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> Consignes Générales sous-marin Wolpack, Conduite d'un sous-marin et informations
<S639>AMAZ...
posté jeudi 21 mars 2019 à 19:41
Message #1


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Bonsoir, afin de définir un mode opératoire pour la conduite d'un sous-marin, je mets en ligne des informations, des témoignages, des descriptions techniques succinctes susceptibles de vous aider pour former des équipages Wolfpack.



Liens des Rubriques :

N° 1 : Organisation du commandement à bord

N° 2 : Consignes Générales Wolfpack

Récit décrivant les différentes phase de navigation



... / ... à suivre

Je sépare les chapitres distincts, de façon à déplacer si nécessaire, suivant les sujets traités.

Ce message a été modifié par <S639>AMAZONE - lundi 25 mars 2019 à 00:17.


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<S639>AMAZ...
posté jeudi 21 mars 2019 à 19:49
Message #2


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Organisation à bord



Le Commandant (Cdt)

Responsable du navire
chargé de la préparation au combat de l’équipage, chargé de la conduite de l’action militaire.

L'Officier en second (O.2)

Remplaçant direct du Commandant
Chef de l'organisation sécurité plongée, remplaçant éventuel de l'ingénieur, Chef du Service Intérieur (C.S.I), responsable du Central Opération (C.O) au poste de combat, chargé de l'instruction et de la préparation du Sous-Marin à ses missions.


L'Officier énergie (ingénieur)
Il est chef du groupement énergie,
adjoint à l'organisation de la sécurité plongée et chef du central au poste de combat.


Officiers Chef de service
Chef de chaque groupement ; services Détection, lutte ASM, Missiles / torpilles et nautique.
Au service à la mer, ils sont « Officier Chef du quart »,


Officier Chef du quart
Leur rôle est de diriger le navire en ayant l’autorité sur l’équipage de quart, suivant les ordres du Cdt.
Cette autorité s’exerce suivant une chaîne fonctionnelle :
Il ordonne au Maître de C.O. (Central opération) sur le plan tactique opérationnelle,
au Maître de Central pour la partie navigation plongée, ce dernier est chargé de transmettre au chef propulsion les ordres relatifs aux allures lignes d’arbres et / ou charge Batteries.

Le Chef du quart se tient à la passerelle en surface, et au PCNO en Plongée.
Au poste de combat ils sont dans les locaux dont ils ont la charge (Poste AV tdc tir torpille ; PCNO Détect /ASM etc).


Les Maîtres adjoints
Ils sont sous les ordres des Officiers chef de services, ils les secondent pour l'instruction.
-Le patron du pont est Capitaine d'Armes, il est le chef du débarquement.
Au service à la mer, les Maîtres Adjoints sont chefs de compartiment,
soit au Central pour la sécurité-plongée ou à la propulsion pour les uns,
soit au PCNO services « tactique opération » pour les autres.
Ils sont directement ou indirectement sous les ordres du Chef du quart suivant la chaîne de commandement.


L'équipage
Réparti par services en fonction des spécialités, il assure la mise en œuvre et l'entretien du matériel.




nota : ne pas confondre Chef du Quart : Responsable du Navire pendant le quart,
et le chef de Quart : responsable compartiment machine ou du Poste Conduite Propulsion

Ce message a été modifié par <S639>AMAZONE - lundi 25 mars 2019 à 08:12.


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<S639>AMAZ...
posté jeudi 21 mars 2019 à 20:22
Message #3


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Ce récit décrit de façon vivante les phases de navigation d'un sou-marin et les actions de l'équipage.
je n'ai gardé ici que les parties techniques.
des annotations (en bleu) sont ajoutées au récit original pour une meilleure compréhension.

Ce texte est extrait du récit écrit par Désiré SANCHEZ dit "Pédro"

Texte Désiré Sanchez dit Pédro



SOUS-MARINIER
UNE MARQUE INDELEBILE !


Dans ce que je vais essayer d'écrire, nombre de mes anciens "Frères d'Armes" se reconnaîtront, d'autres ne seront peut-être pas entièrement d'accord avec moi. Je reconnais à quiconque un droit de réponse, car si je cède facilement à la nostalgie peut-être aussi au romantisme, il n'en reste pas moins que nous avons souffert sur les bateaux "noirs", comme on disait parfois.

Vous pourriez me répondre que nous avons été payés pour cela, sûrement, mais l'argent suffit-il pour justifier d'avoir passé les plus belles années de notre jeunesse au service des Sous-marins ?

Je sais qu'aujourd'hui tout se dénigre, mais je sais aussi que la plupart de mes anciens Camarades comme moi-même ; étions fiers d'appartenir à l'Arme Sous-marine, fiers de servir sur ces bâtiments d'un "autre monde".

Les Français ne connaissent que trop peu leur Marine, c'est dommage pour un pays qui possède un si long passé maritime, puissent les quelques textes qui vont suivre, leur faire savoir que là-bas au fond des océans des "petits gars" veillent pour eux, pour leur pays, qu'ils n'aiment pas plus la guerre que vous ou moi, mais qu'ils sont prêts à se battre, comme nous l'étions ; seuls ceux qui luttent vivent, c'est la destinée, je n'ai rien inventé, je vais tenter de vous raconter...

Volontairement je ne vais pas citer de noms, ni des personnes, ni des bâtiments sur lesquels j'ai servi, afin d'éviter toute polémique et tout esprit partisan.
____________________________________________________________________________
Note : des précisions sont ajoutées au texte original (couleur bleue)
____________________________________________________________________________


- Sonar tour d'horizon à l'écoute.

Le CDT (Commandant) vient de s'assoir sur le siège du périscope d'attaque, il regarde la table traçante, évalue la situation en surface, jette un oeil sur les GCO 2, (genre de sonar à graphique déroulant).

- Sonar vous dormez ou quoi ?
- Non CDT tour d'horizon effectué, pas de bruiteurs à l'écoute.
- Bien ! Puis, il se saisit d'un micro et ordonne au barreur de direction, à droite 15. (Dire : Quinze)
- A droite 15 répond celui-ci...la barre est 15 à droite.
- Bien ! Venir au 090 (Dire : Zéro - Neuf - Zéro)
- Venir au 090, et quelques instants plus tard ... en route au 090
- Bien !

A cette époque je suis encore un jeune matelot, c'était un peu après mai 68 pour situer, cette année là, en Janvier nos Amis du Sous-marin MINERVE avaient disparu corps et bien, le Général DE GAULLE alors Président de la République, était venu à la base des Sous-marins de Toulon, j'avais eu l'opportunité d'être dans la garde d'honneur qui lui présenta les Armes, je n'ai jamais oublié cet instant, mais revenons à nos moutons si j'ose dire:

- A gauche 15
- A gauche 15... la barre est 15 à gauche.
- Bien! Gouverner au nord.
- Gouverner au nord... en route au nord.
- Bien !

Le CDT vient de terminer sa "baïonnette", il a ainsi plus de sûreté pour la détection possible d'un éventuel bâtiment, tout là-haut en surface.
("baïonnette" : manœuvre d’écoute avec changement de cap afin de s’affranchir des zones de capacité réduite d’hydrophone)

- Moteurs avant 2
Le barreur de direction répète l'ordre, puis affiche sur les TTOM (transmetteurs d'ordres moteurs) la vitesse ordonnée.
- Les moteurs sont réglés AV 2
- Bien ! Central préparez-vous à reprendre la vue, je "prends" ajoute le CDT, l'officier de quart se dirige alors vers la "piste" du périscope de veille.
(« Je prends » : phrase magique ! déclarant que le Chef du Quart n’est plus en charge de la manœuvre. Dans ce cas précis c’est le Cdt le responsable. Cela est consigné dans le journal de bord.
Même chose si c’est l’Officier en second (O2).
Dans le cadre du changement de quart, la passation est effective lorsque le Chef du Quart prenant, assuré de la situation, déclare haut et fort au PCNO & Central : « Je prends le Quart ! » Action consignée dans le journal de bord.)


Reprendre la vue, c'est à dire remonter à l'immersion périscopique ; c'est sûrement la manœuvre la plus dangereuse pour un Sous-marin, car parfois suivant l'état de la mer un cargo "lège" peut passer au travers de la détection du sonar, si son hélice sort un peu de l'eau sous l'effet des vagues par exemple, le risque d'abordage est toujours possible, pour le CDT et l'officier de quart la sécurité n'est pas un vain mot.
l'Officier en Second arrive également, la reprise de vue exige toutes les compétences :

- 30 mètres ordonne le CDT
- 30 mètres, répète le Maître de Central.
- Pas de bruiteurs au DUUX (appareil passif de mesures de distance) annonce le chef de CO(central opérationnel).
- Tout est clair en surface.
- Bien ! approuve le CDT.

Le Poste Central ; où se trouvent toutes les commandes de sécurité plongée, barres, purges et chasses aux ballasts notamment, et bien d'autres choses sur lesquelles nous reviendrons, annonce:

- Immersion 30 mètres
- Bien ! répond le CDT, 12 mètres moteurs AV 4.
- 12 mètres, moteurs AV 4 répète le Maître de Central...

Et c'est parti, je pourrais encore le faire, je revis tous ces moments là ; bien calé sur le siège du barreur de plongée, la barre arrière à -20, la barre avant à + 10, le mastodonte d'acier se redresse, je suis du regard le niveau sur le tableau de plongée en face de moi, il s'élève, avant qu'il n'atteigne 6° ou 7° en positif, vite les barres à zéro, prêt à contrer pour maintenir l'assiette à +10°, cela vous paraît compliqué ? Mais tout est affaire d'entraînement, encore et encore... J'ai connu des Commandants qui n'aimaient que les bons barreurs, entre nous c'était une véritable compétition, un fait nous motivait (dans le bon sens du terme), être nommé au poste de barreur de combat, nous vivions cela comme une consécration, et je crois en effet que cela en était une... Le barreur de combat est forcément le meilleur du bord.

Le Maître de Central en même temps, hurle dans le porte-voix qui aboutit en dessous du central, dans le compartiment des auxiliaires :
- Admettre 500
- O K ! répond le mécano de quart, admettre 500 (litres d'eau)
C'est pour alourdir le Sous-marin, car à l'immersion périscopique, la pesée varie presque toujours. Comme elle varie souvent en changeant de vitesse.
- immersion 12 mètres !

Assis sur le siège du périscope d'attaque, le CDT effectue rapidement un tour d'horizon visuel, la tension retombe un peu, pas de danger immédiat, voilà bien sûr, ce qu'espérait le CDT ; du moins c'est le souvenir le plus réel que je garde de l'époque, je n'ai jamais sous-estimé aucun des "vieux" (appellation un peu légère qui se donnait parfois au CDT) sous lesquels j'ai servi, mais l'erreur est humaine et j'avoue que nous avions plus confiance en certains officiers que dans d'autres...
- Hissez le périscope de veille... (moins discret que le périscope d'attaque, mais plus fonctionnel)

Chaque opération, chaque ordre, doivent être donnés en temps et en heure, suivant les consignes précises des ordres permanents du CDT, ajoutées au cahier des consignes générales, que tout sous-marinier doit savoir.
… / …
Le repas du soir s'achève, il est 19 H 45, c'est bientôt la relève de quart, les camarades que nous allons "relever" attendent sûrement avec impatience leur tour de passer à table, aussi, vite une dernière gorgée de café, du poste central la diffusion générale du bord annonce:

- Relève de quart, 3eme tiers de quart, relève des chefs de compartiment .

Et c'est reparti pour quatre heures de temps, mais après il y aura pour le 3eme tiers une "longue nuit" jusqu'à 08 H00 du matin. (un équipage est divisé en trois tiers )

A peine installé sur le siège de la barre de plongée arrière, le Maître de Central m'annonce :

- Petit on va faire du schnorchel, ça remue là-haut, je compte sur toi.
- Pas de "pet" Patron, c'est "nous les meilleurs".

L'électricien de quart au central s'installe devant la commande des chasses aux ballasts, c'est la consigne, il le sait et le fait sans ordre particulier ; nous formons un bloc tous ensemble, en même temps il me lance un clin d'œil, ces instants me font encore chaud au cœur.

(Chasses aux ballasts : au moyen d'air comprimé à 250 bars, permet de chasser l'eau des ballasts et de redonner au sous-marin une flottabilité positive pour son retour en surface, ou étant en plongée pour s'alléger rapidement si nécessaire, en chassant aux ballasts avants par exemple).

C'était une façon de nous préparer aux difficultés, car la navigation au schnorchel par gros temps, demande une attention de chaque instant ; sur les sous-marins classiques il est obligatoire de recharger les batteries qui servent à alimenter les gros moteurs électriques de propulsion, pour ce faire nous disposions d'un "tube d'air"(schnorchel), qui se hisse comme un périscope, il est doté à son sommet d'un clapet qui se ferme automatiquement si l'eau le recouvre, donc il permet de s'alimenter en air de l'extérieur, air indispensable aux diesels qui sont des groupes électrogènes servant à la recharge électrique des éléments (sortes de grosses piles électriques) situés dans les cales batteries. Je ne veux pas me montrer trop technique, mais il faut bien essayer d'expliquer certains matériels d'un sous-marin.

- Central 12 mètres!
- 12 mètres répète le "patron"(nom donné aux gradés dans la Marine, appellation officieuse, qui s'applique à partir du grade de Maître, et qui correspond dans les autres Armes au grade de Sergent-chef)

- Allez casse bon sang ! (il s’agit de « casser l’assiette » en anticipant avant d’arrivée à 12m pour I.P.)
Le patron est inquiet il craint que je ne manque la reprise de vue, car c'est toujours possible, trop haut ce serait ce qu'on appelait une "baignoire", c'est-à-dire que le kiosque du sous-marin sortirait au-dessus de la surface ; comme indiscrétion c'est impardonnable, trop bas les officiers ne verraient rien dans les périscopes, danger certain, non ! Il faut 12 mètres , d'où le "sermon" du patron, mais plus facile à dire qu'à faire surtout par gros temps, alors c'est la "bagarre", amener le sous-marin là où il faut, c'est le rôle du barreur et du patron de central ; pendant ce temps, dans les autres compartiments ils ne "rigolent" pas non plus, les Mécanos et les Electriciens de quart dans le compartiment propulsion s'affairent aussi, la charge électrique des cales batteries repose d'abord sur eux.

- Hissez le tube d'air !
- Hissez le tube d'air, répète le patron, tout en portant la main sur la commande de hissage.
Toutes ces manœuvres se faisaient d'instinct, il fallait être entraînés, conditionnés, cent fois sur le métier...
- Central la vue !

Un petit coup de barre "malheureux" et le sous-marin est descendu trop bas ; toute erreur est de suite sanctionnée, le clapet du tube d'air s'est refermé, les diesels à ce moment-là pompent l'air du bord, qui bien sûr se met en dépression, vite remonter avant de provoquer "l'alerte " et surtout redonner la vue au servant du périscope.

- Charge réglée à 1200 (ampères) annonce la propulsion.
- Le patron de central le répète au C.0. (où se trouve l'officier de quart )
- Bien reçu! répète celui-ci...

Quand un équipage est bien entraîné, chaque geste, chaque compte rendu est précis, c'est très important pour la sécurité du bâtiment ; sur un sous-marin chaque homme doit être concerné par tout ce qui peut arriver.

Alerte ! 150 mètres.

Aussitôt le Patron de Central appuie trois fois sur le klaxon d'Alerte qui diffuse dans tout le bâtiment un son guttural et inconfortable avec un autre, en même temps des lampes (rouge) d'alerte clignotent, dans l'instant ; tout s'arrête, se ferme, se rentre, les diesels et leurs échappements extérieurs, le tube d'air, les aériens, ( toutes les antennes qui se hissent du C.O. comme des périscopes ), puis le silence retombe, à nouveau le sous-marin est prêt à repartir vers les profondeurs...

- Immersion 150 mètres, annonce la diffusion générale, ronde d'étanchéité.
(annonce du Maître de Central)
Alors chaque compartiment vérifie et rend compte d'une fuite ou de toute autre anomalie, si c'est le cas pas question d'aller plus bas avec le moindre problème.

… / …

"Au poste de combat", diffuse dans le bord les haut-parleurs, suit le "pilou pilou" habituel que répand la même diffusion. (pilou-pilou, sorte de sonnerie spéciale qui rappelle au poste de combat).
Pour ceux qui viennent de quitter le quart c'est la mauvaise surprise, car chaque homme est obligé de regagner son poste assigné d'avance. Tout l'équipage est inscrit sur un rôle, donc chacun sait ce qu'il doit faire dès qu'un ordre "éclate".

- Disposez le tube n° 1.
- Disposez le tube n° 1, répète le Patron Torpilleur dans l'interphone qui communique avec le C.O.

Le DSM calcul (ou électricien d'arme) à ce moment s'occupe de la D.L.T. (direction lancement torpille, système qui donne électriquement à la torpille tous les éléments nécessaires, tels que gyrodéviation, vitesse et route du but, immersion etc...)
Puis environ une ou deux minutes plus tard... tube 1 disposé. (suivant les types de T.L.T. les portes extérieures s'ouvrent ou pas au moment du "feu")
(Suivant type de TLT, l’équilibrage et l’ouverture de la porte avant doivent se faire manuellement)

- Bien reçu, répond le C.O. --- Attention pour lancer !
- Attention pour lancer répète le Patron Torpilleur.

Le CDT l'œil "rivé" dans la lentille du périscope d'attaque, prend un dernier azimut du but

terme Azimut : employé pour désigner l’angle observé entre une Cible et le Nord.
Communément appelé Relèvement concernant un objet ou amer.
Relèvement = Cap + Gisement (angle dont la ligne de foi du navire est la référence)
Tous les angles de navigation : Cap, d’azimut/relèvement, Gisement, se font de Zéro à 360° modulo 360.
Donc …


Le CDT l'œil "rivé" dans la lentille du périscope d'attaque, prend un dernier azimut du but qu'il vise et demande :

- Route et vitesse confirmées ?
- Oui CDT répond l'Officier Torpilleur.
- Tube 1 feu !

L'Officier Torpilleur actionne l'interphone et répète "tube 1 feu !", tout en appuyant sur la commande "feu" depuis le C.O.
Au poste torpille on répète l'ordre dans l'interphone, tout en suivant du regard l'opération ; si cela se passe normalement, tout sera automatique, sinon dès que le lumineux rouge du "feu" s'allume, s'il ne se passe rien, le servant du tube fera "feu" manuellement. (en local)

- Torpille partie, porte refermée, rend compte le Patron depuis le poste torpille.
- Bien répond l'Officier Torpilleur depuis le C.O. décomprimer le tube 1
- Tube 1 décomprimé. ( c'est à dire purger du tube la pression extérieure )
- Mettre le tube 1 sur repos...

Et voilà une de plus, combien de lancements de torpilles à notre actif ? Sincèrement je n'en sais rien, nous faisions le maximum d'effort pour que tout réussisse, sans parler des lancements expérimentaux, mais je n'aborderai pas ce sujet.
Sur certains types de sous-marins, nous lancions aussi des mines ; mais fort heureusement en ce qui me concerne, ce ne furent que des mines inertes pour exercice.

… / …

Un sous-marin naviguant à l'immersion périscopique par gros temps, c'est quelque chose qu'il faut avoir vécu pour bien ressentir ; pour les hommes de quart au central, comme dans les autres compartiments, c'est une lutte incessante, pour ceux que le mal de mer atteint rapidement c'est aussi une souffrance continuelle. Il faut savoir que l'océan se calme seulement après avoir atteint environ trois fois la hauteur des vagues sous la surface. Avantage bien sûr que n'ont pas les surfaciers, car pour eux pas de répits, par contre sur un sous-marin en surface dans ces mêmes conditions, il faut avoir "les tripes bien en place", c'est la loi de l'océan, tous ceux qui ont navigué le savent.
(Sans oublier les bruits et les odeurs …)


Le compartiment propulsion : toute la partie arrière du bâtiment ou presque, le royaume des mécanos et des électriciens, eux aussi avaient leur part de difficultés, souvent la température y était écrasante, les problèmes nombreux. Ils étaient les" muscles" du navire, ils le savaient, ils méritent aussi d'être salués, car ils étaient les indispensables "hommes de l'ombre".

Une obligation était faite aux sous-mariniers quelle que soit la spécialité, le passage dans une école spécifique ; L'ENSM (école de navigation sous-marine), pour les jeunes matelots un premier cours élémentaire donnait aussitôt droit à la petite insigne, que nous accrochions avec fierté sur le côté droit de la vareuse de sortie. Puis dès l'admissibilité au statut d'Officier-Marinier, c'était le C.S (cours supérieur), qui lui nous donnait l'insigne définitive, plus grosse que la première et bien sûr plus honorifique, mais toujours justifiée. (pour les Commandants elle avait une distinction supplémentaire)

Les barreurs étaient aussi des veilleurs ; en plongée après une 1/2 heure de barre, ils passaient au C.O. faire une 1/2 heure de sonar, ils "tournaient" ainsi de suite, ils étaient généralement trois par tiers, un au sonar, un à la barre de direction, un autre aux barres de plongées. En surface ils montaient chacun à leur tour dans la fosse de veille, ( ou passerelle) située en haut du kiosque qui est le point le plus haut du sous-marin, pour assister l'Officier de quart et surtout assurer une veille visuelle continue. Par beau temps c'était superbe, dès que l'océan "se fâchait" beaucoup moins, la douche était souvent gratuite... Et glacée...

… / …

Vint le jour où j'accédais à mon tour au poste de Maître de Central, responsabilité certaine, mais j'avais l'avantage de mon expérience de barreur, aussi cette nouvelle fonction ne m'inquiétait pas outre mesure.

Disons clairement que presque toute la sécurité plongée du bâtiment repose sur le Maître de Central, c'est de lui que partent les réactions d'urgence, là encore l'entraînement est intensif, il est même primordial.

Avec les galons de Maître (Sergent-chef), venait donc la double charge de Maître Torpilleur et de Maître de Central pour le quart en mer. Au poste de combat ou de manœuvre, l'Officier Ingénieur Mécanicien prend automatiquement la relève du central.

J'ai aimé ce changement ; il est toujours important de progresser, j'avoue que je préférais le quart au central plus qu'à n'importe quel autre poste. Je pense qu'après avoir passé des années comme barreur, rien d'autre ne pouvait me motiver plus.

Non sans une inquiétude légitime j'affrontai mon premier quart, je peux dire que tout se passa bien, je tâchai de discerner les capacités des barreurs et d'éventer les petits pièges que l'Officier en Second me tendit inévitablement.

Tard un soir que nous étions "tranquillement" en évolution lente par 80 mètres d'immersion ; l'O2 (l'Officier en second) vint me dire que nous allions nous "poser" sur le fond. Je ne lui cachais pas que pour moi c'était la première fois en étant de quart à ce poste.

- Ne vous inquiétez pas, me répondit-il, je vous assiste.
- Bien ! Capitaine (appellation d'un Lieutenant de Vaisseau)

Je ne vais pas décrire ce genre de manœuvre ; Dommage ! ce serait trop technique, mais pour un coup d'essai ce fut "un coup de maître", pourtant entre nous je n'appréciais pas ce genre de situation.

… / …

Les ondes d'un sonar de surface frappent la coque en faisant un bruit de "chien hurlant"... Le chef de C.O. s'y attendait depuis un moment. En effet le sous-marin détecte à plusieurs dizaines de kilomètres la trace d'un bâtiment de surface. (Dans l'eau le son voyage environ trois fois plus vite que dans l'air, le sous-marin détecte ses éventuels adversaires surtout en écoutant à l'aide de ses sonars passifs, c'est-à-dire sans émettre d'ondes). Aussitôt arrivé au C.O. le CDT décide de remonter à l'immersion périscopique pour savoir à qui nous avons affaire ; car n'étant pas au sein d'un exercice entre différentes unités, celui-ci s'interroge à juste titre sur la présence d'un navire de guerre en ces parages. Bien sûr les émissions de son sonar ne sont pas étrangères à nos connaissances du matériel de surface.

A peine revenu à 12 mètres, le Pacha (appellation amicale donnée aux Commandants dans la marine) ne voit aucune présence immédiate sur tout l'horizon, de même l'O2 au périscope de veille ne voit rien non plus.

- CDT il doit être loin, il ne nous a sûrement pas repéré.
- Peut-être, répond celui-ci, mais je veux être sûr de sa position, fais-moi un relevé APA dessus.
(APA :antenne périscopique d'attaque ; c'est une antenne radar installée en haut du périscope de veille qui permet d'émettre pour connaître la distance exacte d'un bâtiment ou d'un amer).

De par ses émissions sonar son azimut nous est connu.

Installé devant l'écran du radar le chef de C.O. annonce :

- Capitaine paré pour émission APA.
- Bien ! répond l'O2, table traçante mettez moi dessus. (table traçante, où s'inscrit toute la situation surface, autour d'une "rose" symbolisant le sous-marin et qui se déplace sous du verre transparent au fur et à mesure de l'évolution de celui-ci).

- Vous y êtes Capitaine.
- Bien, radar une émission brève, annonce l'O2 tout en scrutant vers l'azimut en question.
- Echo dans le 280 (Gisement) distance 15 000 mètres, annonce le chef de C.O.

Tu parles ! Pour le voir à cette distance avec cette houle, fulmine le Pacha, allez, on redescend, qu'il "s'amuse" tout seul si ça lui chante...

En effet un quart d'heure plus tard les relevés des émissions sonar se faisaient moins nettes, plus faibles, il ne nous a pas trouvé trancha l'O2, il n'a même pas relevé notre émission radar.
- Fait mauvais là-haut, les gars ne doivent pas se montrer très performants devant leurs écrans, constata le CDT.
Voilà un exemple de l'avantage du sous-marin, dans ce cas il pouvait soit se dérober, soit donner la chasse ; notre rival le plus dangereux c'est l'avion, quoique par gros temps ou loin des côtes, il reste difficile à employer

… / …

A ce moment du récit, le bâtiment est en surface

Tout là-bas au loin, les lumières d'une côte brillent dans la nuit claire, l'Officier de quart sur la passerelle tire sur sa cigarette, (seul endroit où il est autorisé de fumer sur un sous-marin) le veilleur scrute l'horizon derrière ses jumelles, le dernier point vient d'être fait, lorsque l'interphone annonce :

- Passerelle prenez la "tenue de veille".
- le veilleur répète dans l'interphone.

Les hommes de quart en bas vont mettre le bâtiment en mesure de plonger.
Il existe trois positions pour un sous-marin opérationnel :

1- la tenue de repos (à quai)
2- la tenue de navigation (en surface) en transit surface temps de paix
3- la tenue de veille (pour plonger) navigation permanente en temps de guerre

L'Officier de quart sur la passerelle est resté seul ; il a rendu compte que le bâtiment est en tenue de veille, il attend l'ordre du CDT, dès que celui-ci arrive, il annonce dans l'interphone et en même temps dans le porte-voix qui dessert le central :

- Alerte !

Puis il se "jette" dans le sas d'accès passerelle et en referme le panneau supérieur.
En bas dans le central tout se déroule comme à l'exercice : le barreur de direction affiche AV4 sur les TTOM, referme le passage de coque du porte-voix, tous les aériens se rentrent etc...

- Ouvrir les purges ordonne le maître de central à l'électricien, après avoir appuyé trois fois sur le klaxon d'alerte (sauf les purges des ballasts centraux)
- 50 mètres, ordonne l'Officier de quart en arrivant en bas dans le central (suivant la consigne du CDT, qu'il a reçu avant)
- Ouvrir les centraux dit à ce moment le Patron de Central tout en ayant un œil sur le tableau de plongée... Le bâtiment s'enfonce, le barreur de plongée actionne les barres en conséquence puis les purges seront refermées, la pesée corrigée, et recommenceront les opérations inévitables en plongée... (les purges laissent échapper l'air des ballasts qui aussitôt se remplissent d'eau de mer, le sous-marin plonge...)

Toutes ces manœuvres sont restées dans ma mémoire comme une marque indélébile ; mais je vais arrêter là mes petites narrations dans l'espoir de les reprendre plus tard, si toutefois cela reste possible.

… / …

Parfois j'ai envie de revoir Toulon ou Lorient, mais je crois qu'on ne retrouve jamais le passé. Souvent il vaut mieux le laisser dormir comme les bras "dorés" d'une ancienne maîtresse. Pour éviter la déception ? Pas forcément, mais je sais que plus jamais je ne serai embarqué sur un sous-marin, sauf au fond de mes souvenirs, alors surface "chassez partout"...
La mise à quai est terminée, les barres à zéro, les moteurs stoppés, le gyrocompas arrêté, le bâtiment en tenue de repos.
L'équipage se rend à l'appel sur le quai, le CDT débarqué le premier s'éloigne là-bas d'un pas léger.
Ce soir je referme le livre, je pourrais raconter encore, je ne le fais pas : ni par manque d'envie, ni par manque de souvenir, mais seulement pour rester le plus sobre possible. Aussi, si je dois continuer plus tard, j'attendrai pour cela la prochaine relève de quart...



Désiré SANCHEZ dit "Pédro" Sous Marin Psyché


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Vingt mille lieues sous les mers (1869) - Jules Verne
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DSM
posté vendredi 22 mars 2019 à 08:42
Message #4


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Ouragan

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Merci pour ce très beau récit. smile.gif
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Lazuli
posté vendredi 22 mars 2019 à 08:53
Message #5


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Grand-frais

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La baïonnette, dû au dessin que trace le sous-marin sur le plotting, se dit en terme moins imagée "abatée d'écoute".


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Lazuli
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U 2518
posté vendredi 22 mars 2019 à 17:14
Message #6


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Vent frais

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Punaise! c'est 10 ans de ma vie. mellow.gif


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il y a trois sortes d'êtres: les vivants, les morts, et les marins (anacharsis)
et Taïaut "Horridoh" !
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<S639>AMAZ...
posté dimanche 24 mars 2019 à 20:04
Message #7


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Grand-frais

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Bonjour à tous les équipages Wolpack,

Intéressé, par votre expérience dans ce jeu, je vous fais part de mon avis concernant certains déroulements, de l’organisation, des ordres, bref tout ce qui concerne le travail en équipe pour mener à bien une mission.

Loin de moi l’idée d’imposer quoi que ce soit, le jeu Wolfpack étant ce qu’il est, seuls les utilisateurs peuvent savoir déterminer ce qui leur convient. Le navire du jeu ne respectant pas les bases essentielles qui caractérisent un sous-marin, il faut s’adapter certes, mais il y a des priorités à respecter :
- Connaître les capacités de son navire.
- La chaîne de commandement, et le rôle de chacun.



Connaissance du sous-marin :

Il faut connaitre les éléments actifs de sécurité plongée et leur manœuvre et les effets.
Ballasts, Barres de plongée, Chasse HP, compresseur, etc.
Il est impératif de prendre la mer, en sachant utiliser la pompe d’assèchement en cas d’alourdissement accidentel.
Apprentissage du TDC, afin d’être paré au poste de combat


Entrainement :

Les nouveaux membres d’équipage ne sont pas aguerris, et ne savent pas
- utiliser une phraséologie claire et précise.
- qu’un ordre doit être accusé réception pour s’assurer de la bonne compréhension.
- une fois exécuté, rendre compte.
- le rôle de chacun : Qui fait quoi !
- Ordre opératoire de la prise de plongée. Cela évitera d’oublier le panneau supérieur du Kiosque.
(évitez le terme écoutille)

Avant de se lancer dans une mission. Préparez-vous au combat.

Lors d’une session en multi, avant d'effectuer la mission de la soirée, effectuez une petite mission d’exercice (avec/sans attaque),
Le but étant de se familiariser en effectuant des gestes de base :
Prise de plongée, navigation en plongée, manœuvre, tir torpille, surface, en appliquant les conseils suscités.
Vous perdrez un petit quart d'heure, mais cela pourrait vous être bénéfique par la suite.

Dans la réalité, chaque patrouille commence par une phase d'exercices en préparation au combat.



Bonne patrouille !


PS. : à suivre Consignes Générales Wolfpack

Ce message a été modifié par <S639>AMAZONE - lundi 25 mars 2019 à 00:48.


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<S639>AMAZ...
posté mardi 26 mars 2019 à 09:15
Message #8


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Grand-frais

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Consignes Générales
Wolfpack





Le Cdt (Captain)


- Observe, s’informe, analyse, décide et ordonne.

- Ordonne la Prise de plongée en criant « ALERTE » !
1 - avant la plongée : fait évacuer de la passerelle et du pont, veilleurs et artilleurs.
2 - s'assure que tout le personnel est à l'intérieur.
3 - Ferme le panneau supérieur du kiosque, étant le dernier à descendre.


Officier Navigateur (Navigator)

- seconde le Cdt (Captain) au poste de combat.
- utilise le périscope le plus adapté suivant les consignes du Cdt. Aide à identifier les cibles.
- Participe à partir du TDC au calcul du tir torpille
- indique régulièrement sur la carte de navigation la position et date/heure (Odomètre).
- note sur un Journal de bord, les évènements contacts, caractéristiques navires.
- en navigation côtière, surveille la profondeur et le sondeur.


Maître de central (Dive officer)


- Responsable de la sécurité plongée, il est chargé de :
- la manœuvre des « Purges », et de la « chasse » aux ballasts
- la manœuvre des barres de plongée de l’assiette du bateau
- changement et maintien de l’immersion
- Auxiliaires, compresseurs d’air HP, Pompe d’assèchement.

A l’ordre « ALERTE » (prise de plongée), il exécute sans ordre :
- l’ouverture des Purges Ballasts, s’assure du bon remplissage,
- Dès que le sous-marin est immergé, il chasse aux Ballasts de Plongée Rapide.
- La chasse aux ballasts Plongée Rapide,
- celle-ci doit être terminée (ballasts plongée rapide vides) avant la stabilisation du sous-marin à l'immersion ordonnée,
- la fermeture des purges, ballasts pleins.
- rejoint l’immersion ordonnée.



Timonier (Helmsman)

Exécute sur ordre :
- changement de cap et mouvement de la barre de direction.
- les ordres d’allures propulsion E.O.T.
- En immersion, informe de la Capacité restante de la batterie, tous les KWH consommés.
- annonce vitesse nulle, lue après ralentissement lors de l’arrêt propulsion.
- après retour en surface, Démarrage des diesels et Charge batterie.
- annonce fin de la charge batterie.

A l’ordre « ALERTE » (prise de plongée), il exécute sans ordre :
- Réglage des moteurs électriques EOT sur "Demi" (Half).
- Arrête les diesels (coupe la charge batterie),


Opérateur radio-Hydrophone (Radioman)


En surface :
- il est en charge des communications extérieures, (utilisation Enigma).
En plongée :
- Il est responsable « Hydrophone », chargé de l’écoute, et de la détection.
- Il informe des gisements relevés des contacts, renseigne sur la distance et le type de navire
- informe du nombre. Un contact détecté, ne pas rester focalisé (Tour d’horizon de temps à autre).
- propose au Cdt (Captain), d’effectuer une abatée d’écoute.
- il peut être chargé de renseigner par tracé, les contacts sur la carte navigation




A suivre consignes particulières par poste.

PS. : Correction apportée due à l'utilisation des Ballasts de Plongée Rapide (Flottabilité Négative)
En surface, les ballasts de plongée rapide sont toujours pleins.
Lors de la prise de plongée, dés que le navire a quitté la surface pour rejoindre l'immersion, le Maître de central Chasse dans ceux-ci pour les vider.

.


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