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Forums Mille-Sabords.com > Mille-Sabords : Simulations de la 2ème Guerre Mondiale > Silent Hunter III > Le bar du port de Kiel
U 2518
New-York, New - York !

14 Mars 1942, le BdU nous envoie patrouiller zone : CA54, carré face aux côtes américaines.
Cette patrouille de l’autre côté de l’Atlantique est la conséquence de la décision du « Peintre » de déclarer la guerre à l’Amérique, après que celle-ci ait elle- même déclarer la guerre aux japonais, ces derniers ayant bombardé une de leurs bases du Pacifique.
Nous n’avons pu participer à la première vague de Janvier pour l’opération « coup de Timbale » en raison de réparations importantes, à l’arsenal de Lorient, après notre mission sur la côte africaine et Gibraltar.

De Lorient à notre zone de patrouille, 4800 nautiques environs (8 800 Kms).Trois semaines de navigation, il a fallu concilier deux antagonismes vitesse et économie, pas simple, alternance de, peu de plongée – beaucoup de surface.
Le voyage fut long et pénible en particulier à cause d’une mer déchaînée, le bateau tangue d’un bord à l’autre. La moitié de l’équipage malade, je ne suis pas non plus en grande forme, sauf bien sûr Haas, premier-maître torpilleur, qui mange des oignons au central, et qui rigole de voir les autres avec une poubelle entre les jambes.
Les odeurs de salissures, de rance dues à l’humidité des vêtements qui ne sèchent pas, se répandent à travers le bord ce qui n’arrange pas. Les déplacements sont laborieux, à cause du tangage et du roulis, mais aussi du désordre dans la coursive car : tout ce qui est mobile est à terre et se déplace au gré des mouvements du bateau. Les diesels tournent dans un vacarme assourdissant qui empêchent toute conversation, la porte étanche reste ouverte au maximum pour profiter de la chaleur des moteurs.
En cours de route, nous coulons 3 cargos, soit 25000 tonnes.

Le 4 à 08h00: arrivée sur zone, mer calme, Il fait encore nuit, surface. Après un nettoyage et une remise en état du bateau. Je décide de nous mettre en immersion à 15 m, avec un fond de 23 mètres, machine stop, pour 24 heures, afin de laisser l’équipage, dans le silence sécurisant du bord, récupérer au maximum, avec des relèves par quart.
Le cuistot dit « l’affameur » sert à midi un repas du dimanche, avec une tournée supplémentaire de bière
.
Le 5 à 8h00 : éclairage du jour dans le bord, l’odeur du café réveille les derniers. Poste d’entretien pendant une demi-heure. Les hommes passent devant moi avec un « Bonjour commandant » le ton est rieur, ils savent que je sais, qu’entre-eux, officiers compris, ils m’appellent « le vieux » l’œil est vif, l’équipage a retrouvé son entrain.
Mais la guerre, malheureusement, reprend ses droits, quittons la zone, qui s’est révélée calme, nous prenons la route vers le Nord, Nord –Est, direction New York.
Après quatre jours de petite navigation, nous voici en face de la baie du port américain. Sur notre trajet, nous coulons 1 cargo de 8000 tonnes.

Le 8 à 08h00 : position 5 km à l’est du bras de mer qui ouvre la route vers le port. Immersion périscopique en attente de la nuit, qui arrive vers 23h.
Pendant cette longue période, l’équipage, qui n’est pas de quart, sous la direction de l’ingénieur, vérifie le bateau, contrôle l’arrimage du matériel, les torpilleurs soignent les anguilles, vérifient les prés-réglages, et se reposent. Avec l’Oberl zur see Kessel, le WO, nous écoutons le trafic à l’hydro et préparons notre route d’attaque. Le BdU n’a pas été foutu de nous donner des cartes renseignées, même les fonds c’est au jugé.
L’écoute nous permet de faire deux observations importantes :
Surveillance du port assurée par des S-Boots, qui tournent en rond à grande vitesse et toujours sur le même parcours.
La deuxième, il n’y aucune autre activité militaire.

23h : le chef de quart me rend compte « paré barres et machines, paré à manœuvrer, aucun contact à l’écoute, le Chat est prêt, commandant ! ».

Les dés sont jetés ! « 11 mètres, électriques, avant très lente, venir au 2.7.0 «
A suivre.
ericlea
Quel récit hâte de lire la suite de cette aventure us.

La traversée en immersion avec quelques remontées en surface pour recharger et oxygéner aurait été moins assourdissante moins houleuse et plus économique en consommation de carburant non ?
Gibus
Belle plume. wink.gif
J'ai aussi hâte de lire la suite ...
siouxsix
Salut JP.

Moi itou j'ai hâte de connaître la suite de ce réçit.

Citation
il n’y aucune autre activité militaire.


Well, well, you are in for a big surprise !
U 2518
La première partie aurait pu s’appeler : « attente, préparations » celle-ci serait alors « approche et identifications »

3h30 : moteurs Stop, relève des postes, observation au périscope d’attaque, rien, écoute hydro rien.
23h45 surface, diesels avant lente. 00h00 : batteries chargée 100%, Oxygène 100%, air comprimé 100%, route au 3.5.0 sur 4 Km.
00h45 : nous somme à 3 km de l’entrée du chenal, plongé 11m, je décide de ne pas mettre au poste de combat pour avoir du personnel en repos, paré à intervenir n’importe quand.
01h00 : passage du bras de mer, longueur, environ, 3 km, largeur 1 km 300, profondeur estimée 16 m
Observation au péri, sur chaque bande de terre un blockhaus. Après avoir navigué en zigzag, avant très lente, pour ne pas faire de remous, nous passons la zone de surveillance de la vedette- rapide, route plein nord sur 4 km.
Cliquez pour voir le fichier-joint
03h15 : écoute hydro, le chien de garde est dans notre 1.8.0. Observation péri, la nuit est sombre, aucun visuel.
J’aperçois, dans la lentille, la statue de la liberté. Les premières lumières des docks, apparaissent.
Cliquez pour voir le fichier-joint
Surface. Route 3.5.5, avant très lente. Nous passons « Liberty Isle »
Observation à l’Uzo, dans le 0.6.0 un liberty ship à quai.

Dans le 0.1.0 à 1500 m un cargo Ceramic se déplace à 2 nœuds et dans le 3.5.0, amarré, un magnifique Troop Transport de 24000T, celui là, je le veux !
La nuit est bien noire, derrière les docks, la ville est illuminée, nous voyons nettement les grattes ciel, voilà qui nous facilite la tâche.
Nous sommes dans l’un des plus grands ports du monde, en Amérique !

A cet instant, je pense à mon lointain cousin, dont la branche familiale a fait partie de la vague d’immigrés allemands à la fin du 19 ème siècle. Ils se sont établis, comme fermier, dans l’Ohio.
En 1930, ils nous ont invités à leur rendre visite. C’est à cette époque que j’ai connu mon cousin. Nous avons le même âge.
Au cours de nos conversations nous nous sommes découvert une passion commune pour la mer. Lui préparait l’entrée à l’Ecole Navale d’Annapolis et moi Flessburg-Mürwick. Nous avons entretenu une correspondance jusqu'au début de la guerre.
Où est-il aujourd’hui ?, sur quel type de bâtiments navigue-t-il ? Edouard il s’appelle !, Edouard Brackan.

03h50 « Commandant ! Identité cibles confirmée » nous sommes pratiquement à bonne portée. Je donne l’ordre au personnel de la passerelle de descendre, un dernier relevé, un dernier regard sur cette ville illuminée qui semble vouloir ignorer que, hélas, c’est la guerre !!!
Ou se sent-elle invulnérable ?
Plongée, immersion 11 mètres.
siouxsix
Ça promet.

Je suis très impressionné par le calme que tu démontres. Je n'ai jamais réussi à pénétrer dans ce foutu port. Je me suis toujours ramassé dans un filet.

Si je comprend bien tu es passé par dessus sans être une miette inquiété. Ah ben là, chapeau. capitaine-bateau.gif
ericlea
Ça se passe comme dans du beurre jusqu'à présent ! En plus de l'habileté manifeste de U 2518 à manier son cigare, cela peut être dû aussi à la qualité extrêmement lubrifiante de la peinture utilisée sur ce dernier.... ph34r.gif
U 2518
Et la dernière : « attaque et au revoir !»

04h00
Cible1- Céramic, tubes 2, réglages : distance 800m, profondeur 8m, mode impact, ouverture tube, « Los ! »
« Venir au 2.7.0, avant-demi »
Cible 2 : tubes 1 et 3, Transport, réglages distance 600m, profondeur 13m50, magnétique.
Cible 3 : tube 5, Liberty, réglages 700m, profondeur 6m, mode impact.
Ouverture tubes.
04h10 : route au 2.7.0, » machines stop » ; tubes avant « Los ! » tube arrière « Los ! »
« Venir au 1.8.0., avant lente. »
Impacts torpilles ! Observation péri :
- la cible 1 s’enfonce de l’avant
- la cible 2, encaisse deux impacts, mais bouge pas ?
- la cible 3 impact, prend feu.

Machine stop, silence dans le bord, écoute hydro : la vedette rapide est loin dans le 2.7.0, observation péri : elle, est, effectivement, très loin, vitesse rapide, direction opposée à la nôtre, projecteur allumé en direction de la ville.

Les cibles sont toujours dans le même état
Retour situation navigation normale, rechargement des tubes 1 et 5
« Avant lente, venir au nord. »
4h30 : tube avant et arrière prêt, les torpilleurs ont chargé en moins de 6 minutes.
En route au N, avant très lente, j’ajuste le 24000 t, ce C… , ne veut pas couler ? «Tube 1 pour une G7I, distance 750m, profondeur 10m, angle 0, mode impact, droit sur sa proue, « Lost », le chrono défile, explosion, il s’enfonce et bascule sur le tribord.

Le port est illuminé comme en plein jour, par les projecteurs des navires.
Sur tribord un grand nombre de navires neutres, pas de cargos, à vue, de plus de 4000T. Je décide de partir

05h : « Immersion 12 mètres, route au 1.8.0, avant lente, écoute hydro «
Il doit y avoir 1. à 2 mètres sous la quille, ce fond aléatoire est, en plus, jonché de débris. Parfois ça grince contre la coque et chacun suit de l’oreille et du regard le déplacement du crissement. Ma crainte, à part la mine ou les filets, prendre une saloperie dans nos hélices.

Après plusieurs zigzag et arrêts, nous sortons du chenal et retrouvons la pleine mer à 6h00, route au 1.4.0, pendant trente minutes
06h30 : écoute, observation péri, surface, oxygène, recharge batteries.
08hoo : plongé 12 mètres, relève de quart, moteurs stop. Chargement des deux dernières torpilles. Ecoute hydro, rien ne bouge.
J’autorise, le « cambusard », à servir une ration de « Tafia » à l’équipage.
10h30 : en route 2.7.0, avant très lente.
11h00 : un Transport troop, vitesse 7 nœuds distance 900m, angle 90° tube 5 une TII, profondeur 4m, mode impact, angle de tir 10°, légèrement devant la passerrelle, « Los » attente, explosion, envoyé par le fond,
12h30 : tire sur un Large- cargo, « Los » attente et M…..e, torpille disparue ??? Geissler l’officier torpilleur, engueule le BdU, la Marine et les ingénieurs » même pas capable de faire des torpilles qui fonctionnent, ces C.!»

13h00 : il nous reste une torpille, 81800 tonnes coulées, moins d’ ? de carburant, en route avant lente au 1.4.0, direction le U-461, ravitailleur dans le carreau CC61.
Kessler, le timonier, prend le quart, Wirten, le plus jeune de nos matelots, qui est à la barre de direction sifflote « Lili Marlène ». Encore une longue route qui nous attend.
Je vais me coucher, sauf mauvaise rencontre, j’espère dormir 3h.

Cliquez pour voir le fichier-joint
siouxsix
Salut JP.

Wow... Je n'ai pas cette patience de naviguer à vue dans ce port. Tu n'écris rien à propos du tube 6, dois-je conclure que tu as fait tout cela à bord d'un VII ?
U 2518
Citation (siouxsix @ lundi 14 avril 2014 à 12:51) *
Salut JP.

Wow... Je n'ai pas cette patience de naviguer à vue dans ce port. Tu n'écris rien à propos du tube 6, dois-je conclure que tu as fait tout cela à bord d'un VII ?


Bonjour Michel,
j'ai toujours mon vieux VII B que j'améliore, légérement, j'hésite à prendre un IX, je garde les points pour un, XXI . en espérant arriver jusque là.
cordialement
siouxsix
Citation
j'hésite à prendre un IX, je garde les points pour un, XXI


Salut JP.

Je suis convaincu que tu puisses te rendre jusqu'en avril 44 à bord d'un IX, mais pas convaincu du tout que tu puisses survivre à bord d'un VII à moins d'avoir pour stratégie de ne couler que les cibles isolées pas trop loin du port d'attache à partir de 43. Je m'explique car c'est mathématique A, une question de survie en eaux de plus en plus hostiles B, et de rayon d'action C.

A:
Le IX charge 22 torpilles. Huit de plus qu'un VII. Le coût d'acquisition d'un IXB est 6,500. C'est ce que j'ai payé en décembre 39. Je pense qu'il décroit à l'apparition du IXC. Imaginons que ces huit torpilles te permette de détruire quatre navires de 8,000 tonnes pendant 10 patrouilles. Cela produira 320,000 tonnes de plus que ton VII. À 100% de réalisme sans aucun dommages subit de retour au port chaque tonne produit 0,44 points de réputation. Je pense savoir que tu utilises environ 90% de réalisme. Donc 0,396 points par tonne

Faisons simple. 0,4 X 320,000 = 12,800 points. 12,800 - 6,500, représente un gain net de 6,300 points sur dix patrouilles. Selon l'équation 90% de réalisme et un ratio de 4 kt par torpille supplémentaire le IXB est payé en cinq patrouilles. Les quatre patrouilles suivantes paient entièrement le coût du fameux XXI... Hum, hum. Toutes les autres patrouilles c'est du bonus pour les améliorations et les torpilles acoustiques qui coûtent entre 600 et 1000 points.

B:
La survie en eaux très hostiles. La profondeur maxi encaissable par les deux navires fait toute la différence. Si ma mémoire est bonne un VII sans dommages atteint 220m avant que ça craque. Le IXB, du moins celui que je commande, atteint 260m. Ce 40m de différence peut te permettre de survire après 42. Tu risques de trouver le temps très, très, dur en 43 et 44 à l'approche d'un convoi à bord d'un VII.

Tu vas pouvoir atteindre les cibles. Vas-tu pouvoir fuir les lieux avec trois c-t à tes trousse pendant qu'un autre te ping à 220m et dirige la chasse qui te largue des centaines de charges explosives ? Oui, c'est possible. Ça prend des nerfs d'acier. Surtout il faut éviter tout dommages à la coque. Même à bord d'un IX c'est très pénible et difficile de fuir la chasse dans ces années là. Ils veulent notre peau et ils ont enfin les moyens de l'obtenir

C:
Le rayon d'action du IXB est d'environ 35% supérieur à celui du VII. Celui d'un IXC d'environ 40%. Voilà qui te permet de revenir au port d'attache avec le choix de torpilles que tu préfères et obtenir les nouvelles technologies qui t'intéressent. Cela n'est pas possible amarré à un navire de ravitaillement.

Le XXI coûte 20,000 points plus les améliorations, Alberich amélioré, si tu y crois, et le bold 3 pour un total de 21,950. Je n'ai aucun doute que tu puisses te retrouver à La Rochelle en avril 44 avec au moins 50,000 points en banque à bord d'un IXB ou IXC.

Cela est aussi possible à bord d'un VII si on évite les convois. Je pense que tu seras à bord d'un navire exceptionnel sans trop savoir ce que l'ennemi te réserve. Se serait bien dommage car l'aspect ludique de ce jeu est de connaître l'ennemi, l'engager, le détruire et revenir au port. Mais ça c'est seulement mon opinion subjective.

Habituellement je ne discute pas des goûts et des couleurs de chacun sur le forum, mais ici, les mathématiques ne peuvent mentir.

Cordialement.
U 2518
Salut cousin d’Amérique,
Oui, évidemment, sous cet angle le rapport qualité-prix n’est pas discutable.
L’argumentation mathématique en est la preuve. Il est certain que faire toute la guerre avec mon vieux VII c’est un sacré défi, mais aussi un risque (j’en suis bien conscient).
Je vais réfléchir à la question, même si, maintenant, j’ai déjà mon idée.
Historiquement, le type VII a fait toute la guerre, et même après la guerre un certain nombre ont repris du service sous d’autres pavillons, deux chez nous : le Mille et le Laubie.
J’espère pouvoir aller au bout de ma carrière actuelle, mais mon OS est entrain de me jouer des tours, de plus sous XP avec l’abandon de Microsoft, c’est pas simple.
Conséquence : je me renseigne pour Windows 7, car il me faut un système compatible avec SH3 et 4.
Je lis, sur le forum, les commentaires de ceux qui sont sur W 7, afin de savoir comment faire, qu’elles sont les problèmes, éventuellement, rencontrés et, s’il y a, les solutions possibles.
Bon, ceci dit bon W End
A+
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