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Version complète : Le Casa. 1500t
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Lazuli
Bonjour,

Une petite vidéo cru Casa et duCommandant l'Herminier. On y vois de belle image du 1500t et de moins belle de l'Herminier...
Mille excuses si la vidéo est déjà signalée.

http://www.ecpad.fr/casabianca-un-sous-marin-francais

arobase.gif +
Hautpoul
Merci pour ce lien. smile.gif

En revanche quelques petites rectifications par rapport à ce qui est dit dans le documentaire: le Casa possède un canon de 100 mm (et non de 80), des moteurs de 8 000 cv (2 x 4 000 cv) et la vitesse maximale en surface est de 20 noeuds.

Hautpoul
Lazuli
Point de Casabianca sur cette vidéo, mais quand même des 1500t (2ième partie de la vidéo)

https://youtu.be/BFz8A_kb-Xw

smile.gif
Hautpoul
bien.gif
Lazuli
Il y a 74 ans, un sous-marin...

Le 15 avril 1942 le capitaine de corvette l'Herminier prend ses fonctions sur le sous-marin de 1 500 tonnes le Casabianca à la suite du commandant Sacaze.

La chose se passe jusqu'en novembre de la même année. Sauf que le commandant l'Herminier ne cesse de faire des sorties d'entraînement dans la grande rade de Toulon. La force d'occupation, les allemands, on fait en sorte que les sous-marins ne puissent s'échapper de Toulon, en supprimant entre autre les torpilles de combat, périscopes, etc. Les sous-marins ne pouvaient donc pas être autonome en haute mer. Le combustible était lui aussi rationné.

Mais certain commandants comme l'Herminier, ont vus ou sentis les choses tourner vinaigre, et c'est petit à petit que quelques sous-marins furent réarmés au nez et à la barde des autorités. Truquant les jauges pour le carburant et quelques autres bricoles de ce genre. Pour eux, pas question de saborder leur bâtiment, combattre quoi qu'il arrive. Pour le Casabianca se serra l'évasion.

Le 27 novembre arrive, le CC l'Herminier écrit sur son rapport d'opération :

"A 5h du matin le 27 novembre un long coup de Klaxon (convention du bord) donné par le veilleur de passerelle, nous avertit de mettre immédiatement au poste de manœuvre."

Les allemands sont entrés dans l'arsenal de Toulon, les quais sont envahies les uns après les autres, le sabordage de la flotte de Toulon commence...

Rapidement le commandant ordonne "larguez !"

Les dispositions d'appareillage étant prises par anticipation, le sous-marin décollé rapidement du quai pour foncer sur la panne du Mourillon, la Vénus étant la première c'est elle qui l'ouvre à coup d'étrave. Avec le "Casa" et la Vénus, le Marsouin, l'Iris et le Glorieux prennent la poudre d'escampette.

Le Casa traverse la petit rade et pointe son nez devant le filet anti-sous-marins. Le remorqueur ne voulant rien entendre malgré le revolver du second (Bellet) c'est une bombe lâché par un avion allemand à 300 mètres qui fini de convaincre le patron d'ouvrir le filet.

Il y a de nombreux avions sur la rade, et trois d'entre eux piquent vers le Casa et lâchent des mines magnétiques à proximité du sous-marin. Le comandant met en avant toute et "serre de très près la jetée sud pour s'éloigner des points de chute. Puis, "Je plonge à toucher la jetée car d'autres avions s'approchent et lancent des chenilles éclairantes qui leur permet de voir tout bâtiment de surface".

Une fois en plongé, l'équipage entant de nombreuses explosions, l'une tellement proche que le compas se déclenche, un ventilateur stoppe et des fuites aux tuyautages internes de gas-oil sont constatées.

L'Herminier regagne la haute mer à l'estime. Le jour pointe son nez, le sous-marin reste à 40 mètres d'immersion et route vers le sud. Un coup de périscope est donné toute les heures.

Toulon dégage un important panache de fumée, la flotte s'est sabordée. Le comandant décidé "de croiser 24 heures devant Toulon pour tenter de torpiller tout bâtiment italien ou allemand se présentant devant Toulon."

Le sous-marin remonte en surface de nuit pour attendre l'ordre de combattre. Ordre qui ne viendra pas. Nous somme le 28, il est 2 heures, le commandant décidé de rallier l'Algérie.

Le Casabianca, sont équipage et son commandant, le capitaine de corvette Jean l'Herminier entre dans l'histoire de la résistance.

Avec l'Herminier, c'est sept missions en Méditerranée :

1ère mission :
Alger -> baie de Chionie, Corse.
Débarquement de cinq agents et de matériel.

2ème mission :
Alger -> cotes de Provence.
Débarquement de deux agents.

France-> baie d'Arone, Corse.
Débarquement de deux agents et matériel.

3ème mission :
Alger-> cotes de Provence.
Patrouille de guerre de trois jours.

France -> anse de Canelle, Corse.
Débarquement de deux agents

Corse -> cotes de Provence.
Patrouille de guerre de quatre jours.

4ème mission :
Alger -> golfe de Saint-Florent, Corse.
Débarquement de 13 tonnes de matériel.

5ème mission :
Alger -> golfe de Porto, Corse.
Débarquement d'un commando.

Golfe de Porto -> Cruza, Corse.
Débarquement de 20 tonnes de matériel.

6ème mission :
Alger -> plage de Capo, Corse.
Embarquement pour Alger du second de la résistance Corse, Luc Giovoni.

7ème mission :
Alger -> Ajaccio, Corse.
Débarquement du bataillon de choc. 110 hommes.

Le Casa continuera la guerre sous le commandement de Bellet pour six missions supplémentaires.

Il y a 74 ans, un sous-marin...
<S639>AMAZONE
in memoria fortis,

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- "Et vive la Corse libre !"

... hum ... en 1943, seulement.
biggrin.gif
Séné
Que voilà un joli rappel historique.
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