteurs alors que le gouvernail est bloqué en position « tribord toute ».
Devenu « fou », le liberty va alors réaliser un cercle complet à l’intérieur du convoi en entrant en collision avec le SS. Alcoa Banner (station n°32) puis avec le cargo brésilien SS. Golazloide (station n°33), sans les couler.
Une partie de l’équipage va tenter d’abandonner le navire à bord de deux canots de sauvetage et des radeaux. Le premier canot coulera pendant le lancement. Les autres marins sauteront en marche pour se raccrocher aux radeaux.
68 des 69 membres d’équipage seront repêchés par l’escorte. Le cargo coulera un peu plus tard avant que l’équipage puisse remonter à bord pour récupérer leurs effets personnels.
- Le pétrolier SS.William Boyce Thompson (7061 tn) : Le pétrolier est également le navire de commandement du convoi situé en station n°41.
Il va être frappé par une torpille côté tribord dans le compartiment machines, détruisant les moteurs et l’arbre des hélices, tuant 4 personnes.
Comme le navire a rapidement pris de la gîte par la poupe, douze hommes, dans un moment de panique, abandonnent sans ordre pétrolier dans un canot de sauvetage.
Le reste de l’équipage n’abandonnera le navire toujours à flot que 7 heures plus tard.
L’épave dérivante du pétrolier sera coulé par des tirs de l’escorte.

Pour l’anecdote, on notera que le commandant du SS William Boyce Thompson (Fred Charles Vosloh) était également le pacha du SS. Virginia Sinclair coulé déjà par le U-185 le 10 mars 1943. Coulé deux fois par le même U-Boot. C’est pas commun et cela méritait d’être signalé.
2 - Le 7 juillet à 8h29, Mauss lance sa seconde attaque. Un navire sera endommagé, un second sera envoyé par le fond :
- Le pétrolier US SS. S.B.Hunt (6840 tn) : Alors qu’il se trouve en station n° 51 du convoi, le pétrolier reçoit une torpille côté tribord entre le réservoir N°4 et le compartiment des pompes. L’explosion a ouvert un trou de 12 m sur 10 m, mais le navire continuera sa route avec le convoi sans perte humaine. Il rejoindra Trinidad pour y être réparé et remis en service le 4 novembre 1943.

(SS. S.B. Hunt)
- Le Liberty SS. Thomas Sinnickson (7176 tn) : Initialement, ce Liberty ship naviguait dans le convoi en station n°22. Après le naufrage du SS. James Robertson (Cf. supra), Il avait pris sa position en station n°21. Pas de chance….. La position de la poisse !
A 8h29, il reçoit deux torpilles côté tribord. La première a touché le compartiment 1 et la seconde la soute à carburant. Le mazout va s’embraser et être projeté à plusieurs dizaines de mètre dans les airs. Un seul homme a été tué, et l’équipage va rester à bord pour essayer de sauver le navire.
Le Pacha décide alors de rejoindre la côte située à 90 nautiques en « arrière toute ». Mais les pompes ne vont pas débiter suffisamment pour empêcher l’inondation complète des compartiments bâbord et une lente prise de gîte par la proue.
13 heures après l’attaque, la proue s’enfonce dans l’eau jusqu’au moment où les hélices seront, elles, hors de l’eau. Une partie de l’équipage (18) sera mis en sécurité et récupérée par la corvette USS Surprise qui accompagne le Liberty. Après l’apparition d’une fente dans la coque entre la salle des machines et le compartiment 3, le pacha arrive à la conclusion que le navire est définitivement perdu. Le 8 juillet, il ordonne l’abandon du navire. La corvette envoie le navire par le fond avec ses canons de bord.
Ensuite, le U-185 va se diriger vers le sud direction Bahia. Plusieurs aéronefs seront détectés mais il réussira à plonger avant d’être attaqué.
Cependant, le 12 juillet, il va être attaqué par un avion Liberator (VB-107 USN/B-7). Les pilotes penseront avoir détruit le U-Boot. En fait le U-185 s’en tirera avec des avaries mineures.
Le 1er août le U-185 va couler le cargo brésilien SS. Bagé (8235 tn) au Sud d’Aracaju.

(SS. Bagé)
Le cargo brésilien appartenait au convoi TJ-2 jusqu’au moment ou il fut invité à s’éloigner du convoi parce qu’il faisait trop de fumée.
A 2h36, il sera frappé côté tribord et coulé avec 28 marins (106 survivants).
Le 6 août 1943, il croise la route du marchand britannique SS. Fort Halkett (7133 tn). A pleine vitesse et en surface, Maus dépasse le marchand et se met en position de tir.
Le cargo SS . Fort Halkett, non escorté, naviguait en zigzag à 600 miles à l’ouest de Recife (Brésil). A 4h50, le U-185 frappe le navire à bâbord avec deux torpilles. Maus cherchera à se rapprocher du cargo pour porter assistance aux naufragés. Mais suite à de fortes explosions à bord du navire, il fera demi-tour. Les 59 membres d’équipage seront secourus le 13 août.
Le 8 Août 1943 l'U-185 a rendez-vous avec l'U-604 (K.L. Horst HÖLTRING) qui est fortement endommagé, à 500 nautiques à l'Est de Pernambuco (Brésil), pour embarquer son équipage et pour le saborder. L'U-604 atteint la position du rendez-vous en premier mais une activité aérienne l'oblige à se déplacer vers une zone située à 400 nautiques vers le Nord-Est. Il y retrouve l'U-172 (K.L. Carl EMMERMANN) qui a reçu l'ordre de le rejoindre.
Le 11 Août 1943, alors que les U-185 et U-172 transbordaient l’équipage et transféraient le carburant restant du U-604, un avion Liberator de l’USN (Lt-Cdr Prueher) surprend les U-Bootes. Le U-172 va immédiatement plonger. Le U-185 et le U-604 vont rester en surface et faire face à l’attaque. Le Liberator va lancer plusieurs charges de profondeur sans conséquence. Au troisième passage l’avion sera touché et abattu par les servants du U-185. Ce dernier embarquera les rescapés du U-604 dont son « kaleun » (Kplt. Höltring) avant de le saborder. L'U-172 rejoint l'U-185 deux jours plus tard et embarque 23 hommes de l'U-604.
Le U-185 entame ensuite sa route de retour.

Le 24 Août 1943, il est repéré en surface par un Wildcat piloté par le Lt M.G. O'NEILL et un Avenger piloté par le Lt R. WILLIAMS du VC-13 provenant du porte-avions d'escorte U.S.S. Core.
Le Wildcat mitraille l'U-185 et l’Avenger lâche des charges de profondeur qui font tourner brusquement le U-185 sur bâbord, une épaisse fumée sort par le kiosque.

(U-185 sous le feu de l’Avenger)
Deux nouveaux avions vont arriver sur zone et engager le combat.
Le U-185 va couler peu de temps après avec 29 sous-mariniers du U-185 et 14 du U-604 dont son kaleun, le Kptlt Höltring. 36 survivants seront secourus par l’USS Barker.

(U-185 sur le point de couler par la poupe)

La fin du pacha du U-604 fut tragique.
Alors que le U-185 est sur le point de couler et que des gaz chlorés se répandaient dans les compartiments, Höltring, blessé, va rester dans le U-Boat à l’agonie et rejoindre deux de ses hommes gravement blessés installés dans la salle des torpilles. Arrivé sur place, il constate que les deux hommes ne peuvent être transportés compte tenu de la gravité de leurs blessures. Les deux sous-mariniers vont demander à leur pacha d’abréger leur supplice. Le Kplt. Höltring va s’exécuter. Il va « suicider » ses deux subordonnés avant de se tirer une balle dans la tête….

(Kptl. Horst HÖLTRING)
Le 21 septembre 1943, le Kplt. August MAUS est décoré de la Croix de Chevalier à titre posthume.


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u185.htm
http://u-boote.fr/u-185.htm


Ce message a été modifié par U796 - dimanche 10 juillet 2016 à 08:10.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté vendredi 26 aot 2016 à 20:10
Message #222


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-186 (Type IXC/40)
Construction ordonnée le 15 août 1940.
Mise en chantier le 24 juillet 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1026).
Lancé le 11 mars 1942.
Commissionné le 10 juillet 1942 sous les ordres du Kptlt. Siegfried Hesemann
4e Flottille Stettin du 10/07/1942 au 31/12/1942 (entraînement).
10e Flottille Lorient du 01/01/1943 au 12/05/1943 (front boot).
Coulé le 12 mai 1943 dans l’Atlantique Nord (Nord-Ouest des Açores) par le destroyer britannique HMS Hesperus.

Kaleun :

KrvKpt. Siegfreid Hesemann

Emblèmes :



Photos : Néant

Succès : 3
-11 Janvier 1943 à 00h33 : S.S. "Ocean Vagabond" (cargo à vapeur de 7174 tonnes du convoi SC 115), carreau AL 282, torpille
-23 Février 1943 à 07h35 : S.S. "Hastings" (cargo à vapeur de 5401 tonnes du convoi ON 166), carreau BD 4835, torpille
-23 Février 1943 à 11h30 : M.V. "Eulima" (pétrolier à moteur de 6207 tonnes traînard du convoi ON 166), carreau BD 4835, torpille + artillerie

Patrouilles et anecdotes : 2
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 31 décembre 1942 pour opérer dans l’Atlantique Nord.
Alors qu’il est sur sa route pour rejoindre son secteur de patrouille, le U-186 va croiser la route du cargo britannique SS. Ocean Vagabond (7174 tn) le 11 janvier 1943.

(SS. Ocean Vagabond)
Il était 0h33, l’Ocean Vagabond naviguait seul, retardataire du convoi SC-115. Il va recevoir une torpille du U-186 alors qu’il se trouve à l’Ouest de Rockall. Touché mais non coulé, plusieurs coups de grâce seront nécessaires pour l’envoyer par le fond : une première fois à 0h59 puis à 1h45 pour couler enfin à 3h07 avec un membre d’équipage.
Le U-186 va ensuite rejoindre la meute « Habicht » (10 U-Bootes) à l’Ouest de l’Irlande. Le 17, la meute fait route vers l’Ouest à la recherche de convois. En l’absence de cibles, la meute se joint à la meute « Falke » pour former la meute « Haudegen » et former une grande ligne de patrouille à 300 nautiques au Sud-Est du Cap Farewell.
A partir du 22 janvier, la meute se focalise au Sud-Est de son secteur à la recherche des convois HX, sans résultat avant de retourner vers le Cap Farewell le 26 janvier.
A partir du 1er février, la ligne de patrouille va se diriger vers Terre-Neuve. Le 2 février, le U-Boot le plus au Nord de la ligne signale le convoi SG19. Les cinq U-Boot les plus proches (U-186, U-223, U-268, U-358 et U-707) se détachent de la meute et vont former la meute de circonstance « Nordsturm » pour attaquer le convoi. Un marchand sera coulé par l’U-223 avant de perdre la trace du convoi. Après trois jours de recherches infructueuses le long des côtes du Groenland, les cinq U-Bootes rejoignent la meute « Haudegen ».
Vers la mi-février, la meute se positionne au nord du Cap Race (Terre-Neuve) et forme un arc de 300 miles. La meute doit alors se séparer pour rejoindre un secteur de ravitaillement, mais le 17 février, le convoi ONS 165 est détecté. BdU décide d’envoyer les U-Bootes ayant le plus de carburant au devant du convoi pendant que les autres iront se ravitailler avant de se joindre à l’attaque.
Le U-186 avec les U-223, U-358 et U-707 vont alors former la meute « Taifun » pour attaquer en premier échelon. A cause d’un temps exécrable et une mer déchaînée, les quatre U-Bootes n’arriveront jamais à conjuguer leurs moyens pour attaquer de concert. Si deux marchands seront coulés, deux U-Bootes hors meute le seront aussi (dont le U-69)…..
Le 20 février 1943, les opérations contre le convoi ONS 165 prennent fin. Les quatre U-Bootes sont envoyés se ravitailler auprès du U-460 à l’Est de Terre-Neuve.
Le 21 février, la meute « Knappen » détecte le convoi ON 166 au sud de la zone de ravitaillement. Le U-186 va engager la poursuite sans ravitailler, Hesemann estimant que la situation du carburant le permet.
L’attaque du convoi ONS 166 a commencé le 21 février quand le U-604 détecte le convoi.
Le convoi est énorme : 63 navires marchands, 1 destroyer, 5 corvettes et 2 frégates.
Le 21 février, le U-332 va couler un norvégien, le U-623 est coulé par un Liberator, les U-91 et U-92 coulent un anglais et un norvégien pendant que le U-529 est envoyé par le fond par l’USCGC Campbell.
Le 22 février le U-606 torpille un anglais et deux américains mais a été endommagé par des charges de profondeur. Obligé de faire surface, le U-606 sera éperonné et coulé par l’USCGC Campbell, lui-même endommagé dans la manœuvre.

(USCGC Campbell)
Douze sous-mariniers du U-606 seront récupérés par le navire de sauvetage du convoi (SS Stockport), qui sera également envoyé par le fond quelques instant plus tard par le U-604.
Le U-628 coulera un panaméen et un norvégien le 23 février.
Ce 23 février, Hesemann prend contact avec le convoi et passe également à l’attaque.
Dans un premier temps, il se positionne sur la route estimée du convoi. Hesemann n’est pas seul. D’autres U-Bootes sont sur place et sont également passés à l’attaque. Le convoi et son escorte naviguent en zigzag en adaptant leur course aux coups des U-Bootes.
Hesemann a donc devant lui un convoi fortement éprouvé et quelques peu paniqué.
Hesemann plonge à l’immersion périscopique. L’attaque en surface est idéale et possible à longue distance mais signifie une faible possibilité de faire but. Aujourd’hui le convoi semble se diriger droit vers lui. Il reste donc en plongé.
Le convoi arrive au 290° à une distance de 2500 m. 7 à 8 cibles sont difficilement distinguées à travers un mur de pluie. Hesemann va se fixer deux cibles qui semblent être des marchands de 6 à 7000 tn.
Il fait préparer les tubes 1 à 4 pour une salve de 4 torpilles qui seront envoyées suivant un angle de dispersion permettant d’atteindre deux vapeurs : vitesse des cibles 9 nœuds, angle de tir 90°, angle principal 17,5°, profondeur torpilles 3 mètres, vitesse de torpilles 30 nœuds, distance 2000 m.
A 7h33 le U-186 envoie la salve de 4 torpilles.
Trois détonations sont entendues après 2 mn 32, 2 mn 35 et 2 mn 41. Les deux premières concernent le SS.Hastings (Steamer US de 5401 tn).
Une vigie du marchand SS. Hastings va apercevoir une torpille juste avant l’impact, mais trop tard pour manœuvrer. Elles vont frapper côté tribord dans la calle n°5. La salle des machines sera inondée, les cloisons entre les cales 4 et 5 seront soufflées, la barre de direction détériorée. L’équipage va immédiatement abandonner le navire dans trois canots et deux radeaux. Le bateau va couler en moins de 7 minutes, en marche arrière, avec 9 marins.

Après 2 mn 41, un troisième impact sera entendu mais non observé.
A 7h40, deux nouvelles torpilles sont tirées avec les tubes arrière vers de nouvelles cibles. La cible la plus proche virera à 180 ° pour éviter les torpilles, le tanker MV Eulima (Tanker GB de 6207 tn) sera touché mais non coulé.

(MV Eulima)
Le U-186 restera ensuite en plongée pour éviter les destroyers en chasse.
Le U-186 fera surface à 9h05. Le pétrolier (MV Eulima) est aperçu à l’arrêt et le U-Boot manœuvre pour se mettre en position de tir alors que le pétrolier essaye de redémarrer ses moteurs endommagés par la première torpille.
Hesemann fait recharger le tube arrière n°5, cible à vitesse 0, angle de tir 90°, profondeur torpille 3m, vitesse torpille 30 nœuds, distance estimée 500 m. A 11h30, le pétrolier est touché. C’est le coup de grâce. Il se coupe en deux au niveau de l’impact, la moitié du navire restant à flot.
Le U-186 va approcher l’épave. Deux canots seront lancés à la mer par l’équipage. Une vingtaine d’homme flottent en surface, la plupart sont morts. L’un des canots chavire alors que des survivants s’agrippaient. Le pacha demeure introuvable. Dans le second canot, 15 marins sont en vie dont trois européens et 12 chinois.
La moitié du pétrolier demeure en surface. Afin d’économiser sa dernière torpille de poupe, Hesemann fera tirer au canon.
13h10, 80 coups dont 70 au but seront tirés sans arriver à couler l’épave transformée en passoire.
13h54, après 120 coups dont 100 au but, l’épave résiste encore.
Pour achever son travail, Hesemann fera tirer à la MG 30 dans les secteurs intacts. Finalement, le navire coule à 14h26.
Le canot avec 15 survivants sera abordé par le U-409 le 24 février. Le second et le troisième officier seront capturés par le U-Boot alors que les 13 autres marins (britanniques et chinois) seront ravitaillés en eau, en nourriture et orientés vers la terre la plus proche. Malheureusement ils ne seront jamais retrouvés. Le pacha et 60 membres d’équipage auront perdu la vie….
Le U-186 entame alors sont retour vers la France.
Le 24 février il retrouve les U-460, U-462, U-223 et U-303 au point de rendez-vous de ravitaillement.
Le ravitaillement prendra fin le 25 février après la visite d’un médecin pour examiner le traumatisme sonore de l’un des artilleurs.
Le U-186 rejoint sa nouvelle base de Lorient le 5 mars 1943 avec trois victoires à son actif (18 782 tn) et 65 jours de mer.
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 17 avril 1943 pour opérer dans l’Atlantique Nord.
Le U-186 va intégrer la meute « Amsel » le 26 avril à 1400 nautiques à l’ouest de l’Irlande. La meute va se diriger vers le sud, à la recherche du convoi HX235. La meute va ensuite prendre contact avec l’extrême gauche de la ligne de la meute « Specht » le 29 avril et se diriger simultanément vers le sud.
A partir du 1er mai la ligne de patrouille forme un arc de cercle de 200 miles à l’est de St John.
Le 3 mai, les U-Bootes de la meute Specht vont rompre la formation pour se diriger vers le nord et former une nouvelle meute « Fink » pendant que les U-Bootes de la meute « Amsel » (dont le U-186), renforcée de six U-Bootes nouvellement arrivés dans le secteur, font former quatre petits groupes (Amsel 1, 2, 3 et 4). Le U-186 (Amsel 4) se trouve alors le plus au sud. Les groupes Amsel 1 et 2 vont se diriger vers le nord à la recherche du convoi ONS5 et les groupe Amsel 3 et 4 vont former la meute « Rhein » le 7 mai. Le 8 mai la meute reçoit l’ordre de se diriger à « machine toute » vers le sud-ouest pour former une ligne de patrouille afin d’intercepter le convoi HX237. Le U-359 va détecter un marchand du convoi le 9 mai juste avant la formation de la ligne de patrouille avant de perdre le contact à cause des mauvaises conditions climatiques.
Les U-Bootes de la meute (U-103, 186, 359, 403, 448, 454, 466, 468, 525, 569, 709, et 752) vont entamer individuellement des recherches toute la journée du 9 mai, sans résultat, avant de reformer la meute le 10 mai.
A la mi-journée, le U-403 va détecter un cargo qui navigue à grande vitesse ainsi qu’un remorqueur qui devaient appartenir au convoi détecté la veille. La meute Rhein qui était positionnée à l’Est reçoit alors l’ordre de se combiner avec la meute « Elbe » et former les groupes Elbe 1 et 2 pour rechercher le convoi SC129. Le U-186 se retrouve dans le groupe Elbe 2.
Le convoi SC129 parti d’Halifax pour Liverpool le2 mai 1943 (25 navires marchands) est fortement escorté par 20 navires. Sa protection est renforcée par une couverture aérienne, l’ensemble permettant de maintenir les U-Bootes à bonne distance.
Le 11 mai, le U-402 envoie par le fond le cargo SS. Antigone et le marchand norvégien SS. Grado.

Le 12 mai, le U-186 est localisé par le destroyer HMS Hesperus (H57) à 10 miles du convoi. Dans son approche, il va apercevoir le périscope, ce qui va lui permettre de cerner précisément la position du U-Boot.

Le destroyer va réaliser deux attaques avec des charges de profondeur. Très vite des débris du U-boot vont apparaitre à la surface, confirmant la destruction du U-186 disparu avec ses 53 membres d’équipage, aucun survivant.


(lieu de naufrage U-186)

Liens :
http://www.uboat.net/boats/u186.htm
http://u-boote.fr/u-186.htm


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté lundi 29 aot 2016 à 15:56
Message #223


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-187 (Type IXC/40)
Construction ordonnée le 15 août 1940.
Mise en chantier le 6 août 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1027).
Lancé le 16 mars 1942.
Commissionné le 23 juillet 1942 sous les ordres de l’Oblt Ralph Münnich
4e Flottille Stettin du 23/07/1942 au 31/12/1942 (entraînement).
10e Flottille Lorient du 01/01/1943 au 04/02/1943 (front boot).
Coulé le 4 février 1943 dans l’Atlantique Nord (Est de Terre-Neuve) en position 50.12N, 36.35W par les destroyers britanniques HMS Vimy et HMS Beverley.

Kaleun :
Kptlt Ralph MÜNNICH du 23/07/1942 au 04/02/1943.

Emblèmes :


Photos :

(U-187 le 23 juillet 1942)

Succès : 0

Patrouilles et anecdotes : 1
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 12 janvier 1943 pour opérer dans l’Atlantique Nord.
Le U-187 va dans un premier temps intégrer la meute « Landsknecht » (21 U-Bootes) le 19 janvier à l’Ouest de l’Irlande.
Pendant une semaine, la meute va rechercher en vain les convois ON au départ de Liverpool . Le 28 janvier, la meute se sépare et le U-187 rejoint la meute « Pfeil » (13 U-Bootes) formée pour intercepter les convois SC (Sydney CB/Halifax/New-York – Liverpool).
Le 4 février 1943, le convoi SC118 fut détecté par le U-187 alors qu’il se présente au centre de la ligne de patrouille de la meute Pfeil.
Le convoi SC118 a quitté NYC le 24 janvier en direction de Liverpool. C’est un grand convoi. Il est constitué de 60 marchands et escorté de 26 navires. Le convoi perdra 9 bâtiments lors de cette traversée.
Le même jour, le U-187 fut localisé alors qu’il se trouvait une dizaine de miles en avant du convoi.


Ci-après, le rapport sur la fin du U-187, rapport établi par les britanniques sur la base des interrogatoires des prisonniers (traduction personnelle) :
4 février 1943 :
7h00

Le Leutnant zur See Strait relève le Leutnant zur See Buschmann dans la « baignoire » comme officier de quart. Les deux officiers resteront un certain temps à discuter ensemble. La mer est de force 5 à 6.
8h00
Une fusée éclairante est détectée au loin à bâbord. Le U-187 met en œuvre ses écoutes radio et sonar pour préciser le renseignement. Münnich estime qu’il s’agit sûrement d’un signal de regroupement ou de changement de cap d’un convoi. Le U-187 fait route en surface vers la détection.
9h00
Buschmann, Strait et le quartier-maître chef signalent des panaches de fumée et le dispositif d’un large convoi à plus de 10 nautiques. Ils estiment sa route et pensent que le convoi devrait passer d’Ouest en Est dans la zone d’action du U-187.
Ces lumières et fumées révèlent la position du convoi SC 118.
9h55
Un premier compte-rendu radio de détection est envoyé à BdU. Sans résultat ou accusé de réception.
10h06
Un second compte-rendu de détection est envoyé. Cette fois-ci, BdU accuse réception et ordonne au U-187, à l’origine de la détection, de conserver le contact avec le convoi et de rendre-compte (contact keeper).
10h46
Un troisième message de détection est envoyé précisant le volume du convoi et ses coordonnées. A cet effet, le U-187 est resté en surface à environ 10 miles devant le convoi.
Cette mesure sera par la suite critiquée par les survivants et présentée comme la première erreur tactique de Münnich. Les sous-mariniers les plus expérimentés ont estimé que Münnich aurait beaucoup mieux fait de plonger, laissé passer le convoi et de prendre position en surface à l’arrière de celui-ci pour continuer à renseigner BdU.
11h00
Le HMS Berverley, en tête de convoi de la colonne tribord, aperçoit un U-Boot plein Est à environ 10 nautiques devant le convoi et le prend en chasse immédiatement. Simultanément, le SS Toward (navire de sauvetage du convoi) obtient une détection radio en D/F H/F au 37°. Le HMS Vanessa ordonne au HMS Vimy de se joindre au Berverley pour une attaque simultanée.

(HMS Berverley)

11h15
Les vigies du U-187 aperçoivent les vagues d’étrave des deux destroyers se rapprochant du U-Boot à pleine vitesse.
Münnich fait le choix de rester en surface direction Est à pleine vitesse. Ce choix lui sera également reproché comme étant sa seconde erreur tactique. Il aurait pu plonger immédiatement pour perdre ses poursuivants. Il semble que Münnich ait voulu retarder la plongée pour avoir le temps de transmettre des données complémentaires (vitesse du convoi et volume de l’escorte). Il n’a pas été établi que ce message ait bien été envoyé.
11h45
Réalisant que sa fuite pleine vitesse en zigzag en surface ne lui permettrait pas d’échapper aux destroyers, Münnich décide de plonger. L’ordre de plongée sera tardivement répercuté car le U-Boot mettre plus de 50 secondes avant de descendre.
Au même moment, le HMS Beverley signale la plongée du U-Boot à 4 miles devant lui. A 12h00, le Berverley marque la zone de plongée par l’envoi d’une fusée éclairante. Le HMS Vimy rejoint également le secteur.
A 12h03, le Vimy obtient un contact Asdic à 700 m au 000°. A 12h06 il est censé être au dessus de la cible et entame une boucle par tribord. A 12h35, le contact est de nouveau établi au 009° à 1100 m avec Doppler faible et mouvement vers la gauche. C’est suffisant pour le Vimy pour tracer une route d’attaque et larguer 5 charges de profondeur à 100 pieds.

(HMS Vimy)

12h35
Le U-187 a plongé à 80 m quand une première série d’explosions est entendue. Elles sont trop éloignées pour constituer un risque. Un maître qui se tenait à côté de Münnich aurait entendu ce dernier dire : « je n’ai jamais entendu de grenades sous-marines exploser si loin de leur cible ».
Le U-187 a continué sa plongée jusqu’à 135 m.
Le Beverley n’est pas en mesure de détecter le U-Boot. Son Asdic est HS. Le Vimy retrouve néanmoins un contact sur son arrière et décide de mener une attaque avec son « hérisson ». Après avoir marqué la cible, et augmenté son allure, il tire une salve « hérisson » à 12h55 sur une trajectoire qui s’avérera mauvaise.
13h00
Dans le U-187, une seconde série d’explosions a été entendue, plutôt plus près que la première, mais aucun dommage n’est détecté. Cependant, il semble que le U-Boot ait du mal à se maintenir à profondeur stable et remonte par la proue. Pour faire face, les hommes non occupés sont envoyés dans le compartiment avant.
Le HMS Vimy signale que sa deuxième attaque est encore un échec, mais il reprend contact à 13h10 au 290° à 1400 m.
A 13h15, sur la base des détections Doppler, une nouvelle attaque de 14 charges de profondeur est réalisée.
13h15
Cette troisième attaque est tombée très près du U-Boot causant des dommages importants.
L’éclairage principal est HS dans la salle d’écoute et dans la tour. Le sonar est hors service et les quadrants de profondeur sont brisés. Le U-Boot est remonté rapidement à 80 m avant qu’on s’en rend-compte et que Münnich ordonne de replonger à 140 m.
Münnich à maintenu le même cap tout au long des trois premières attaques sans tenir compte des annonces de la salle des écoutes.
Il semble que des leurres acoustiques aient été envoyés immédiatement avant chaque attaque. Certains prisonniers dont le premier lieutenant iront jusqu’à déclarer que ces leurres pouvaient être à l’origine de la détection du U-Boot et trahissaient sa position compte tenu du déplacement très lent de ce dernier.
Le HMS Vimy signale que sa troisième attaque est encore un échec mais, une fois de plus, un contact et deux échos vont signaler la route du U-Boot.
A 13h33, une nouvelle attaque est réalisée avec 14 charges de profondeur.
13h30
Avant la quatrième attaque, l’hydrophone confirme que les deux destroyers se rapprochent, l’un au cap 000°, l’autre au 180° et que le U-Boot est accroché Asdic.
Le radio-télégraphiste déclarera avoir signalé : « si nous ne changeons pas de route, c’est foutu… ».
Soudainement, le radio, le visage blême, est sorti de la salle des écoutes, en jetant ses écouteurs au sol.
Va s’ensuivre une série d’explosions, « comme le rugissement d’une avalanche » dira l’un des survivants. Il semble que plusieurs grenades aient explosé sur l’enveloppe extérieure du U-Boot.
Les ampoules ont grillé dans tous les compartiments avant et la salle de contrôle, le gyro-compas est inopérant, une déchirure de la coque de 1 mètre de long en compartiment arrière embarque de l’eau de mer et entraine un inclinaison du U-Boot à 45°. En outre, la coque bâbord au niveau de la salle de contrôle, a été enfoncée et de l’huile et du carburant tombe en cascade dans le bâtiment. L’huile a inondé le local des piles, générant des fumées toxiques denses.
L’officier mécanicien Meyer dira alors à Münnich que la situation est sans espoir et qu’ils doivent faire surface pour sauver l’équipage.
Alors que le U-Boot remonte lentement vers la surface, les plus calmes des sous-mariniers, convaincus que leur fin est proche, se serreront la main dans un adieu solennel.
Il faudra cinq minutes au U-187 pour remonter à la surface. Il fera surface alors que l’air du bord est devenu irrespirable.
Aucun ordre d’abandon du U-Boot n’a été donné, mais le Leutnant zur See Strait conduira ses hommes par l’écoutille de la cambuse. Simultanément, les autres sortent par celle de la salle de contrôle.
Une fois sur le pont, les hommes vont se regrouper autour du canon de 105 mm, certains ayant la mauvaise idée de le mettre en œuvre.
Cela va provoquer l’ouverture du feu par les deux destroyers situés à 500 m de distance.
La confusion a régné pendant quelques instant jusqu’au moment ou une vague a balayé le pont et ceux qui s’y trouvaient.
Le HMS Vimy a signalé que le U-Boot faisait surface par la proue à 13h37. Ordre d’ouvrir le feu a été donné alors que le destroyer prenait la direction du U-187 à pleine vitesse.
L’équipage du U-Boot a sauté par-dessus bord alors que ce dernier coulait par la poupe.
Aucun compte rendu précis n’a été fait concernant le sort de Münnich et Meyer. Certains survivants disent avoir vu Meyer pour la dernière fois dans la tour (conning tower) et pensent qu’il est resté volontairement dans le U-Boot.
Concernant Münnich, deux versions : certains pensent qu’il a mis fin à ses jours avec son arme de service, d’autres estiment qu’il à coulé avec son U-Boot…..
34 homme furent repêchés par le HMS Beverley, et 9 par le HMS Vimy. 9 ont disparus avec le U-187, dont son Kaleun.



(Lieu du naufrage du U-187)

Liens :
http://www.uboat.net/boats/u187.htm
http://u-boote.fr/u-187.htm


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté lundi 07 aot 2017 à 17:41
Message #224


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-188 (Type IXC/40)
Construction ordonnée le 15 août 1940.
Mise en chantier le 18 août 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1028).
Lancé le 31 mars 1942.
Commissionné le 5 août 1942 sous les ordres du Kplt Siegfried Lüdden

4e Flottille Stettin du 05/08/1942 au 31/01/1943 (entraînement).
10e Flottille Lorient du 01/02/1943 au 20/08/1944 (front boot).
Désarmé à Bordeaux le 20/08/1944 puis sabordé le 25/08/1944. Ferraillé en 1947.

Kaleun
:

Kplt Siegfried Lüdden du 05/08/1942 au 09/08/1944

Emblèmes :


Photos :

(les officiers du U-188 avec Lüdden)


(Le U-188 à Penang)

(U-188 à Bordeaux)

Succès : 15 (dont 7 voiliers) + 1 endommagé + 1 destroyer
11 Avril 1943 : H.M.S. "Berverley" (destroyer de 1190 tonnes, escorte du convoi ON 176) torpille
21 Septembre 1943 : S.S. "Cornelia P. Spencer" (cargo à vapeur de 7176 tonnes) torpille
5 Octobre 1943 : M.V. "Britannia" (pétrolier à moteur de 9977 tonnes), carreau MF 2642, torpille - endommagé
20 Janvier 1944 : S.S. "Fort Buckingham" (cargo à vapeur de 7122 tonnes),
25 Janvier 1944 : S.S. "Fort la Maune (cargo à vapeur de 7130 tonnes), carreau MQ 5474, torpille
26 Janvier 1944 : S.S. "Samouri" (cargo à vapeur de 7219 tonnes), carreau MQ 4568, torpille
26 Janvier 1944 : S.S. "Surada" (cargo à vapeur de 5427 tonnes), carreau MQ 4565, torpille
29 Janvier 1944 : S.S. "Olga E. Embiricos" (cargo à vapeur de 4677 tonnes), carreau MP 5979, torpille
3 Février 1944 : S.S. "Chung Cheng" (cargo à vapeur de 7176 tonnes), carreau MO 4456, torpille
7 Février 1944 : (bateau de pêche), carreau MQ 4767, artillerie + éperonnage
7 Février 1944 : (bateau de pêche), carreau MQ 4767, artillerie + éperonnage
7 Février 1944 : (bateau de pêche), carreau MQ 4767, artillerie + éperonnage
7 Février 1944 : (bateau de pêche), carreau MQ 4767, artillerie + éperonnage
9 Février 1944 : S.S. "Viva" (cargo à vapeur de 3798 tonnes), carreau MQ 5868, torpille
12 Février 1944 : (bateau de pêche), carreau LA 3613, artillerie
12 Février 1944 : (bateau de pêche), carreau LA 3613, artillerie
12 Février 1944 : (bateau de pêche), carreau LA 3613, artillerie

Patrouilles et anecdotes : 3
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 4 mars 1943 sous les ordres de l’Oberleutnant zur See Siegfried Lüdden pour opérer dans l’Atlantique Nord.
Le U-188 va faire une escale en Norvège avant de reprendre sa route le 9 mars.
Le 21 mars, il rejoint la meute « Seeteufel » (17 U-Bootes) au Sud de l’Islande pour opérer contre le convoi ONS-1 (39 navires marchands et 19 navires d’escortes). Le 22 mars, en l’absence de détection, la ligne de patrouille oblique à l’ouest vers la route supposée du convoi. A partir du 26 mars, la ligne de patrouille se dirige au Sud-Ouest du Cap Farewell. Elle se joint à la meute « Seewolf » pour former une ligne de 800 miles nautiques. Le 26 mars en soirée, des mâts et un porte-avions d’escorte sont aperçus au centre du dispositif, probablement un convoi ON. Les conditions climatiques rendent la poursuite impossible.
Le 28 mars, la meute Seeteufel, dont le U-188, reçoit l’ordre de concentrer ses efforts vers l’Est à la recherche du convoi HX 230 (46 marchands) repéré par le U-305 de la meute Seewolf le 27 mars 1943. Cependant, les conditions continuent à se détériorer au point de former un ouragan. Les U-Bootes vont néanmoins continuer la chasse en espérant tomber sur quelques trainards en difficulté. Un cargo sera coulé dans une mer trop forte pour espérer ouvrir le tableau de chasse.
Le 30 mars 1943, la poursuite prend fin au Nord-Ouest de l’Irlande. Le U-188 n’aura participé à aucune attaque.
A partir du 6 avril, le U-188 rejoint la meute « Adler » (16 U-Boote) formée pour opérer au Sud du Groenland. Le lendemain la meute fait mouvement vers le Sud pour intercepter le convoi SC 125. Parti d’Halifax, ce convoi est composé de quarante bâtiments marchands escorté par quinze navires de guerre. Trois U-Boote sont détachés à sa rencontre mais sans résultat. La meute remonte ensuite peu à peu vers le Nord. Le 8 avril, la meute fait mouvement vers le Sud-Est. Le 10 avril, le convoi ON 176 est détecté et la meute reçoit l’ordre d’attaquer. Il est composé de 47 navires marchands et de 21 navires d’escorte.
Le 11 Avril 1943 au petit matin, l'U-188 torpille et envoie par le fond le destroyer H.M.S. "Berverley" (H64) qui fait partie de l'escorte du convoi ON 176.

(Hms Beverley)
Ce 11 avril 1943 au Sud-Ouest de l’Islande à 5h45 le U-188 est en position d’attaque. Il a le convoi devant lui.
A 5h49, il tire une première torpille. A 5h50, deux nouvelles torpilles sont tirées puis une quatrième à 5h52. La première impacte un tanker 1mn et 34 secondes plus tard. A 1 mn 58 s et 2 mn 11 s deux nouveaux impacts sont entendus. Enfin, un quatrième impact est détecté 1 mn et 58 s après le tir de la dernière torpille. Le U-188 rendra compte du naufrage du tanker à 6h30.
Malheureusement, les alliés ne reconnaitront qu’un seul navire coulé lors de cette attaque : le destroyer HMS Beverley qui sera accordé au U-188. Ce destroyer avait déjà été sérieusement endommagé le 9 avril dans une collision avec le marchand Cairnvalona et se trouvait en queue de convoi.
Le 12 avril, le U-188 est endommagé suite aux grenadages de l’escorte du convoi, mais sans conséquence.
Dès la fin des opérations contre le convoi ON176 (13 avril), la meute « Adler » rejoint la meute « Meise » au Nord-Est de Terre-Neuve. Le U-188 quittera la formation le 20 avril pour entamer son retour vers la France et sa nouvelle base de Lorient.
Le 2 mai, alors qu’il approche des côtes françaises, il est attaqué par un avion Whitley.

Il est 10h14 en Golf de Gascogne quand l’avion du 612 Sqn RAF/W détecte le U-Boot et lance 4 charges de profondeur. Le Kptlt Lüdden et un homme d’équipage sont blessés. Le sous-marinier (Matrosengefreiter Leo Rupp) mourra dans un hôpital parisien le 14 mai 1943.
Le U-188 rejoindra néanmoins Lorient le 4 mai 1943, avec une victoire officielle à son actif.
Patrouille 2 :
Départ de Lorient le 30 juin 1943 pour opérer dans l’Océan Indien au sein de la meute « Monsun » avec les U-168, U-183, U-506, U-509, U-514, U-516, U-532 et U-533.
Compte tenu de la distance, il est prévu un ravitaillement en carburant sur le trajet aller. Le U-462 est envoyé pour un rendez-vous à l’Est de St-Paul Rocks. Le U-462 ne passera jamais le Golfe de Gascogne. Il sera endommagé le 2 juillet 1943 l’obligeant à un retour sur Bordeaux.
Qu’à cela ne tienne. BdU détache le U-487 pour assurer le ravitaillement avec un rendez-vous au Sud des Açores. Cinq U-Bootes du groupe Monsun vont chercher le U-Tanker du 14 au 17 juillet sans résultat. Le U-487 a été coulé le 13 juillet 1943 par l’aviation alliée au SSO des Açores….
Pendant le même laps de temps, trois des neuf U-Bootes Monsun sont coulés dans le même secteur : U-506, U-509 et U-514…… Hasard ou décryptage des messages ENIGMA par ULTRA ?
En attendant, il faut impérativement ravitailler les 6 U-Bootes restant.
Le U-183 ainsi que les U-168 et U-188 seront finalement ravitaillés par le U-155 à 600 nautiques au Nord-Est de l’île du Cap Vert entre le 21 et le 27 juillet.

(U-188 ravitaillé par le U-155 – Le U-183 au loin).
Le U-516 devra transférer son carburant et ses vivres aux U-532 et U-533 avec de retourner à la base.
Les cinq U-Bootes restant dont le U-188 vont continuer leur périple dans l’Atlantique Sud avant de doubler la Cap de Bonne Espérance et entrer dans l’Océan Indien.
Le 11 septembre 1943, ils sont ravitaillés par le navire auxiliaire allemand « Brake » au Sud de l’île Maurice envoyé depuis Penang pour suppléer et remplacer les « vaches à lait » détruites sur le trajet (U-462 et U-487).

(Le Brake en phase de ravitaillement)
Après le ravitaillement, les cinq U-Bootes rejoignent leur secteur d’opération. Le U-188 fera route au Nord pour patrouiller le long des côtes somaliennes.
Le 21 septembre 1943, le U-188 envoie par le fond le cargo américain SS Cornelia P.Spencer (7176 tn) à 350 miles à l’Est de Mogadiscio.
Il est 8h03 quand le navire US qui navigue sans escorte et en ligne droite à la vitesse de 8 nœuds est touché par une torpille du U-188.
La torpille a heurté le côté bâbord dans la cale 5, faisant sauter l’écoutille d’étanchéité, noyant la cale, brisant l’arbre d’hélice et stoppant les machines. Le U-188 va faire surface à 200 m à bâbord. Mais les gardes armés du cargo vont ouvrir le feu avec les deux pièces de 3 pouces et forcer Lüdden à plonger.
Qu’à cela ne tienne, Lüdden tire une seconde torpille 30 minutes plus tard côté bâbord qui enflamme les cales, tue deux membres d’équipage et emporte le gouvernail et l’hélice.
Le navire commence alors à prendre de la gîte. La pacha va donner l’ordre d’abandonner le navire. Plus de 60 hommes vont prendre place dans quatre canots et deux radeaux. A 9h15, une troisième torpille frappe le marchand plein centre qui va couler par la poupe en dix minutes.
Lüdden quitte la zone alors que les survivants retrouveront la terre ferme pour certains, 15 jours plus tard.
Fin septembre, le U-188 s’attaque à un convoi dans le Golf d’Oman, sans résultat. Après seize heures de poursuite, LÜDDEN est obliger d'arrêter la chasse à cause de problèmes de diesels. La chaleur fait des ravages sur l'équipage et les machines, les diesels souffrent de températures d'échappement excessives qui exigent de grandes quantités d'huile de lubrification. Une attention particulière est portée aux hommes travaillant dans le local des diesels, à cause de températures insupportables.
Le lendemain, il trouve un autre petit convoi qui navigue parallèlement à la côte somalienne. Le U-Boot est bien placé pour une attaque et LÜDDEN lance une salve de six torpilles, dont chacune explose après dix minutes de course, non pas sur les cibles mais comme détonations de fin de course…. Le 5 octobre, le U-188 rentre dans le Golf d’Oman et endommage le pétrolier norvégien MV.Britannia (9977 tn) au Nord de Muscat.
Il est 22h30 quand le pétrolier est touché par une torpille côté tribord au niveau du pont arrière. Si le pétrolier prend feu, l’équipage arrive cependant à éteindre l’incendie pendant que le navire accélère sur une trajectoire en zig-zag. Le U-188 verra sa cible s’échappée.
Le U-188 continuera sa patrouille sur la côte Ouest de l’Inde avant de rejoindre Penang le 30 octobre 1943.
En Décembre 1943, l'U-I88 va à Singapour où il charge des matières premières stratégiques, 100 tonnes d'étain, 11 tonnes de caoutchouc, 18 tonnes de tungstène, 500 kg de quinine et d'opium. Il retourne à Penang, pour préparer son voyage retour en France.
Patrouille 3 :
Départ de Penang le 8 janvier 1944 pour opérer dans l’Océan Indien.
Le U-188 fait alors mouvement vers la Mer d’Arabie. Le 20 janvier, il envoie par le fond le cargo GB SS Fort Buckingham (7122 tn) au Nord-Est des Maldives.

A 20h39, Le marchand est touché par deux torpilles alors qu’il navigue sans escorte.
Le U-188 a manœuvré de façon à lancer ses torpilles de poupe (Cf. graphique ci-après).
Le navire coulera en moins de10 minutes avec à son bord 37 membres d’équipage.

Dans les 10 jours qui vont suivrent, Lüdden va connaitre une série faste de 5 victoires qui vont lui valoir la Ritter Kreuz le 12 février 1944.
Le 25 janvier au Nord-Est de Socotra il coule le GB SS. Fort La Maune (7130 tn).
Ce dernier qui navigue sans escorte, reçoit une torpille à 20h16 côté bâbord dans la cale 2 et coule à 21h02. Le U-188 fera surface pour interroger les survivants avant de les laisser rejoindre la terre ferme le 6 février.
Le 26 janvier il coule le SS Samouri (7219 tn) et le SS Surada (5427 tn).
Le Samouri est torpillé à 2h25.
Le SS Surada reçoit deux torpilles de poupe à 18h48. Le navire va se briser en deux et couler à 19h06.

Lüdden fera surface, fera distribuer de l’eau à la petite centaine de survivants regroupés dans des canots et radeaux de fortune. Ces derniers seront secourus le 29 janvier.
Le 29 janvier dans le Golf d’Aden, il envoie par le fond le grec SS Olga E.Embiricos (4677 tn).

Navire du convoi dispersé CB-7, le SS Olga E.Embiricos navigue en isolé, en ligne droite, à la vitesse de 9 nœuds. A 22h07, il reçoit une torpille sur son côté bâbord dans la cale 2. Le navire va chavirer en deux minutes et couler à 22h12 avec 20 membres d’équipage dont le pacha. Lüdden fera surface pour interroger les survivants mais va rapidement interrompre les débats quand un survivant a répondu en français qu’il ne comprenait pas les questions.
Enfin, le 3 février il coule le chinois SS Chung Cheng (7176 tn) à la hauteur de Socotra (Yemen).
Il est 23h45 quand le Chung Cheng reçoit une torpille. En raison de sa cargaison de minerai il coule si vite qu’aucune embarcation de sauvetage ne pourra être lancée. A bord se trouvaient onze américains, quatre officiers chinois, 29 membres d’équipage chinois et 27 gardes armés américains. Vingt hommes, pour la plupart des équipiers chinois ont été perdus. Les survivants ont été recueillis après 12 heures par un cargo britannique et emmenés dans un hôpital à Aden.
Le 7 février 1944, le U-188 envoie par le fond quatre voiliers avec ses pièces de pont ou par abordage à 270 miles à l’Est de Socotra.

(tir aux pièces de pont sur voiliers)
Deux jours plus tard il torpille et coule le norvégien SS Viva (3798 tn) dans le même secteur.

A 19h06 ce 9 février, le Viva navigue sans escorte quand il est touché sur le côté tribord. L’équipage va arrêter les moteurs et abandonner le navire dans trois canots. Le navire va rapidement développer une forte gîte tribord mais va rester à flot. Il faudra un coup de grâce à 19h41 côté bâbord arrière pour couler le navire en 7 minutes après l’explosion d’une chaudière. Equipage sauvé le 11 février.
Le 12 février, en Mer d’Arabie, il coule de nouveau trois voiliers aux pièces de pont ou par éperonnage.

(Eperonnage d’un voilier le 12 février 1944).

Ce 12 février, Lüdden apprend par message qu’il est décoré de la Ritter Kreuz. Son équipage lui confectionnera une réplique qui lui sera remise en mer (photo ci-après).

Fin février, le U-188 se dirige vers le Sud afin d’être ravitaillé.
Le 11 mars 1944, les U-188, U-168 et U-532 retrouvent le ravitailleur Brake au Sud-Est de l’île Maurice après avoir recherché une présence ennemi dans le secteur. Après avoir été ravitaillés, les trois U-Bootes quittent le secteur par le Sud-Ouest aux premières heures du jour suivant alors que la météo empire. Dans la matinée, un avion est détecté obligeant les trois U-Bootes à plonger. Le U-188 fera surface 20 minutes plus tard quand un nouvel avion apparait. Cet avion vient du porte-avions d’escorte HMS Battler. Il aperçoit également à l’horizon un navire de guerre : c’est le destroyer HMS Roebuck qui va ouvrir le feu sur le ravitailleur Brake et couler ce dernier en moins d’une heure.
Le U-188 n’a pas pu intervenir en l’absence torpille dans ses soutes. Les rescapés du Brake seront récupérés par le U-168 et transportés à Batavia.
Mi-mars, le U-188 entame son retour vers la France. Le 22 avril, il croise le U-181 avec lequel Lüdden transmet les consignes concernant l’Océan Indien.
Début mai, le U-188 a rendez-vous avec le U-66 pour être ravitaillé. Ce dernier ne se présentera pas, coulé par les alliés le 6 mai 1944.
Le U-188 rejoint Bordeaux le 19 mai 1944 avec sa cargaison « stratégique ».

(U-188 à Bordeaux le 19 juin 1944)
Le U-188 fut l’unique U-Boot du groupe Monsun à rejoindre sa base avec sa cargaison.

Quand Bordeaux fut évacuée à cause de l’avance des alliés, le U-188 n’était pas en mesure de prendre la mer à cause de batteries défaillantes. Il fut désarmé et saboté le 25 août 1944 dans le port de Bordeaux. Il sera renfloué et ferraillé en1947.

Liens
:
http://www.uboat.net/boats/u188.htm
http://u-boote.fr/u-188.htm


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post
U796
posté mardi 08 aot 2017 à 16:14
Message #225


Icône de groupe
Bonne brise

Groupe : Bienfaiteur
Messages : 422
Inscrit : 11/05/2008
Lieu : Vouneuil-sous-Biard (86580)
Membre no 9820



U-189 (Type IXC/40)
Construction ordonnée le 4 novembre 1940.
Mise en chantier le 12 octobre 1941 au chantier AG WESER à Brême (werk 1035).
Lancé le 1er mai 1942.
Commissionné le 15 août 1942 sous les ordres du Kptlt Hellmut Kurrer.

4e Flottille Stettin du 15/08/1942 au 01/04/1943 (entraînement).
2e Flottille Lorient du 01/04/1943 au 23/04/1943 (front boot).
Coulé le 23 avril 1943 à l'est du Cap Farvel au Groenland à la position géographique de 59° 50? N, 34° 43? O par des charges de profondeur lancées d'un avion Consolidated B-24 Liberator de la Royal Air Force du Squadron. 120/V

Kaleun :

KrvKpt. Hellmut Kurrer du 15/08/1942 au 23/04/1943.

Emblèmes :


Photos :

(Kiosque du U-189)

Succès : 0

Patrouilles et anecdotes : 1
Patrouille 1 :
Départ de Kiel le 3 avril 1943 pour opérer dans l’Atlantique Nord.
Avant de rentrer dans l’Atlantique Nord, le U-189 reçoit l’ordre de patrouiller du Danemark au Nord de L’Islande afin de rendre compte et de préciser les limites des glaces et banquises.
Une fois la mission accomplie il rejoint la meute « Meise » au Nord-Est de Terre-Neuve qui est à la recherche du convoi HX234 qui avait été repéré le17 avril à 150 miles de Cape Race.
La meute « Meise » (33 U-Bootes le 20 avril 1943) formait une ligne de patrouille Nord-Est Sud-Est vers le Sud du Groenland. Le convoi HX234 qui avait quitté New York le 12 avril 1943 pour Liverpool était constitué de 46 marchands et 21 navires d’escorte.
Le convoi va couper la ligne de patrouille le 21 avril 1943. Le U-189 fut l’un des U-Bootes qui le pris en chasse le même jour.
Dans l’après-midi du 21 avril vint le brouillard et la neige et avec ces intempéries, la perte de contact avec le convoi. Le contact ne sera repris que le 23 avril.
Ce jour là fut le dernier du U-189.

Il est détecté le 23 avril 1943 à 425 miles Ouest-Sud-Ouest de l’Islande par un avion Liberator III n° FL923 du Squadron 120 de Reykjavik piloté par John K. Moffatt.

Le Liberator va lancer 4 charges de profondeur au niveau du kiosque et de la flak obligeant le sous-marin à stopper.

Après un virage à 180°, Moffatt fera un second passage en larguant deux charges supplémentaires.

Le U-189 va alors sombrer, rejetant de nombreux sous-mariniers vivants à la mer.
Mais aucun des 54 membres d’équipage ne sera retrouvé dans les eaux glacées de l’Atlantique Nord.


Liens :
http://www.uboat.net/boats/u189.htm
http://u-boote.fr/u-189.htm


Ce message a été modifié par U796 - mardi 08 aot 2017 à 16:30.


--------------------
Citation
A me suivre, tu passes !
Go to the top of the page
 
+Quote Post

10 Pages V  « < 7 8 9 10 >
Reply to this topicStart new topic
2 utilisateur(s) sur ce sujet (2 invité(s) et 0 utilisateur(s) anonyme(s))
0 membre(s) :

 



RSS Version bas débit Nous sommes le : dimanche 05 dcembre 2021 à 06:23